dem. Botanique élémentaire
Jotal Per 2899 6627
Ce tableau, rédigé par mon père, se résume de la manière suivante :
Lecons. Elèves
3 cours de botanique donnés à Paris ........ ST 10220 10 cours id. 1d. à Montpellier.... 450 4600 16 cours ide 1 M A DONNER 1330 1195 11 couretde zoologie TP NUANST eSEAIER 1082002682 40 Total aoee 2899 6627
Les élèves des cours de zoologie étaient, en presque totalité, les mêmes qui avaient suivi ou qui devaient suivre le cours de botanique ; ainsi à Genève le nombre des élèves a été réellement de onze à douze cents. L’influence de cet enseignement a été considérable en ce qui concerne la diffusion des connaissances et le développement intellectuel d’un grand nombre de jeunes gens répartis dans diverses professions libérales ; mais, comme je l'ai dit (page 239), il a créé beaucoup moins de botanistes que les ouvrages du même professeur. Les quatre mille six cents élèves qui applaudissaient de toute leur force à l’enseignement si brillant de Montpellier, ont fourni un seul botaniste (Dunal) qui ait continué à écrire sur la botanique après sa thése, ou deux, si l’on compte M. Moquin-Tandon, lequel s’est plutôt formé par les ouvrages de mon père et par l'influence de Dunal. Les onze à douze cents élèves de (Genève ont donné six ou sept botanistes ayant continué à travailler. Évidemment les ouvrages en ont fait naître dix fois plus, sans parler de leur influence sur la marche générale de la science. (Alph. de C.)
Fonetions publiques.
Porté sur la liste des Notables du département du Léman.
Député du département du Léman pour la fête du 1°" vendémiaire an IX (23 septembre 1800), près le premier consul.
(5 septembre). Professeur honoraire de zoologie à l’Académie de Genève. (Titre sans fonctions actives.)
Suppléant de M. Cuvier pour le cours d'histoire naturelle au Collége de France.
Examinateur de botanique à l’École vétérinaire d’Alfort (pendant deux ans).
Chargé par le ministre de l'intérieur de faire des voyages dans les départements pour en étudier la botanique et l’agriculture (six ans). (15 janvier). Professeur de botanique à l'École de médecine de Montpellier et directeur du Jardin (jusqu'en 1816). Professeur honoraire en 1836.
(7 juillet). Professeur honoraire à la Faculté des sciences de l’Académie de Genève. (Titre sans fonctions.)
Professeur de botanique à la Faculté des sciences de Montpellier (jusqu'en 1816).
Membre du Conseil de l'Académie de Montpellier.
(27 mai). Recteur de l’Acad. de Montpellier (pendant les cent-jours). (2 septembre). Doyen de la Faculté des sciences de Montpellier (jusqu’en 1816).
Professeur d'histoire naturelle à l’Académie de Me (jusqu’en 1835). À ce titre, membre du Sénat et de la Compagnie académique, jusqu'en février 4834, époque à laquelle ces corps ont cessé d'exister. Professeur honoraire en 1835. |
Membre du Conseil Représentatif et Souverain de la république de Genève. Réélu en 1829 et 1839.
Directeur du Jardin botanique de Genève.
Membre de l'Administration du Musée académique de Genêve. Membre de la Direction de la bibliothèque publique (jusqu'en 1838). Doyen de la Faculté des sciences de l’Académie de (Genève. Recteur de l’Académie (pour deux ans).
Vice-recteur (pour deux ans), et à ce titre membre du Conseil d'instruction publique en février 1834. Réélu, en juin 1834, pour trois ans.
EPA PIÈCES JUSTIFICATIVES
Présidence de Sociétés.
1819. Président de la Société de lecture de Genève.
1820, 1822, 1824. Président de la Classe d'agriculture de la Société des Arts de (Genève.
1825-1841. Président de la Société des Arts.
1832. Président de la Société suisse des Sciences naturelles.
Académies et Sociétés savantes.
D'après une liste que mon père avait dressée à la fin de sa vie et dont il parle ci-dessus, p. 368, il croyait être affilié à quatre-vingt-treize Sociétés scientifiques ou Académies, mais son énumération n'était pas complète. J'ai fait relier en un volume in-folio toutes les lettres officielles de nomination à des fonctions publiques et tous les diplômes qu'il avait reçus, et j'ai constaté qu'il appartenait à cent quatorze Académies ou Sociétés scienüfiques. Le volume dont je parle est assez curieux, soit à cause de la signature de savants illustres, soit pour les intitulés et la gravure même des diplômes qui caractérisent certaines époques ou certains pays.
Parmi tous les titres décernés par les Académies, il en est un auquel on attache une importance majeure, à cause de sa rareté et du corps illustre qui le confère, c'est le titre d'ASSOCIÉ ÉTRANGER de l’Académie des sciences de Paris. Le nombre des titulaires en est limité à huit, pour l’ensemble de toutes les sciences physiques, mathématiques et naturelles, et de tous les savants qui ne sont pas Français. C'est pour eux en quelque sorte un bâton de maréchal. Dans la même Académie, le nombre des correspondants est de huit à douze à peu prés par science, et ce titre est conféré à des Français résidant hors de Paris comme à des étrangers, Il y a dans ce moment environ quarante correspondants français et soixante étrangers ; mais la proportion varie, parce qu'on remplace quelquelois un étranger par un Français ou vice versä. Ces chiffres font comprendre combien il est nécessaire qu'un savant soit illustre pour qu'il soit nommé associé étranger,ou qu'il soit seulement porté sur la liste de présentation lorsqu'il y à une vacance. Sans doute il se trouve en dehors des correspondants beaucoup d'hommes qui mériteraient aussi bien que les titulaires d’être nommés, et en dehors des huit associés quelques corres-
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pondants qui mériteraient de passer au rang supérieur ; mais 1l est certain que l’Académie s’est efforcée, en général, de faire de bons choix, et surtout qu'elle n’a pas écarté systématiquement et habituellement les hommes ou distingués ou illustres de tel ou tel pays. Pénétré de l'idée de la justice moyenne et habituelle de l’Académie, qui doit même être plus grande à l'égard d'étrangers que pour des concurrents nationaux, j'ai eu la curiosité de dresser la liste complète des associés étrangers, depuis leur fixation au nombre rigoureux de huit, en 1725, jusqu'à nos jours !. C’est la plus admirable série de noms qu’on puisse imaginer : elle commence par Leibnitz, Newton, Bernoulli, ete., et se termine par nos plus illustres contemporains, tels que Herschell, Mitscherlich, Owen, ete. Il y a en tout quatre-vingt-nn noms pour le laps de cent trente-sept ans (1725 à 1861). La répartition selon les sciences et les pays suggère bien des réflexions. J'en indiquerai quelques-unes brièvement, mais peut-être y reviendrai-je ailleurs, sous une autre forme, lorsque j'aurai achevé de contrôler le document français par un examen analogue des listes (moins restreintes) de la Société royale de Londres et des principales Académies allemandes. Je me suis déjà assuré que tous les grands corps scientifiques apprécient assez semblablement les illustrations des pays qui leur sont étrangers. Ainsi, à une même époque, les proportions de savants allemands ou italiens nommés par l’Académie de Paris et par la Société royale de Londres sont à peu près les mêmes. De l'étude comparée de ces listes on pourra donc obtenir une appréciation équitable de la marche des sciences dans les divers pays et dans le monde entier, indépendamment de toute opinion individuelle et même des préjugés collectifs nationaux, si l'on veut supposer qu'ils influent dans cette affaire. Sur la liste des quatre-vingt-un associés étrangers de FAcadémie de Paris, je me borne à remarquer les faits suivants :
Huit ou dix de ces savants illustres ont écrit sur la botanique, mais pour plusieurs c'était un accessoire. Trois seulement sont parvenus uniquement par la botanique : Linné, de Candolle, Robert Brown, et même . Linné n’était pas exclusivement botaniste.
La proportion par pays est loin d’être en rapport avec les chiffres de population. On en jugera par le tableau suivant dans lequel je donne le nombre des associés étrangers depuis 1725, et la population approximative des pays, il y a une vingtaine d'années, ne trouvant pas des rensei-
1 Le secrétariat de l’Institut a bien voulu me communiquer les noms de l’époque ancienne.
gnements satisfaisants sur ce qu'elle était en 1793, époque intermédiaire entre 1725 et 1861.
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