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AU DRESE D ANSE NES

To SRE 81

Trois petits pays, la Suisse, la Hollande et la Suëde ont fourni une proportion extraordinaire de ces savants illustres. [ls n’ont entre eux aucune analogie, si ce n’est la religion. L'effet du mouvement d’émancipation intellectuelle du seizième siéele est plus évident encore si l’on examine les détails, car les dix associés étrangers de la Suisse sont de Bâle, 4 ; de Genève, 4; de Berne, 1, et du canton de Vaud à l’époque bernoise, { ; mais aucun n'était né dans les cantons catholiques. Le seul associé étranger attribué à la Russie, parce qu'il y était né, est le fils du géomètre bâlois Euler, qui était parvenu au même rang que son père et qu'on aurait pu compter aussi bien comme Suisse. En Allemagne, la plupart des associés étrangers sont des États protestants. Enfin dans les Iles Britanniques, la proportion fournie par l'Irlande est presque nulle relativement à l'Angleterre et surtout à l'Écosse.

Les grands pays civilisés qui constituent les agglomérations anglaises, allemandes et italiennes occupent un rang moyen sur la liste. En consultant les tableaux de la Société royale de Londres et de quelques Académies allemandes dans lesquels figurent les savants français, l’ordre des grands pays se trouve celui-ci: France, [les Britanniques, Allemagne, Italie, mais aucun n'atteint les proportions des trois petits pays mentionnés ci-dessus.

Les proportions varient pour quelques pays lorsqu'on envisage la première ou la seconde moitié de la période. Ainsi l'Allemagne a beaucoup

grandi dans le siècle actuel. Son infériorité dans le tableau, relativement à l’Angleterre, tient au commencement du dix-huitième siècle et disparait à notre époque. Les États-Unis ont donné Franklin et Rumford, nés avant l’émancipation. Depuis qu'ils sont indépendants, que leur démocratie est absolue, que leur population a sextuplé, que leurs établissements d'instruction se sont multipliés, ils n’ont plus fourni d’associés étrangers. La Suisse parait prendre la même voie. Longtemps la première, eu égard à sa faible population, elle cesse de figurer sur la liste depuis 1841. Toutefois, lors de la dernière élection, deux de ses ressortissants (MM. Agassiz et de la Rive), formés sous d’anciennes influences, ont eu l’honneur d'être portés sur une liste de présentation de dix noms, et, en général, par la manière dont se font les indications et à cause de la rareté des élections, tous les savants présentés méritent d'être élus. Les autres noms étaient ceux de six Allemands et de deux Anglaus.

Il résulte de ces chiffres que pour le développement des hommes qui étendent le domaine de l'esprit humain et qui sortent d’une manière incontestable de la moyenne des savants, il faut la réunion de deux conditions : 1° une émancipation préliminaire des esprits par une influence libérale, soit religieuse (réforme du seizième siècle), soit philosophique (France et Italie au dix-huitième siècle, Allemagne au dix-neuvième) ; 2° un état social qui ne soit ni l’absolutisme d’un seul maitre, ni la pression et l’agitation d’une multitude. Les grands travaux intellectuels ne s’exécutent ni sous les verroux ni dans la rue. En d’autres termes et pour abandonner le style figuré : le despotisme n'aime pas les questions abstraites, ni l’indépendance d'esprit des savants ; la démocratie tient moins à avancer es sciences qu’à les répandre. Celle-ci d’ailleurs, en faisant du même homme un militaire et un civil, un orateur et un professeur, un magistrat et un homme d’affaires, d'une manière générale, en obligeant ou sollicitant tout le monde à s'occuper de tout, arrête le développement des hommes spéciaux. Îl est donc naturel que les grandes illustrations scientifiques se trouvent principalement dans les époques de transition entre les régimes absolutistes et démocratiques. (Alph. de C.)

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Voyages.

L'auteur des Mémoires n'est pas sorti de l'Europe centrale et méridionale, mais entre le Rain et les Pyrénées, entre Rome, Vienne et

Londres, il a plus voyagé, plus exploré sous le point de vue botanique et agricole, que bien des voyageurs qui ont fait le tour du monde. Les travaux de la Flore française et la mission qu'il avait reçue du gouvernement pour compléter cet ouvrage, lui ont fait concentrer son activité sur l'ancien empire français ; mais des cent vingt et un départements dont il était alors composé, il n'en est pas, excepté ceux qui composaient la Corse, qu'il n'ait visités et parcourus de place en place, en herborisant, observant et questionnant. On n'aurait plus l’idée aujourd’hui de voyages de cette nature; on a même de la peine à se les représenter. Non-seulement les chemins de fer n'existaient pas, mais c'est tout au plus S'il y avait des routes dans certains départements, et sur les chemins de traverse on trouvait rarement des services de diligences. Le jeune et ardent botaniste savait s’en passer. Il faisait d'immenses journées à cheval ou plus ordinairement à pied, seul ou accompagné d'un botaniste du pays, chargé d’une grande boîte de fer-blane et quelquefois d’un bagage de papier pour dessécher les plantes qu'il récoltait. Ces excursions, que les botanistes font avec plaisir dans une forêt comme celle de Fontainebleau où sur de belles montagnes, il les a faites avec le même entrain, la même persévérance dans les plaines de la Campine, sur les montagnes arides de la France centrale, dans les forêts immenses des Ardennes, ou le long des côtes, sous le soleil brûlant du Languedoc. Elevé à une époque où la révolution avait plus ou moins ruiné tout le monde, il s'était habitué à vivre simplement, comme un militaire, et ses herborisations étaient des campagnes. Je trouve souvent dans ses lettres et ses journaux de voyages des récits qui le prouvent. En voici quelques fragments.

Narbonne, 15 juin 1807 (journal). — « Avant trois heures du matin, nous nous sommes mis en route avec M. Pech, le fils, tous trois montés sur des chevaux, pour aller faire l’herborisation de Sainte-Lucie, ou plutôt pour nous transporter à Sainte-Lucie, où nous sommes arrivés à six heures. La route suit presque tout le long le canal. On traverse une plaine assez remarquable en ce qu’elle est toute plus ou moins salée. Lorsqu'elle l’est beaucoup, le sel s’affleurit à la surface et alors on ne la cultive point, même pour en tirer de la soude. Si elle l’est moins, on la cultive soit en soude, soit en blé; la soude ne vient que dans les lieux assez peu salés pour que le blé y vienne. D’ordinaire, on sème ensemble la soude et le blé, et selon l’année l’un des deux réussit, étoufte l’autre, etc... Nous sommes descendus à la maison de campagne de M. Delmas, qui est neuve,

1 M. Perrot était le troisième.

et qui a le mérite d’avoir, au pied d’un roc entouré d'eau de mer, une fontaine fraiche qui ne tarit point. Après un déjeuner rapide, nous avons commencé à herboriser en suivant la côte ouest de l’île (jointe à la terre ferme). » Suivent les détails d'une riche récolte de plantes maritimes. QA quatre heures, nous sommes arrivés chez M. Delmas, où nous avons diné de grand appétit, après avoir fait une course de dix heures par la vive chaleur, et nous sommes revenus à Narbonne, assez fatigués de notre journée, qui a été de dix-sept heures bien remplies »

Le 27 août.— « Après une longue journée dans la montagne, près de la célèbre localité de Ronce vaux, le guide nous a déclaré, à neuf heures et demie, qu'il s'était complétement égaré, et nous ne voyions point de terme à la course, point de cabane de pasteurs où nous puissions nous retirer. Dans cet embarras, nous primes notre parti, et en vrais chevaliers errants nous couchâmes à la belle étoile. Nous coupâmes de la fougère pour faire un lit sous un massif d'arbres; nous étendimes dessus la couverture d’un cheval, et ayant nos livres pour oreillers, nous dormimes d'un plein somme. »

30 juin 1808. (Lettre à sa femme.) — « Je ne puis m'arracher de cette ville (Nice), où je trouve un nombre de plantes incroyable, et un jeune botaniste (Risso) tout entier occupé à me conduire aux lieux où elles eroissent et à me donner les renseignements qui peuvent m'intéresser. Je compte cependant demain me mettre en route pour Gênes, avec des muletiers de San Remo qui sont connus et auxquels on m'assure que je puis avoir confiance... Depuis ma dernière lettre, j'ai fait de grandes courses dans les environs ; d’abord j'ai passé une journée à visiter les bords du Var, torrent tantôt furieux, tantôt presque à sec et dont les bords m'ont souvent rappelé ce qu'on lit des forêts d'Amérique : on y voit de grands arbres couverts de clématites et de vignes sauvages tellement vigoureuses qu'elles s’élévent au sommet, entourent les branches, retombent à terre et forment un fourré réellement impénétrable. Je me suis promené plus de deux heures au milieu de cette espèce de bois où l'on a pratiqué un sentier, et dans un pays chaud comme celui-ci tu peux juger du mérite d'un pareil ombrage.

« Mardi, je me suis mis en route pour l'excursion la plus forte que j'aie encore faite. Nous sommes partis à l'aube, MM. Risso, Sieule ! et

1 Un jardinier du Jardin botanique de Montpellier. (Alph. de C.)

moi, à cheval, pour nous rendre à la forêt de Meyris, éloignée de quinze lieues d'ici; en bien marchant, nous y sommes arrivés en onze heures de route pénible, en suivant les sinuosités des montagnes. Nous avons été nous héberger dans la cabane d’un bücheron, et à peine arrivés nous avons passé le reste de la journée à herboriser dans la forêt. Rentrés le soir, après seize heures de route, nous avons pensé à dormir ; mes compagnons se sont installés daas un vaste dortoir, rempli de paille en apparence propre et qui sert de lit habituel aux bücherons, mais ils n’ont pu fermer l’œil de toute la nuit. Pour moi, qui suis plus habitué à ces sortes de gites, je m'étais établi mollement sur une planche placée dans la cabane, le plus loin possible du dortoir : là j'ai dormi toute la nuit avec plus de délice que dans le meilleur lit. Mon père verra par là que je mets à profit les leçons qu'il me donnait jadis à Bellevue, où Je faisais ma méridienne sur le plancher. Mes compagnons enviaient mon bonheur, et le matin, en entendant le récit de leurs infortunes, je me retournais voluptueusement sur ma planche, en pensant à la bonne nuit que j'y avais passée. Le lendemain, nous partimes de bonne heure pour atteindre le sommet de la montagne, qui est à plus de sept cents toises de hauteur. Là nous avons trouvé des traces d’un camp ; il s’y est livré un combat terrible entre les Français et les Piémontais ; on assure qu'il y a péri plus de 10,000 hommes. Nous marchions sur des os humains, et nous fûmes douloureusement ramenés aux horreurs de la société là où nous ne comptions penser qu'aux plantes et aux montagnes. Tout ce pays a été longtemps le repaire des plus terribles barbets; plusieurs des paysans que nous rencontrions avaient été célèbres dans cette guerre de brigands ; aujourd’hui tout cela est si soumis, si tranquille, qu'on a peine à croire qu'ils aient été agités. Après avoir atteint le sommet, nous avons retraversé toute la forêt, et nous sommes venus à pied au village de Luceran, rejoindre nos chevaux, que nous y avions envoyés. Après dix heures de marche dans la montagne, nous nous sommes remis à cheval pour six heures, et à l'entrée de la nuit nous sommes arrivés à Nice. Personne ne voulait croire qu’en deux jours nous eussions fait ce trajet, qui est de plus de quarante lieues. Jamais je n'ai été aussi peu fatigué d'aucune course. Le lendemain j'aurais été prêt à recommencer si le soin de mes collections ne m'avait retenu au logis. J’expédie aujourd’hui à Montpellier une caisse de plantes sèches et une de plantes vivantes, fruits de mes ex- CUrSIOns. » |

Tel était l'homme que le vieux Gouan avait estimé au premuer coup d'œil avoir peur de trouver du gravier sous ses pieds (ci-dessus, page 211).

Il est vrai que, dans l’intérieur d’une ville, son zêle le portait à travailler douze heures de suite dans un herbier, non pas pour absorber à son profit les observations des botanistes du pays, mais au contraire pour livrer à la publicité ces observations, utiles à la science, en citant scrupuleusement ceux à qui on les devait. Il visitait aussi les hôpitaux, s’informait des sociétés de secours mutuels et parfois signalait aux ministres ou aux préfets des négligences incroyables ou des abus dans les établissements de charité. Se trouvait-il, un jour de pluie, dans un endroit qui n'offrit aucune ressource d'instruction, pas même un cultivateur intelligent à questionner, il s’enfermait dans quelque mauvaise chambre d'auberge et rédigeait ses journaux, ses rapports au ministre, ou bien il écrivait de longues et intéressantes lettres à sa famille. Le voyage de 1808, en Italie, fut cependant à peu près le dernier dans lequel il déploya l'ardeur d'investigation que Je viens de décrire. Déjà en 1810, lors de ses voyages dans le Dauphiné et en Alsace, je trouve dans ses lettres et ses journaux des expressions qui témoignent de temps en temps de la fatigue, de l'ennui. On le comprend : ce n'étaient plus les herborisations fructueuses des Pyrénées ou des Alpes maritimes ; il ne voyait guëre que des plantes communes ou très-connues ; sa santé était déjà un peu moins robuste, mais surtout il avait agrandi le cercle de ses idées sur la botanique, grâce au travail et à cette plénitude de force intellectuelle dont on jouit à trente-deux ans. Les plantes de France ne lui suflisaient plus. Il s’occupait du règne végétal tout entier, et pensait à la Théorie élémentaire et au Systema. Depuis ce moment, les voyages devinrent un accessoire dans ses travaux, et plus tard une simple nécessité pour veiller à ses affaires, ou, comme il le répête souvent dans les pages qui précèdent, une distraction agréable, (Alph. de C.)

Bibliothèque et herbier,

Mon père s'était proposé de donner dans ses mémoires des détails assez Circonstanciés sur son herbier, sa bibliothèque, ses collections de graines, produits végétaux, etc., choses qui l'ont occupé pendant toute sa vie et auxquelles il attachait, avec raison, un trés-haut prix. Il avait commencé un article, dont la place dans le manuscrit n’était pas bien arrétée. Je n'ai pas jugé à propos de le compléter. Il y aurait trop à dire ;

ce serait un petit ouvrage de bibliographie et de statistique, d'autant plus que depuis 1841, époque de la mort de mon père, je n’ai pas cessé d’ajouter aux livres et à l’herbier, afin de les tenir au niveau des huit ou dix grands établissements de ce genre qui existent en Europe.

La bibliothèque est une des plus riches qu'un botaniste puisse consulter. Tous les grands ouvrages s’y trouvent, et en outre une quantité extraordinaire de brochures et opuseules donnés par les auteurs, ou achetés avec suite par mon père et par moi pendant une soixantaine d’années. Lorsque M. le D' Pritzel préparait son Thesaurus literaturæ botaniceæ, publié en 1851, il passa trois mois à Genève, travaillant tous les jours dans ma bibliothèque, et me dit y avoir trouvé des centaines d'ouvrages ou brochures qu'il n'avait rencontrés ni à Berlin, ni à Munich, ni dans aucune des autres villes d'Allemagne qui renferment de riches bibliothèques. Nos volumes ne sont pas reliés avec luxe, et les éditions ne sont pas toujours les plus belles, mais en revanche, bien des livres contiennent des notes manuscrites qui ajoutent à leur valeur, et quelquesuns sont rares.

L’herbier a, comme toutes les grandes collections, des parties plus riches ou mieux arrangées que d’autres. En somme, il se recommande surtout par l'abondance des échantillons types. La série qui a été employée pour la rédaction du Prodromus est arrangée strictement d'après l'ouvrage. On la conserve à part, sans y rien ajouter, afin de lui garder toute sa valeur spéciale comme document. Les plantes arrivées depuis et les familles non décrites dans le Prodromus forment un second herbier. Mon pére avait calculé en 1818 que le nombre des échantillons (chacun de un ou de plusieurs fragments de même date et localité) s’élevait à environ 47,200. Depuis cette année, il eut soin d'inscrire chaque collection venue ou achetée, en indiquant son origine et le nombre de ses échantillons, ce qui a été continué exactement. Nous pouvons constater ainsi, d’une manière précise, l'accroissement de nos richesses. En 1841, mon pêre avait accumulé 161,750 échantillons. Aujourd'hui, à la fin de 1861, le chiffre dépasse 242,000. Si l’on suppose deux échantillons, en moyenne, par espèce, cela représente plus de cent mille espèces. À l’époque de Linné, on en connaissait 7 à 8,000.

L'herbier de mon excellent ami, M. Edmond Boissier, est aussi riche et tout aussi accessible aux botanistes qui veulent travailler, de sorte que la ville de Genève offre, sous le rapport de l'abondance des livres et des matériaux, les mêmes ressources que les plus grandes capitales.

(Alph.. de G.)

Correspondance :.

AUGUSTIN-PYRAMUS DE CANDOLLE (AGÉ DE SEIZE ANS ET DEMI) À SON AMI J. PICOT-TREMBLEY, À GÉNÈVE °.

Champagne, 16 novembre 1794.

… En attendant que je puisse assister aux leçons de M. Prevost, j'ai commencé depuis ton départ l’essai sur l'entendement humain, qui m'intéresse infiniment. Avant de l’entreprendre, j'espérais bien y trouver du plaisir (car j'ose me servir de ce mot), mais il a encore surpassé mon attente : aussi je n'ai touché que ce livre-là, excepté qu'à temps perdu j’apprends toujours, comme dans les derniers moments de ton séjour, quelques morceaux de Racine et de Deshoulières. Tu récitais, dis-tu, pendant ta route, tes morceaux tragiques ou comiques ; j'en fais tout autant ici, et depuis que je suis réduit à courir seul les grands chemins, chaque fois que je vais à Grandson ou ailleurs, cé qui tu sais m'arrive assez souvent, je répète en moi-même tous mes morceaux ; quelquefois aussi je les récite à haute voix dans la campagne, et peu s’en faut que les paysans n’accourent, croyant que je suis fou, comme cela arriva à Racine lorsqu'il déclamait ses tragédies dans la chaleur de la composition.

! Mon père avait une correspondance très-étendue, mais ni lui ni la plupart de ses amis n’envisageaient une lettre comme une affaire littéraire ou d’agrément. Ce n’est pas là non plus qu'il jetait aucune idée scientifique nouvelle. Il écrivait pour obtenir des plantes, des livres, pour affaires administratives ou autres, pour communiquer avec les personnes de sa famille, etc. Les hommes qui s’occupent de sciences n’ont point, sous ce rapport, les habitudes des littérateurs, et il vaut mieux, en général, ne pas publier leurs lettres. Aussi, d’une immense quantité de lettres écrites ou reçues par mon père, je me contente d’en extraire quelques-unes qui se rapportent à lui, qui complètent ses Mémoires et qui tirent souvent leur mérite des circonstances ou des noms de l'écrivain. Celles de Cuvier sont remarquables; j'aurais voulu les publier toutes.

° (Alph. de C.)

? Qui venait de le quitter, après avoir passé une partie de ses vacances à

Champagne. (Alph. de C.)

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