partie du moins de son illustre histoire
M'ëtait-il permis de dérober à la postérité
les traits d'un héros dont elle ne cessera de
's'bccupek'? En btitte à tons lès outrageis de
^Ms ingrats èontêmpcnràins, il. est de mon
lÀ^èik* dé leur Opposer la vérité. J'ai fait
itiùB mes effoits pùat né pas nié laisser se-
dnii-e pài* le )[>rofi>nd attâ^hemeùt dont je
Irestérai pénéti^ jusqu'à la fin dé ma vie
pàxir uja hoinmé qui a été mon général;,
ibon souverain et mbh bi^faiteur. Ce ne
sbïït pe^' ^pébdsmt: se» actions publiques >
él stirtbut lès ^rtes ^î ont tUttirtré sa Vie
<3ftté je pîrétfends déérirfe : îl l&i ipésié éncitâ*e
des âcais parmi leis géhérânix qui ont pèr-
teigé siés ^ràvauil è^ sà^^^ôire"; cette noble
tâché lèti^ appartient. Je peindrai l'hoikime
privé : p^ éé personnes rbhjt; connu au--
tftnl qUe tuoi^ Bt les liistoriëns q«ii:cii$fr* clièront des tnBtëriabx peavent. s'eià .:r^^ pwter^ mon rëèitj je ne eilsraî :qtte Ici) &il» qui sevsdntipassës sous xuœ ^sc^^.: el si je tie impose point y mon câractèjle mrà ^tar eux niiie garantie; saffîéai»te. . >,
J'di cdpbndant besoin de intencouf^, à-ivb dulgence : j'ëcris loin de ma pa^ie(x)^ dam ùïie profond»' i^iittide ^ sonrént d^coia^gë par le màlhenf ^ n'ayant sônsJa main aociui dies maxérmap dont j'ai bbsoini pour retnaulT yër lëfit faite, les dates et les; nèms^ Mais iëè tiu^r^$âion[S soiltreitëes vives dans mé m^^iire et dans ifion c@çnr;v n ..,>
- Beàtûiodpde piersbnnes^ en imyalnt mon nom à la tête de ces souvenirs j âkttmf dront peut-être à trouver beaucoupr da*-
(i) Ces mémoires ont été écrits, en grande partie, en Bayière, pendant l'exil de M. Layallette, dans ses diverses retraites, sar les bords du lac de Starenberg, à Ëichstadt, à Âugsbourg. On s'apercevra toutefois, en lisant la fin, qu'ils ont été revus et terminés à Paris, ou plutôt à la campagne près de Sèvres. ( Noie de F éditeur»)
4 AVBmTISSEMEKT.
nëcdotes et de scandale ; elles seront trom* pëes. J'ai rempli pendant treize années des fonctions délicates et qui m'ont découvert de tristœ secrets du cceur humain > mais je ne flétrirai point ma mémoire en les livrant au grand jour. Ce . n'est point avec dés immondices qu'on élève des naonumens dm*ables.
IVIa résolution et ma volonté sont que cet écrit ne paraisse pas pendant ma yio.
Je n'ai pas l'intention d'échapper à la criti^e ; mais une pudeur, que les gens de bien seuls pourront sentir, m'impose la loi de ne plus occuper le public de moi. J'ai payé chèrement ma triste célébrité et j*ai besoin de repos plus encore que de consolation.
DO