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leur était offert à travers les pieux qui le soulenaiept; mais déjà à moitié brûlées, elles tendaient en vain leurs bras couverts de piaies épouvantables à travers les barreaux , et ne forent secourues que lorsqi^'il n'était plus temps. Cetles qu,i furent sauvées^ périrent dans d'affreuses douleurs peu de temps après. La princesse de la Leyen > femme aussi remarquable par sa beauté que recommandable par ses vertus, se sauva^ ses vétemens et son corps à demi brûlé ^ diez une pauvre portière d'un hôtel voisin ; elle ne pouvait plu& parler. Cette vieille femme la couvrit d^ ses vétemens, et un officier suédois, qui l'avait sauvée sans la connaître, ne put recueillir que le mot Paasy , où il supposait qu'elle demeiar rai t. Il la plaça dans un fiacre, et la conduisit au village , en la présentant de porte en porte ; enfin ses gens la reconnurent à ses cris. L'infortunée périt, à la fleur de son âge^ quatre jours plus tard, un moment après avoir donné en pleurant la bénédiction à sa fille, qui fiit mariée au pied de son lit.
Le sort de la princesse de Schwarzenber^ , belle -sœur de l'ambassadeur, fiit aussi triste. Elle était au bal avec ses enfan&, admirable par sa beauté, éblouissante de diamans et de la
DU COWTR ILAVAUBÎTE. 5 1
plas édatante pdrare. Elle se sauva dans le jardin; mais ne voyadit pas && fille alliée auprès d'eUe, et ne ponvant la traciv«r4 la eoum^ geuse mère s'élança dans le sakm t le plancher se déroba soas ses pieds , elle fot engloutie danâ cette fbcimaise; et qaand quelques heures après €Hi fut maître de l'incendîej <m tm trouva plus d'elle qa'une figure in&yraie, brûlée jasqu'airt: os, noire, r&tîe et diminuée de moitié. Les.ba-^ gtie& qu'elle portait aux doigts la firent steutes reconnaître. Ites occupatfkms m'avaient retenu ' chez, mei ; la lueur de l'incendie et le brnit {mbfic me firent courir sur te théâtfe de eette tragédie. Il n'était plua possible^ d^eiif ap*' proeher ? le peuple eficombrait toutes les avé^ nues. Scoi impitoyablei mémoire lui avait rap« pelé les massacres de Ëi pfoee Louis XV^ au ma^ piage de ^infortunée Marie-Antoinette: les plus^ tristes rapprochemims 9 kes ptusi sinistres prédictions accoinfiagnaient be nom de Marie-Louise , et je m'écartai, le cœur n^vré^, en rougisisaM de honte pour* cette foute qui montrait si peu de sensibilité pouir les victimes, el qui, à la malignité cruelle^de ses observations^ §3msàt trop sentir qu'elle n'éprouvait aucun mouve-* ment de pitié pcnir dè& infortunés dont les plai->