CHEZ L. LAURENT, LIE R A I R E É D IT E U R
https://archive.org/details/b22390145
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De 'lA)ÉoDiMeiEfe ,
Membre de l’institut; trofesseur d'anatomie, de physiologie
COMPARÉES et DE ZOOLOGIE A LA FACULTE DES SCIENCES DE PARIS, A l’athénée de la meme ville; MÉDECIN EN jCHEP DE LA 6'"^ LÉGION DE LA GARDE NATIONALE, MEMBRE DU CERCLE MÉDICAL, DES SOCIÉTÉS PHILOMATIQUE DE PARIS, d'hISTOIRE NATURELLE WERNÉRIENNE d’ÉDIMDOURG, DE DUBLIN, VÉTÉRINAIRE DE COPE- NHAGUE, PHILOSOPHIQUE DE PHILADELPHIE, DES SCIENCES PHYSIQUES ET MÉDICALES DU RHIN - INFERIEUR , d'hISTOIRE NATURELLE ET DE MÉDECINE DE' DRESDE; DES ACADEMIES IMPÉRIALE DES CURIEUX DE LA NATURE, IMPÉRIALE d’hISTOIRE NATURELLE DE MOSCOW ET DES SCIENCES NATURELLES DE PHILADELPHIE.
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PRÉFACE
Les tableaux synoptiques que nous publions sont le résultat de recherches faites dans l’intention de nous livrer à l’enseignement particulier d’une science que nous avons cultivée par goût autant que par devoir. L’occasion de concourir pour une chaire d’anatomie vacante par la nomination de notre prédécesseur , à la faculté de médecine de Montpellier, se présenta au moment où nous venions de fixer la méthode que nous croyions indispensable pour arriver à embrasser la généralité des faits positifs et les plus saillants des diverses espèces d’anatomie. Notre travail présentait un ensemble régulier , pour lequel nous avons été obligés d’abandonner le langage reçu , et d’en substituer un nouveau qui devenait pour nous un moyen mnémonique dont nous avons pu
IMIEFACE.
constater les avantages. lies épreuves publiques que nous eûmes à soutenir devant les juges du concours, étaient d’autant plus pénibles, qu’ayant à traiter des questions tirées au sort, le candidat devait donner à ses réponses toute la latitude possible, sans sortir de son sujet. Nous fîmes alors, devant un auditoire nombreux, l’essai de la méthode qui, basée en grande partie sur les vues philosophiques de notre célèbre maître M. de Blainville, permet réellement de développer même aux personnes étrangères à la science, le plus de choses possible dans le moins de temps. L’enseignement qui nous est confié, nous a permis de perfectionner encore ce travail, que nous offrons au public comme propre à guider les personnes qui peuvent se trouver placées dans les mêmes circonstances que nous, ou celles qui veulent avoir sans cesse présentes à la mémoire, les données les plus importantes de l’anatomie physiologique, considérée sous le rajiport de
PRÉFACK,
son utilité dans la pratique de la médecine et dans l’étude des sciences accessoires qu’elle met à contribution en même tenq)s qu’elle sert à les éclairer.
Les progrès faits dans l’étude de l’organisme animal forcent réellement toutes les personnes qui exercent la médecine à ne point rester étrangères à ceux des sciences naturelles. L’anatomie et la physiologie humaines doivent accueillir et non repousser les lumières que leur fournissent la zoologie et la physiologie comparées.
Les avantages de la synopsie seront démontrés dans les mémoires explicatifs. Le perfectionnement de la méthode introduite dans l’étude de l’économie animale est un motif {)uissant qui a dû nous déterminer à recourir à cette manière de présenter la science. Les succès qu’ont obtenus les tableaux synoptiques du professeur Chaussier, sont dus aut^uit à la forme de ce genre d’ouvrage, qu’au profond savoir de l’auteur. Cette assertion nous paraît
PRÉFACE
applicable à tous les écrits publiés sous cette forme par tous les hommes qui se sont distingués dans les sciences et dans les lettres.
Aux difficultés qu’on rencontre toujours dans la composition d’un ouvrage qui exige des recherches suivies et multipliées qu’on doit résumer, il faut joindre encore celles d’un travail fait pour rebuter les hommes les plus patients. Je veux parler de la nomenclature anatomique. Les tentatives faites dans cette direction. n’ont eu jusqu’à ce jour pour objet que l’anatomie spéciale. La nomenclature nouvelle que nous proposons embrasse toutes les parties du corps humain, sans s’occuper des détails; elle exprime en termes clairs et précis les caractères les plus importants en anatomie physiologique, indique l’affinité de toutes les parties entre elles, en montre la liaison et promet des bases sûres pour arriver de là aux spécialités.
Les personnes qui se livrent à l’enseignement de l’anatomie, celles qui dans leurs épreuves
PREFACE
pour le doctorat, sont obligées de bien posséder les documents nécessaires pour faire une leçon ou pour répondre à des questions, peuvent être assurées de trouver de très-grands avantages dans l’emploi de noms nouveaux, qui, lors même qu’ils ne seraient point adoptés , n’en seraient pas moins un moyen mnémonique pour reproduire instantanément les principales données dont on a besoin.
Cette nomenclature, employée de cétte manière, nous a été d’une si grande utilité dans l’étude et dans l’enseignement, qu’après des épreuves réitérées, nous avons cru devoir la soumettre au jugement des critiques impartiaux. Nous leur demandons des objections, nous sommes prêts à avouer les erreurs que nous aurions pu commettre dans les applications des principes que 'nous avons adoptés. Nous ne devons point craindre qu’on nous oppose l’habitude de l’ancien langage. Si celui que nous proposons est plus conforme au génie de la science, les bons esprits doivent l’adopter
PRÉFACE
et feront volontiers le sacrifice de quelques heures d’un examen impartial. Quelques jours d’exercice suffiront ensuite pour rendre familiers et habituels les noms nouveaux, qui sont de véritables formules propres à faire connaître les traits les plus saillants des différentes parties qui composent le corps humain.
Nous ne devons point taire qu’après avoiiétabli les bases de la nouvelle nomenclature !
que nous proposons , nous avons formé le projet de la prendre elle-même comme fondement d’une nouvelle nomenclature pathologique; et nous avons même fait quelques recherches à ce sujet. Mais ce nouveau travail , qui présente de très-grandes difficultés, ne ]3eut être exécuté par une seule personne, et il nous paraît exiger le concours de plusieurs savants, comme on l’a déjà fait pour la chimie.
Quant à notre nomenclature, nous sommes bien loin de la donner comme com|)lète et comme la meilleure f|u’on puisse former; nous pensons an contraire qu’un seul homme ne
PRÉFACli.
doit jamais avoir la prétention de tout faire dans ce genre de recherches. Chacun doit fournir les résultats de ses méditations; et nous sommes tellement convaincus de cette vérité, que, visant au but que nous nous sommes proposé depuis quelques années, nous croyons devoir le montrer maintenant à tous ceux qui peuvent en approcher. Si nous ne nous sommes point fait trop illusion sur les résultats de notre travail, nous pouvons prédire du succès aux personnes qui auraient le courage de faire les mêmes tentatives que nous, et la patience de les continuer sans se laisser rebuter par les difficultés.
Nous nous estimerons heureux, si nos recherches, appréciées sévèrement et sans prévention, jieuvent être de quelque utilité comme moyen mnémonique; et nos vœux seront comblés, si, comme nous avons été portés à le penser (|uel (juefois, la nouvelle nomenclatnre anatomique, obtenant la sanction des critiques les plus sévères, méritait réellement d’être adoptée
VllJ
PREFACE
dans ses bases, sauf les modifications qu’il conviendrait d’y apporter. Tout homme étant exposé à exalter le mérite de ses propres conceptions, nous avons dû encourir toutes les chances de la critique, en nous y exposant de bonne foi, i“ pour faire cesser toutes nos illusions; 2° pour prouver qu’avant tout, nous sommes animés d’un véritable zèle pour les intérêts de la science, auxquels nous n’hésiterons pas de faire le sacrifice de notre amourpropre. Si notre espérance se trouve 'déçue , nous serons dédommagés par les lumières que nous puiserons dans les observations qui nous seront communiquées; et ce but ne peut nous être indifférent , puisque les erreurs reconnues pour telles, doivent être regardées comme un pas de plus fait vers la vérité, qu’on doit préférer à tout.
INTRODUCTION
Les sciences d’observation ont pour objet l’étude des corps naturels. Ceux-ci sont innombrables. On les distingue en corps célestes et en terrestres. Les premiers qu’on nomme aussi astres se meuvent dans l’espace. Les uns gravitent autour d’un centre commun. Les autres sont fixes. La composition de ces corps se dérobe à nos recherches; iis sont trop éloignés de nous. D’ailleurs l’étude de leurs mouvements et de leurs rapports entre eux, est l’objet des sciences astronomiques. Les seconds ou corps terrestres forment le globe que nous habitons et l’atmosphère qui l’enveloppe. Ces corps qui sont coercibles et pondérables, sont simples ou composés. On a aussi donné le nom de corps impondérables et incoercibles aux quatre agents qu’on désigne dans les sciences physiques et chimiques, sous les noms de calorique, lumière, fluide électrique, et fluide magnétique. On soupçonne que ces quatre agents incoercibles, ne .sont autre chose
INTRO DliCT I OIN.
que les modifications d’im fluide répandu dans l’espace pour lequel on propose le nom d^éther.
On désigne sous le nom de corps simples ou éléments les corps qui n’ont pas encore été décomposés , ou dont toutes les parties sont homogènes. Ce sont ceux qui par leur combinaison binaire, ternaire , quaternaire , etc. , forment les corps composés.
Les corps soit simples, soit complexes, combinés avec des proportions variables de calorique existent à l’état de gaz, de vapeurs, de liquides et de solides.
On distribue aussi généralement les corps terrestres en deux grandes classes. La première comprend les corps inorganiques et non vivants, dans la seconde sont rangés les corps organiques et jouissant de la vie.
Le règne inorganique ou minéral est l’ensemble des composés inorganiques auxquels il faut joindre une partie des corps simples qu’on trouve dans l’intérieur ou à la surface du globe dans l’état de pureté. Les autres corps simples reconnus pour tels au moyen des procédés de la chimie, sont aussi nommés éléments chimiques. I/étude des corps inorganiques ou minéraux forme une science qu’on nomme minéralogie. Duméril a proposé de substituer à ce nom celui d'abiolologie. Nous ferons
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Tableaux Synoptiques. — N" I.
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