TABLEAU DES CORPS NATURELS
' 1® Fixes et Inmineiuc par eox* mêmes à distance.
’ ImmensuraLle.. .étoiles.
a** Mensurfible Soleil..
I a“ Errants et “on lamineux par J i® Mieux connus. / Planètes. . eux-mémeS) à marche et en 3 nombre.
Satellites.
/Mercure
/ Vénus O
1 Terre Lune
I Mars O
IVesta O
Junon O
Balte O
Cérès.. ... .0 ;
[ Jupiter 4
\ Saturne .7 et un anneau lumineux.
'Uranus 6 •
iSjstème solaire.
’ Moins I
Corps. .
(Calorique
Lumière
Fluide électrique
— Magnétique . . .
Soufre.
Iode.
Chlore.
Azote.
Éthei
Simples.
I a Terrestres. I
a® Coereibles.. . . J
’ Inorganiques. .
IOxigène.
Hydrogène.
Bore.
Carbone.
Phosphore.
Sectiok.
Silicium.
Zirconium.
Tboriiiium.
Aluminium.
Yttrium.
Glucinium.
Magné-sium.
x° Atmosphère.
2® Eaux.
3® Minéraux-
2® Section.
3" Section.
4' Section.
5® Section.
Calcium.
Manganèse.
Zinc.
Ar.senic.
Cobalt.
Mercure.
Slronlium.
Molybdène.
Titane.
Osmium.
Barium.
Fer.
Chrome.
Bismuth.
Lithimn,
Étain.
Tungstène.
Cuivre.
Sodium.
Cadmiom-
Columbium.
Tellure.
Potassium.
Antimoine.
Nickel.
tlrane.
Cérium.
Plomb.
Fluide répandu dans l’espace et existant dans tous les cor
6® Section.
Argent.
Palladium.
Rhodium.
Platine.
Or.
Iridium.
r® Végétaux.
/ Cryptogames.
J Phanérogames.
! I® Invertébrés.
a® Composés. . .
2® Organiques .
Animaux auiorphes.
— rayonnés.
— articulés.
— Diollusqucs-
/Poissons.
I Reptiles.
Oiseaux.
1 2** Animaux..
’ Vertébrés . .
I Mammifères. .
® Didelpbei et Embryopares.
\ 2® Monodelpbes et Fœtipares.
’ Ongulogrades.
^ 2® Gravigrades, l 3° Çelérigrades.
I 4^ Édentés.
I 5® Carnassiers.
' 6® Quadrumanes.
/ Ethiopienne.
I Américaine.
Bimanes, — HOMME races. < Malaîe.
) Mongole.
\ CXUCXSIQÜE.
INTK0J)UCT10N.
connaître bientôt les termes nouveaux que nous proposons aussi pour remplacer les dénominations anciennes.
Les corps organisés et vivants comprennent les végétaux et les animaux. C’est parmi ceux-ci et à leur tête que les naturalistes et les philosophes ont placé l’homme, objet spécial de nos études.
De bonnes notions sur tous les êtres naturels , sont indispensables au médecin qui exerce son art avec distinction.
L’homme reçoit en effet l’influence de tous les corps qui l’environnent , met à contribution les substances nécessaires pour ses besoins physiques et sociaux , cultive et protège les espèces végétales et animales qui lui sont utiles, éloigne et détruit tous les êtres qui lui sont nuisibles. Comme corps, il est soumis aux lois générales de la matière ; comme corps organisé et vivant, il réagit contre ces mêmes lois et se dérobe plus ou moins à leur influence; enfin comme être intelligent, il est supérieur à tout ce qui est animé.
Un coup d’œil sur le tableau des corps naturels, suffit pour faire connaître la place que les naturalistes lui ont assignée.
oyez le tableau ci-joint.
INTRODUCTION
Quelque multipliés que soient les points de vue sous lesquels on doit étudier tous les corps en général, on peut toujours les ramener à deux principaux. Le premier a pour objet la structuT-e des parties matérielles dont ils sont composés. Le second embrasse les actions qu’ils exercent les uns sur les autres.
Sous le nom de structure des corps, pris ici comme terme générique, nous comprenons i°leur nature; l’arrangement de leurs molécules primitives; 3° toutes leurs propriétés qui dérivent de l’étendue, savoir : la situation, le volume, les dimensions , les formes; L\ leur nombre.
En étudiant la nature d’un corps quelconque, on l’envisage d’abord dans son état d’intégrité et on apprécie ce qu’on nomme ses caractères physiques , c’est-à-dire , les qualités ou propriétés perçues au moyen des organes des sens. On l’examine ensuite dans l’état de décomposition et on détermine ses caractères chimiques.
Nous pensons qu’on pourrait donner par extension le nom de texture à l’arrangement des molécules primitives de tous les corps. Mais ce nom n’a été appliqué qu’aux corps organisés, et il a alors une valeur que nous nous sommes attachés à bien déterminer. Il faut, en etudiant 1 arrangement des molécules primitives des corps, rechercher les
INTRODUCTION
formes anguleuses ou arrondies des parties atomiques, et la nature de la substance qui les réunit, loi’sque ces molécules ont besoin d un intermediaire pour leur union.
Parmi les propriétés qui se déduisent de l’étendue lies corps, la situation doit occuper le premier rang. Celle-ci se détermine en indiquant le lieu qu’ils occupent dans l’espace. Pour bien préciser celui-ci, il faut indiquer les limites du corps, et sa position par rapport à un ou plusieurs points pris dans l’espace. La situation des parties d’un corps exige pour être déterminée , qu’on conçoive dans le corps un point central, ou une série de points (axe), ou un certain nombre de plans qui le limitent à l’extérieur. 11 est alors facile d’assigner la place des parties par rapport aux points indiqués. On apprécie leur situation relative, et l’on est ainsi conduit naturellement à déterminer leurs rapports de contiguiîé et ceux de continuité , c’est-à-dire leurs connexions ; les parties voisines sont ainsi prises pour terme de comparaison.
Toutes les autres propriétés qui dérivent de l’étendue, telles que le volume, les dimensions, la forme, nécessitent aussi pour leur ilétermination , qu’on prenne des types ou points de départ qui sont fixes ou variables. 11 faut aussi comparer le corps entier aux autres corps et toutes leurs parties
INTRODUCTION
entre elles sons le point de vue du volume, des dimensions , des formes : on constate ainsi de nouveaux rapports plus ou moins importants.
Quand l’unité est une lois connue dans les corps et dans leurs parties, il est facile d’en apprécier le nombre et de les comparer encore sous ce rapport.
Tous les caractères des corps qu’on comprend sous le nom collectif de structure sont donc, i® absolus, 2“ relatifs. Cette remarque est aussi applicable aux caractères des corps tirés de leurs actions.
Vaction des corps, qui est toujours en raison de \eiir structure, peut se réduire, dans ceux qui sont les plus complexes et qu’on désigne sous le nom de corps organiques ou vivants, à quatre grands phénomènes qui sont : i® la nutrition, 2® la protection, 3® la motion ou le mouvement, 4° l’incitation ou la sensibilité. Ces noms ne sont admissibles que dans le langage physiologique. Quatre sortes d’agents répondent à ces quatre grands résultats. Ce sont le tissu muqueux , le scléreux, le sarceux , le nerveux; (voyez le tableau des parties du corps humain , colonne des monohistes ). Si le mécanisme de ces quatre modes d’action était connu , il est vraisemblable qu’on pourrait les faire dépendre des lois générales de la matière, et que les mêmes mots usités dans les sciences physiques pourraient encore servir à les exprimer
INTRODUCTION
dans les sciences physiologiques. Cependant, les modifications que les phénomènes de la matière éprouvent sous l’influence du principe et des conditions de la vie, justifieront long-temps la nature et la différence du langage physiologique, et surtout la conservation des noms consacrés par une longue habitude pour exprimer les phénomènes de la vie.
Les actions de tous les corps inorganiques peuvent être aussi ramenées à quatre principales, et sont plus ou moins comparables à celles que nous venons d’indiquer ilans les corps vivants. La formation par juxta-position îles molécules dans les corps privés de vie, correspond en effet au développement par génération, à l’accroissement, à la nutrition, à l’entretien par intus - susception des corps vivants.
Dans les uns et dans les autres , c’est la force de cohésion qui résiste aux chocs extérieurs ; la pm~ tecLion en est le résultat.
Si le mouvement est spontané dans les corps organisés, il est toujours comnmniqué par des forces extérieures dans les corps inorganiques. Le mouvement, soit spontané, soit communiqué, paraît toujours dépendre en dernier résultat d’une même cause, l’action des agents incoercibles, au moyen de laquelle s’explique aussi l’attraction des masses et celle des molécules.
nVTUO D U CT I ÜK.
L’affinité chimique, cette tendance élective à 1 union entre des molécules de nature différente, a été comparée à la sensibilité , au mouvement vital. Enfin les actions moléculaires dans les corps privés ou doués de la vie sont encore attribuées à l’action des agents incoercibles.
Après avoir étudié tous les corps en général sous les points de vue de leur structure et de leurs actions, nous croyons aussi devoir les comparer sous le rapport de leur existence en général.
La durée des corps inorganiques ne peut guère être déterminée. Celle des corps vivants a des bornes assignées par la nature à chaque espèce. On conçoit facilement que tous les corps commencent au moment de l’agglomération de leurs molécules, et finissent lors de la dissémination de ces mêmes parties qui se répandent dans l’espace pour constituer de nouveaux corps. On conçoit encore qu’avant cette dissémination des parties, un corps quelconque peut éprouver des altérations successives et une série de modifications telles, qu’ après avoir parcouru toutes les périodes de son existence , il doit enfin finir sous l’influence des causes extérieures.
Tous ces phénomènes sont observables et faciles à constater dans les corps vivants. L’existence (le ceux-ci est désignée particulièrement sous le
[NTRODUCTION.
nom (le vie. Leur commencement est appelé /o/mation du germe conception naissance; leur fin reçoit le nom de mort. Leur reproduction exige souvent le concours de deux sexes. Leur existence entière se compose toujours dans les plus complexes d’un certain nombre de périodes qu’on nomme âges; dans le cours de ces diverses périodes, on observe un accroissement limité pour chaque espèce et une véritable détérioration des parties qui ne présentent plus les mêmes conditions pour la continuité de l’existence. Cette détérioration de l’organisme n’est point à la rigueur un décroissement progressif, en sens inverse de l’accroissement primitif. Elle est encore moins une rétrogradation totale vers les premières époques de l’existence. Elle consiste au contraire dans des phénomènes tout-à-fait opposés, et amène toujours inévitablement la mort.
Pendant la vie, les corps organisés se présentent sous deux états. Le premier qu’on nomme santé état hjgide., état normal., est caractérisé par l’exercice régulier des fonctions, ce qui coïncide avec l’absence des altérations organiques. Le second connu sous le nom de maladie., éé état morbide ., d’étoz anormal., consiste dans le trouble de l’exercice des fonctions coïncidant avec des lésions dans
INTROnUCTION.
la slruclure des organes, plus ou moins dilïiciles à constater.
Observe-t-on des phénomènes analogues dans les corps dits inorganiques? i° Leur existence sous lorme individuelle ne peut être admise; aussi n’at-on pu la désigner sous le nom de vie. Leur mode d’origine, quoique ressemblant d’une manièn^ très-éloignée au mode de formation des êtres vivants, a reçu le nom d’agrégation, correspondant à ceux de développement des germes. 3° On ne peut admettre ici des sexes. l\ Susceptibles d’un accroissement illimité et de détériorations manifestes plus ou moins lentes , n’ayant point une existence bornée, ils ne présentent point des périodes qui correspondent aux âges des corps vivants. L’absence des actions vitales, et l’état presque fixe de leur composition matérielle, font aussi qu’on n’admet point dans les corps inorganiques un élaL kjgide et un état morbide. Ce qu’on nomme en généi’al détérioration dans les corps inorganiques, ne doit point être comparé à ces phénomènes observables dans les corps vivants. On donne ce nom aux combinaisons nouvelles qui changent la combinaison du corps , et produisent en quelque manière un nouvel être. Enfin, l’existence individuelle et la vie des espèces ne pouvant être admises dans les
Tabi.eaux Synoptiques. — ]N." 1'
Page I,
FORMULE POUi LA DÉMONSTRATION ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE.
ÉTAT HYGIDE.
Nature ou } propriétés. .
I® Auatomiques I ou tires, dl la/* Texture..
Structure. . . . . i
X® Ihysiques.
C liiTiiques.
( Pensité
I Pesanteur. .
( Température Saveurs ....
\ 3® Odeurs
iCouicur ....
Transparence Translucidité '5® Sonorité. ..
Analyse..
I 3® Étendue .
l 4® Nonabre
Situaliou.. Dation.. ,
I Limites
[ Connexions .
Î Longueur. . .
Largeur . . . .
Épaisseur. . .
Volume
3® I orme ....
?. “Physiologiques ou tirés des actions.
1° Nutrition. .
2® Protection . •
3® Motion . . . . ]
4® Incit.atioa..
Type
Homme adulte de la
race caucasique.
Modifications du type suivant les
Ages. Série Animale.
Vie intrautérine.
Vie extrautérine.
Sexes. IniJi.id.
Invertébrés.
Vertébrés.
NTRODUCTIOIV.
corps inorganiques, on ne peut point dire que leur fin est analogue à la mort.
On pourrait pourtant soutenir en thèse générale, que des changements dans la composition chimique des corps sont le phénomène le plus général de la matière soit morte, soit vivante, et qu’ils résultent inévitablement des actions réciproques que les corps exercent les uns sur les autres.
Les principes que nous venons d’établir sur l’ordre à suivre dans l’élude de tous les corps, doivent trouver leur application à l’bistoire des corps vivants , et par conséquent à celle de l’homme physique. C’est cette dernière qui doit fixer particulièrement notre attention. Pour les exposer d’une manière plus brève, et propre à faire saisir d’un seul coup d’œil l’ordre qu’il est important de suivre dans une étude aussi vaste, aussi compliquée, nous avons dressé un tableau qui présente dans la colonne verticale à gauche les différents caractères des corps; et qui, dans les bandes horizontales en regard des cases où sont tracés les caractères, montre la série des points de vue, sous lesquels on doit les étudier. Ce tableau est le sommaire de la méthode que nous suivons dans l’enseignement, et que nous désignons sous le nom de formule pour la démonstration anatomique et physiologique.