I. Prononce/, onykextêréon , onykentéréon
l’interne et sont tous formés d’une même matière revêtant trois formes différentes. Nous ferons la même remarque au sujet de l’identité de la matière calcaire qui forme les dents qu’on observe soit à la peau interne , soit à l’externe.
Nous avons cru devoir ranger à la suite de la matière des poils, des ongles, et des dents, les exhèmes des phanères de la vision et de l’audition. Nous les avons classés dans l’ordre de leur densité. Ainsi dans l’œil comme dans l’oreille nous avons observé; 1° une humeur aqueuse; 2° une humeur dite vitrée dans l’œil, et gélatineuse dans la seconde; 3° une matière dense nommée crjstallin dans l’œil et substance amylacée^ crétacée ou pierreuse dans l’oreille. Cette dernière n’existant qu’en vestige dans l’homme est très-marquée dans les poissons. Nous avons choisi les termes grecs les plus courts, qui nous ont paru les plus propres à exprimer les idées reçues. Les mots hydréon, hyaléon, stéréon sont employés dans ce but. Ainsi nous admettons un hydréon de l’œil , et un de l’oreille, et de même un hyaléon et un stéréon dans chacun de ces organes, tout en reconnaissant la différence de leur nature , que nous n’eussions pu exprimer exactement par des mots, qui sans nuire à l’euphonie réunissent la clarté et la précision requises dans le langage technique des sciences.
Nous avons trouvé jusqu’à présent que les exhémes de la et de la 2® section, et trois produits de la 3*^ dans la peau externe avaient leurs
analogues dans la peau interne. Nous devons faire remarquer dans cette même peau interne, l’absence complète des organes analogues à ceux de Taudition et de la vision siégeant à la peau externe. Aussi nous sommes-nous bornés à indiquer par des traits, dans le tableau , le lieu qu’auraient occupé les analogues des trois humeurs de l’œil et de l’oreille, s’ils eussent existé dans la peau interne.
Les fluides glandulaires qui forment la L\ section et désignés dans le tableau sous le nom de produit des polycryptes ' ou glandes sont en trèsgrand nombre dans la peau interne. On n’en trouve qu’un seul dans la peau externe. Il faut en effet regarder la conjonctive comme une peau externe repliée, et non comme un intestin formé par la peau interne. La glande lacrimale doit alors être considérée comme versant sur la peau externe son fluide que nous avons nommé dacryon et c’est le seul de la 4® section qu’on rencontre sur la partie externe de l’enveloppe générale tlu corps, ou péri'ere. Nous ne trouvons point ici les analogues des produits glandulaires des voies alimentaires, urinaires et génitales que nous allons observer dans la peau interne, l^es traits qui indiquent leur place sont les signes que nous avons employés pour marquer leur absence.