I. De pto; vie, corps, et de i’a. privatif
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leur brièveté à ceux i\' anatomie et de physiologie végétales , dont la signification étymologique est si vague et si éloignée de leur objet, l^a même remarque est applicable aux sciences qui traitent des animaux. Leur étude ou la 'Loospoudie se divise aussi naturellement en zootaxie et en zoonergie. Ces termes dont le sens clair et précis repousse tous les équivoques, remplaceraient avantageusement les dénominations, anatomie animale^ et physiologie animale.
Arrivé enfin à l’étude de l’homme physique, nous disons que les mots anthropospoudie, anthropotaxie., anthroponergienons paraissent aussi devoir être préférés à ceux (X anthropologie ^ éé anthropoton de ou anatomie humaine, et de physiologie de l’homme. Nous ne croyons pas avoir besoin de démontrer l’impropriété et le vague des mots anatomie et physiologie ( anatomie de âvà singulatim et de xépw seco , physiologie de fvaiç natura, Xoyoç ser-mo); si on les compare surtout aux nouveaux termes que nous proposons pour les remplacer. D’après les remarques que nous venons de faire, les tableaux synoptiques d’anatomie physiologique de l’homme, devraient porter le nom de tableaux synoptiques iV anthropospoudie ou tableaux synoptiques pospoudiques . Mais nous avons du respecter l’ancien langage. Toute innovation trop brusque a des inconvénients et des dangers.
INTRODUCTION
Les sciences qui traitent de l’horame moral, forment en commun la psycologie^ Xidéologie, la philosophie, et sont presque entièrement étran- 4j;ères à notre sujet.
Nous croyons avoir indiqué suffisamment la manière de ramener l’étude des corps en général à deux points de vue principaux. Ces aperçus, dont l’observation suffit pour constater la réalité, devraient être consacrés par des noms dont la signification étymologique pût présenter l’exactitude qu’exigent les progrès des langues scientifiques modernes; et il nous a fallu inévitablement recourir à des dénominations nouvelles. Nous venons de reconnaître le besoin d’un néologisme indispensable pour mieux indiquer l’objet des sciences naturelles; si ces premières déterminations ne sont point fausses, nous devons être entraînés à faire les mêmes recherches pour la nomenclature de toutes les parties du corps humain. Nous exposerons bientôt les motifs de ces recherches; mais avant de le faire nous croyons devoir tâcher de déterminer avec quelque exactitude ce qu’on doit entendre en anatomie sous le nom de parties.
Un corps, quelle que soit sa masse, son volume, sa nature simple ou complexe, est divisible en un nombre indéterminable de parties ou de portions. La divisibilité des corps par la pensée est infinie;
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celle par les instruments les plus déliés a des bornes. Cette division n’exige aucun effort pour les gaz, les vapeurs , les liquides. Lorsque les corps sont solides elle prend les noms de section, de clivage , de dissection. Les divers procédés employés pour la division mécanique des corps, constituent plusieurs» arts, au moyen desquels on peut étudier les partiesij cachées par celles qui forment leur surface. Dans, les corps vivants, le nom de cet art [dissection, j anatomie) a été donné à la science même de leur structure , aussi ne doit-on point être étonné de la divergence des opinions émises au sujet de la définition du mot anatomie.
La division mécanique des solides inorganiques n’est point arbitraire. Elle nécessite l’emploi de moyens propres à rompre leur cohésion, elle se fait suivant les règles indiquées dans la crystallotomie ou clivage.
La réduction des corps vivants en parties, est aussi soumise à des règles fixes. Tantôt les instruments de l’art sont nécessaires pour découvrir une partie, la séparer, l’isoler de celles avec lesquelles elle est continue. Quelquefois la continuité n’est que partielle, et il peut y avoir contiguïté de surfaces plus ou moins étendues. Tantôt c’est à l’aide de procédés chimiques qu’on l’obtient. Tantôt cet isolement de parties ne peut être exécuté. L’œil seul
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armé du microscope peut distinguer les dernières divisions de la matière vivante. Ces derniers éléments organiques sont une substance semi-fluide, et des globules que les anciens n’ont pu connaître à cause de l’imperfection des sciences physiques dans les premiers temps de l’anatomie. La disposition des globules en série linéaire forme les fibres, Celles-ci constituent en s’agglomérant les lames et les faisceaux. Tantôt , enfin , il n’est pas nécessaire de recourir aux procédés de l’art pour isoler les diverses parties du corps humain qu’on veut connaître ; il suffit d’avoir constaté leurs différences et leurs analogies , pour se rappeler chaque partie séparément ou chaque groupe de parties, qu’on a dû former artificiellement, d’après différents points de vue ; et cette analyse mentale , qu’on nomme anatomie des systèmes, ou générale, est très-favorable à l’étude.
Dans les premiers temps de la science, les divisions établies entre les diverses parties de l’économie animale ont dû porter sur les caractères les plus saillants. En effet, on admit d’après leur densité -des parties fluides et des solides. Celles-ci furent subdivisées en parties molles et en parties dures. Ces distinctions sont réellement inexactes et insuffisantes, ou du moins dans l’état actuel elles ne sont point au niveau des progrès de la science de
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l’organisation. (Jii reconnut i“que chaque partie du corps exerçait son action propre ou spéciale, dont elle était rinstrument. C’est de là qu’est venu le nom ôi'orgunes; qu’un grand nombre d’organes concouraient tous pour le but d’une même fonction. Ces ensembles d’organes ont reçu dans ces derniers temps le nom d’appareils, expression qui est aussi employée dans les sciences mécaniques. On avait remarqué encore que parmi les solides, certaines parties à texture évidente étaient formées d’une seule et même fibre ou substance animale, tandis que d’autres admettaient dans leur composition diverses matières organiques et des fibres qui présentaient des différences bien prononcées. On avait désigné les premières sous le nom de parties similaires, et donné aux autres par opposition aux premières le nom de parties dissimilaires.
La densité, X action et la texture sont donc les caractères qui ont servi de base à ces premières dénominations qu’on ne doit point regarder comme inutiles dans le langage anatomique. La division des parties d’après leur densité, me paraît moins importante; celle d’après X action, est applicable à toute partie fluide ou solide, vivante ou non vivante, pourvu qu’elle fasse partie de l’organisme. La troisième distinction d’après la texture étant celle qui nous a paru être la phjs valable en anatomie.
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nous l’avons conservée; mais en la modifiant, et en prenant la texture comme caractère négatif dans le premier cas, et positif dans le second.
Il est évident que, lorsqu’un tout se compose de parties hétérogènes, il serait très-avantageux de pouvoir établir les divisions, non d’après un seul caractère isolé , mais d’après l’ensemble de leurs propriétés. Mais une classification d’après ce second point de vue , ne peut être établie , puisque les propriétés de ces parties ne sont pas encore déterminées d’une manière exacte , et le seraientelles, qu’il serait impossible d’exprimer en termes clairs et précis un grand nombre de caractères à la fois. Le seul parti à prendre est donc de rechercher les caractères les plus saillants dans l’organisation, les plus fixes, ou mieux, les moins variables de tous. Ces caractères étant une fois déterminés et leur valeur ayant été examinée avec le plus grand soin , on ne doit plus craindre de prendre alternativement l’un ou l’autre pour base des distinctions dont on ne peut se passer dans l’étude. L’analyse la plus sévère devra présider, à ce genre de recherches; mais dans l’exposition successive des parties qu’on aura à étudier, la marche synthétique sera la plus brève, la plus favorable à l’enseignement; néanmoins il faudra savoir recourir avec art à la marche analytique surtout dans les points nouvellement
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connus de la science; enfin on devra savoir encore combiner à propos la synthèse et l’analyse, ces deux grands leviers de l’esprit humain, en prenant toujours pour base des démonstrations, la marche synthétique, comme la plus courte et la plus commode dans l’exposition des faits connus.
En indiquant les noms généraux dônnés aux diverses parties de l’organisme animal, nous avons été conduits à établir les principes qui doivent nous guider dans la classification et la nomenclature que paraissent réclamer les progrès actuels de la science, sur lesquels nous devons jeter un coup d’œil général et rapide.
Tj’anatomie et la physiologie viennent de s’élever au premier rang parmi les sciences naturelles. Leur perfectionnement est généralement avoué : il rapproche chaque jour leur étude de celle des sciences exactes qu’elles mettent à contribution avec tant de succès. Ces deux sciences ayant été envisagées sous un grand nombre de points de vue , on en a admis un très-grand nombre d’espèces. L’anatomie a été dite générale^ spéciale, descriptive ou topographique, locale on des régions , pittoresque , liygide , morbide , ou pathologique , physiologique , chirurgicale, médicale, zoologique ou comparée, philosophique ou transcendante . On pourrait appliquer la plupart de ces dénominations à la pliysiologie;
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mais toutes ces distinctions sont bien loin d’étre valables; elles ne résisteraient pas à une critique impartiale. Parmi les diverses espèces d’anatomie que nous venons d’énumérer, celle dont l’étude est la plus importante pour le praticien est sans contredit l’anatomie physiologique. En effet , le rapport entre la structure et la fonction est trop intime pour qu’on puisse se résoudre à en isoler l’étude. Les grandes vues deBordeu, de Haller, de Vicq-d’Azir, de Cuvier, de .Chaussier, de Bichat, de Blainville, de Geoffroi Saint-Hilaire, de Meckel , etc. , ne doivent point être abandonnées. Les moyens et le but doivent nécessairement frapper l’esprit philosophique et se rappeler réciproquement.
Cependant l’anatomie, malgré ses progrès étonnants, nécessite encore des recherches multipliées ^ et très-laborieuses. Étudiée de nos jours sur un plan plus vaste, cette science renferme encore une foule de questions qui paraissent très-problématiques. Quoique la physiologie ne puisse en ce moment prétendre à marcher de pair avec l’anatomie, pour la certitude des faits, cependant les travaux, les expériences, les observations, poursuivies maintenant avec autant de persévérance que d’habii leté, assurent chaque jour ses progrès; et l’étude des phénomènes de la vie fournil déjades résultats très-satisfaisants qui sont dus en grande partie au
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perfectionnement des sciences physiques et chimiques, quoi qu’en disent les vitalistes trop exclusifs. En effet, les données physiologiques tendent à devenir de plus en plus suffisamment approximatives pour correspondre et non équivaloir à la certitude des résultats des sciences exactes. La multiplicité des conditions dans lesquelles se passent les actions vitales, leur variabilité dans des limites qu’il est impossible d’assigner, sont des motifs qu’on ne saurait trop apprécier, lorsqu’on veut se rendre raison de la difficulté d’arriver en physiologie à des estimations et des calculs rigoureusement exacts. Cependant les progrès de la physiologie sont réels , et de plus assurés par la bonne direction des esprits à l’époque actuelle.
En^^anatomie , la structure de tout corps vivant, de tout appareil organique soit simple, soit complexe , est tellement supérieure à celle des instruments créés par le génie de l’homme , qu’il faut nécessairement admettre une intelligence suprême présidant aussi à la création de tout ce qui a vie. 1.,’Éternel semble en effet s’être exercé dans la formation des corps organisés , à résoudre le problème de la structure la plus difficile à concêvoir et à exécuter. On ne peut qu’admirer les combinaisons savantes d’un nombre variable d’organes construits avec une grande perfection relative , d après les
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lois immuables des sciences physiques , chimiques et mécaniques à la recherche desquelles 1 esprit humain s’évertue et s’attache avec tant d’obstination. I^e Créateur semble enfin s’étre complu à former un être qui , possédant dans de justes proportions tous ces avantages matériels, est en outre doué d’une intelligence qui le rend supérieur à tous les corps de la nature, intelligence à laquelle il doit d’être le plus perfectible, le seul capable de s’élever à la contemplation de l’iinivers , et d’avoir eu les idées de l’infini, du temps, de l’espace, de l’étendue.
En physiologie, l’action de tout corps vivant, de tout appareil organique mis en relation avec ses stimulus normaux, action qu’on désigne en général sous le nom impropre de mécanisme, a été regardée comme physique, chimique, mécanique, ou comme une combinaison de ces trois modes d’action , et lorsqu’on ne peut expliquer une fonction de l’une de ces trois manières , on se borne à dire que l’action est organique ou vitale, ce qui veut dire, inconnue; on masque alors la difficulté sans la résoudre. La vérité est que toutes les fonctions tle la vie physique peuvent être rapprochées des phénomènes des corps non vivants. Mais toutes ces fonctions s’exerçant sous rinfluence du principe de la vie se dérobent toutes à des explications exactes
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et rigoureuses; elles ue peuvent être soumises qu’au calcul des probabilités , quoiqu’elles soient susceptibles de démonstrations établies sur des données | suffisamment approximatives pour correspondre, et non équivaloir à la certitude de celles des scien- j| ces exactes. Nous avons cru devoir insister sur cette | proposition qui nous paraît vraie au moment ac- j tuel où la marche sévère suivie dans toutes les sciences d’observation , semble nous présager que les efforts de leurs investigateurs parviendront à établir leur édifice sur des bases immuables. Au i reste, les génies les plus transcendants, tout en reconnaissant la complexité du problème de la vie, | n’ont jamais eu la prétention d’arriver aune solution rigoureuse, et loin de jeter du ridicule sur des sciences que des esprits ordinaires ou prévenus nomment conjecturales, ils regardent leur étude comme indispensable au vrai philosophe, et des notions générales sur la vie, comme devant former le complément d’une instruction générale, c’est-àdire , de celle qui embrasse toutes les connaissances humaines.
Si dans les siècles reculés on a conclu l’organisation du corps humain des recherches faites sur les animaux , on a ensuite trop négligé ces dernières pour ne s’occuper que de l’homme. Le moment où toutes les sciences doivent plus que jamais s’éclairer
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réciproquement, serait -il arrivé? Au lieu de les ‘ morceler, de les isoler, y a-t-il un avantage réel à réunir celles qui ont pour objet tous les corps de la nature ? Il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet. Parmi les sciences qu’on peut faire ainsi marcher de pair, l’anatomie et la physiologie sont celles dont la connexion est la plus intime.
Si la comparaison des corps organisés et de leurs^ parties fait reconnaître des identités, des similitudes, des analogies plus ou moins prochaines, des différences plus ou moins tranchées, on ne saurait dans l’état actuel de la science, examiner avec trop de sévérité ces grandes questions, avant de se prononcer pour ou contre la découverte des lois générales de l’organisation que des anatomistes célèbres s’empressent d’établir.
La connaissance des lois de l’économie animale ne saurait être indifférente au médecin, puisqu’elle est d’une application immédiate à l’organisme humain. Aussi devons-nous faire des vœux pour c[ue les savants qui se sont engagés dans ces recherches philosophiques puissent imposer silence à l’intérêt de leur amour-propre, devant celui de la science , pour voir arriver l’époque où leurs efforts réunis et combinés parviendront à donner à la découverte des lois qui régissent les corps vivants, le caractère d’une vérité immuable et généralement avouée. Le