‹ Mémoires explicatifs des tableaux synoptiques d'anatomie physiologiqueChapitre 6 sur 13 · I NT 11 O DU CT ION · texte numérisé non relu

I NT 11 O DU CT ION

génie (les investigateurs |)lacés dans des circonstances favorables pour résoudre ces grandes questions ne doit point cesser de tendre vers un but aussi important. Mais cpielque heureux que soient leurs efforts , le problème de la vie n’en reste pas moins insoluble. Il sera toujours impossible à l’homme de préciser les conditions même les plus simples pour son développement, et sa réapparition après une suspension plus ou moins longue. De ce qu’on doit regarder comme impénétrable la nature des forces ou des agents impondérables qui paraissent présider aux phénomènes des corps inorganiques, et jouer aussi un très-grand rôle dans les actions vitales, faudrait - il conclure que les sciences physiques , chimiques et physiologiques doivent toujours rester dans l’enfance? Mais leurs progrès réels, depuis surtout qu’elles s’éclairent mutuellement, témoigneraient contre cette assertion. Prenant donc toujours pour guide l’observation exacte et sévère des faits, nous devons plutôt augurer des succès dans cette étude , malgré les difficultés sans nombre qu’elle présente.

Le désir d’étre utile nous a déterminés à rassembler dans des cadres resserrés, les faits les plus saillants et regardés comme les plus positifs de l’anatomie et de la physiologie, et à les exposer suivant un ordre qui pût être le moins variable, et le

INTRODUCTION

plus favorable à une étude complète d’une question quelconque de ces deux sciences réunies. Pour obtenir ce résultat, nous verrons qu’il suffira de procéder d’après les principes que nous avons déjà établis. Mais de grandes difficultés nous arrêteront , nous les trouverons dans le langage usité de nos jours.

tl suffit de remonter aux premières époques de la science pour reconnaître l’impossibilité d avoir ^ dans ces premiers temps un langage anatomique propre à exprimer les divers rapports des parties des corps organisés entre elles. En effet, les caractères classiques , génériques , spécifiques des parties fluides ou solides du corps humain , n’ont pu être saisis et déterminés que beaucoup plus tard ; et la nécessité où l’on se trouvait d’imposer des noms à tons les organes ne permettait ni de prévoir ni de rechercher la valeur des dénominations que l’on adoptait. Mais maintenant que ces rapports, que ces caractères sont aperçus et signalés , il en résulte pour cette science ce qui a déjà eu lieu pour diverses branches des connaissances humaines; et en effet le besoin de réformer l’ancien langage, s’est déjà fait sentir en botanique et en chimie. Des nomenclatures nouvelles devenues indispensables dans ces deux sciences ont dû être généralement adoptées et servir à accélérer non-seulement leurs progrès, rnais encore à rendre leur étude plus simple et plus facile.

r JVTllOD UCTION.

Nous sommes arrivés à une époque où le besoin (le généraliser tous les faits de la science de l’organisme humain, de les comparer entre eux, et à tous ceux qui sont puisés dans l’étude du règne animal, se fait aussi sentir impérieusement, et a déjà donné lieu à des ouvrages philosophiques très-remarquables; et ce moment nous paraît opportun pour recommencer les tentatives déjà faites dans la vue d’établir une nomenclature anatomique, qui indique le véritable caractère de cette science , et puisse présenter sur l’ancienne des avantages si grands dans l’étude, qu’on soit forcé de les reconnaître. Les travaux qui ont été faits à ce sujet , n’ont eu pour objet jusqu’à présent que les diverses branches de l’anatomie spéciale. Quoique toutes les parties du corps humain aient été comparées entre elles, aucun auteur n’a cherché à fixer ces rapports, ces rapprochements par des noms nouveaux destinés à les grouper et à les différencier. C’est ce travail que nous avons osé entreprendre. Nous indiquerons notre point de départ dans nos recherches, et on pourra reconnaître comment nous ^avons pu nous diriger vers le but que nous nous sommes proposé, en nous engageant dans une voie non encore frayée qui nous a paru préférable à celle qu'on a suivie jusqu’à ce jour.

I NTRO nUr.T [OK. 29

L’époque actuelle sera remarquable dans les annales des sciences et des lettres. La publication d’un grand nombre d’ouvrages où sont résumés les faits les plus vrais et les plus importants dont elles se composent, prouve la nécessité de coordonner toutes les connaissances acquises, afin de les lier entre elles et d’en former un ensemble dont chaque partie rappelle naturellement toutes celles avec lesquelles elle a des rapports plus ou moins immédiats. Les tableaux synoptiques présentent un avantage que sauront apprécier ceux qui sont convaincus de la rapidité du travail intellectuel , qui produit le besoin d’avoir sous les yeux, dans un cadre resserré, les idées fondamentales d’une science autour desquelles viennent se grouper dans un ordre déterminé les idées secondaires et toutes les conséquences qui découlent naturellement des principes dont la vérité est généralement reconnue et avouée.

^-*?^i' J #-• r r» Jjir^ ' -. ' ■ - *■ -^iU

l>4;ï ■ -i^UH^^fl'vHSifdWÿ

ij; ^ ^,?5éi«WI^'Tîte

r j-t' . itii.

’^|^'^ff¥4v;c»ii?îtti yfé

fc, ^'i«»

Vy*^

' ■' • >?!‘\^ îtocij A^i/4<i»3||t>ij5^

• J, Ky* L'*v-‘"

■H^<Srï.>^'‘ -»l' ‘fit

Page 1