P. MALOUIN
Je, soussigné, Philippe Malouin de la Cité de Québec avocat déclare solennellement ce qui suit :
Je déclare avoir rencontré l'été dernier sur les Côtes du Labrador à la Rivière Godbout, chez Mr. N. Comeau le ou vers le vingt sept juillet dernier Mgr. Charles Guay. J'y ai passé quelques jours avec lui et je suis remonté à Québec en sa compagnie à bord de “ l'Oter.”
Pendant tout ce temps sa conduite a été digne d’um homme de sa haute position,
Ayant pris connaissance de l'accusation suivante portée contre lui “ à la Rivière Godbout vous avez été * confié à la Garde de Mr. Comea: afin que vous eûssiez “ cinq ou six jours à vous dégriser ” ; Je dois dire qu’en honneur et en jistice pour Mgr. Chs. Guay, je suis tenu d'affirmer que cette déclaration est fausse et mensongère à ma connaissance personnelle, Mon titre de catholique me pressait le devoir de protester énergiquement contre cette accusation calomnieuse faite dans le but de perdre la bonne répütation du Révérend Prélat,
Je fais cette déclaration solennelle la croyant consciencieusement vraie et en vertu de l'acte passé dans la trente septième année du règne de Sa Majesté intitulé : “ Acte pour la suppression des serments volontaires et
extra judiciaires.
(Signé) P. MALOUIN.
Attesté devant moi Juge de Paix, ce 25ème jour de juin 1883.
ALEXANDRE CHAU VEAU, JS. P.
Je soussigné, Magistrat de District dans et pour le District de Saguenay, déclare que dans l'été de l’année 1881, j'ai eu occasion de voyager sur la côte Nord du St- Laurent, depuis Tadoussac jusqu’à Natachquam, et ce dans le but d’administrer la justice dans ces parages éloignés.
— À Mingan, je rencontrai Mgr Chs. Guay, Protonotaire Apostolique, qui parcourait aussi la Côte du Nord, avec la mission de confirmer dans les principales localités, J'ai voyagé en compagnie de Mgr Guay pendant des semaines entières, et j'ai eu maintes occasions d'avoir de ses nouvelles ct d'entendre parler de lui, et j'affirme solenuellement sur mu conscience que je ne me suis jamais aperçu qu’il était adonné à l'usage des boissons enivrantes, ui ne l’ai-je entendu dire,
— De l'aveu de tous, Mgr Guay a dignement rempli ses devoirs, et sa conduite a été exemplaire sous tous rapports, Je cruis que c'est mon devoir, en dehors de toutes considératious per-onnelles, de rendre uu témoignage public à uu prêtre revêtu d’une hante dignité ecclésiastique, et dont les actes n'ont jamais été à ma connaissance énfra dignitatem.
Donné sous mon seing à Tadoussac, dans le district
de Saguenay, le vingt-troisième jour de juin 1883.
(Signé) FRS.-H. O'BRIEN, Magistrat de District,
No8 Québec, 22 mai 1883.
Je, soussigné, gentilhomme, de la cité de Québec, déclare :
Que dans le cours de l'été dernier, depuis le 3 juin 1882 jusqu'au ler août 1882, j'ai eu l'honneur d'accompagner Monseigneur Charles Guay, dans un voyage sur la Côte Nord, depuis Québec jusqu'a Masquaro, pendant lequel Monseigueur Guay donnait la confirmation et remplissait des devoirs religieux ;
Que pendant tout ee temps j'ai été cortinuellenrent en la compagnie de Monseigneur Guay, et que sa conduite a toujours été celle d’un digne prêtre, et que ancune parole et aucun acte, n’a été dit ou fait par lui qui fut dérogatoire à sa position et À son caractère de prêtre ,
Qu'au contraire, Monseigneur Guay, pendant tout ce temps, par sa conduite respectueuse, et l’exemyle qu'il donnait, s’est attiré non seulement l'amitié et les sympathies de tous ceux qui ont eu l'avantage de l’aborder et le connaître, mais encore le respect et l'admiration de tous ;
Que les accusations portées contre Monseigneur sont de honteuses enlomnies et des mensonges inqualifiables ;
Que je auis prêt à déclarer sons serment tout ce que j'affirme dans la présente déclaration sol-nnelle,
Et J'autorise Monseigneur Guay, à se servir de la présente pour toutes fins qui pourraient lui être utiles.
(Signé) EVS, ALMANZOR GUAY.
Témoin, Québec.
F. X. Lemieux, avocat, Québec.
No 9 PROVINCE DE QUÉBEC, Comté de Saguenay, | Tadoussac.
Nous, soussigné, François H. O'Brien, Magistrat Stipendiaire dans et pour le District de Saguenay, dite Province de Québec, Canada, certifions par ces présentes d'une manière solennelle à l’égal d’un serment la vérité des faits suivants, savoir:
Le douzième jour de Novembre courant (1883), je descendais de Q ébec à Tadonsenc (daus le dit Comté de Saguenuy), n ja réside, à bonl du batean-à-vapeut “ Le Saguenay” Capt. Barras. — Parmi les officiers du dit bateau-à-vapeur, je reconnus le nommé Bernier, lequel occupait alors la position de “ second capitaine.”
J'ai dit “reconnu” jurceque de fait j'avais connu le dit Bernier sur la Côte du Nord dit Counté de Sagnenay, durant l'été de 1882. Il était le commandant d’un yatch ou petit batean de plaisir, loué par le Baron de La Grange et le Vicomte de Jalhacüt, en partie de chasse et de pêche sur Ja dite Côte du Nord. Comme nous avions visité les même localités, la conversation roula naturellement sur des réminiscenses de voyage, — Incidentellement il fut question de “ Mgr Chs. Guuy, Protonatuire Apostolique, du Diocèse de Rimouski, lequel avait été le compagnon de voyage du dit Buron de Lagrange, ternporairement (8 on 1% jours je crois». Voici aussi textuellement que possible les paroles du sus-nommé Bernier, en cette circanstance.
“J'ai appris que Mgr Guay avait été accusé d'ivro- “ gnerie lorsqu'il a été à mon bord, avec le Baron de “ Lagrange. — Ça me surprend beaucoup, car, À part une “ couple de fois, où il a pris un pen de vin léger (du “ cluret), pendant les longues veillées du bord, où il me tenait “ compagnie, je n'ai rien vu dans sa conduite de nature à “ le supposer enclin à la boisson. — Il s'est toujours tenu “ comme un prêtre doit se tenir.”
Ces dites paroles ont été ainsi dites de la part du dit
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Bernier, sans provocation de ma part : elles sont veures: proprio molu.
Eu foi de quoi, j'ai apposé mon seing et sœuu à lm présente déclaration, à Tudonssae susdit, dans le dit Eomté de Sugnenay, ce vingt veuvième jour du novembre-
(Signé) FRS.-H, O'BRIEN,
Magistrat Stipendiaire.
Dist, de Sag, Place du seen. l. Q.
No 10
Je soussigné, euré de Donglastown, comté de Gaspé, déclare solennellement que duns l'été de mil hit cent quatre-vingt un et duns l'été de mil huit cent quatre-vingt deux, avoir accompagné Son Excellence Monseigneur Charles Guay, Protonotaire Apostolique æl ënstar, dans ks missions de la côte Norl et des [les adjacentes, alors que j'étais curé à St-l'ierre de ln Pointe-anx-Esquimaux, Côte-Nord, Que Monseigneur Charles Guay est venu plusieurs fois chez moi et j'ai passé des semaines et des semaines uvec lui daus ces deux missions sur les côtes du Nord, et je certifie ue le dit Prélat a rempli sa mission à ma grande satisfuction et la grande satisfaction de tous eeux qui ont le plaisir et l'avantage de le voir et de le connaître, Que pendant tout le temps que j'ai été avec lui, que sa conduite a été non seulement bonne, mais même exemplaire, et que si quelque chose de répréhensible était arrivé que j'en aurais certainement entendu parler. de n'ai entendu dire que du bien de lui et des lonanges pour
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'accomplissement de ces lointaines et difficiles. n issiuns, Je repousse comme mensonger et calomnieux certains bruits que des personnes ont fait courir pour des raisons änavouables contre la bonne conduite du digne prélat.
du fuis cutte déclaration solennelle la croyant consciencieusement vraie et pourêtre-employée par Mgr Gnay pour toutes fins qu'il jugera à rropos.
Douglastown, le cinq juin, mil huit cent quatre-vingt quatre,
(Signé) DUNCAN GILLIS, Curé de St-latrick de Donglastown co, Gaspé, dl’, Québec,
Noîl
Je soussigné, prêtre, vicaire à Notre-Dame de la trande-Rivière, comté de Gaspé, déclare solennellement que dans l'été mil huit cent quatre-vingt-un, ‘lors que j'étais missionnaire sur la Côte-Nord, uvoir accompagné pendant environ deux mois Monseigneur Charles Guay, lrotonotaire Apostolique ; délégné jar Sa Grandeur Monseigneur Jean Langevin, évêque de St-Germain de Rimouski, pour administrer le sacrement de confirmation dans ces parages lointains. Je certifie par la présente déclaration, avoir été constamment avec lui durant toutes les missions de l’année sus-dite, l'avoir accompagné dans toutes les missions depuis le Blanc-Sablon jusqu'aux Seyt- Îles, uvoir fuit le tour de l'île d'Anticosti en sa compagnie et des îles adjacentes, que pendant tout cet espace de teunps su conduite a été celle d'un digne prêtre, et qu'il a accompli