DES
Aeeusations de FEveque de Chicoutin
Mgr Chs. GUAY, Prot. Apost.
Ni vis pacem para bellum.
STRICTEMENT CONFIDENTIEL
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A Su Grandeur
Monseigneur de Chicoutimi,
à Chicoutimi.
Je suis sérieusement informé que Votre Grandeur répète avoir entendu dire des choses plus que désagréables sur mon compte, pendant son séjour dans la Ville Etwrnelle.
Votre Grandeur sait Elle mème par l'enquête qu'Elle a tenue sur ma conduite, le 26 Janvier,1882, que j'ai des ennemis secrets et cachés qui cherchent à me perdre de réputation auprès de mes Supérivurs Écclésiastiques et de mes confrères, et je lui dirai que les mêmes sccusulions sont encore répétées à l'occasion de mon second voyage de l'été dernier, sur les côtes du Labrador. Comme je suis intéressé plus que personne à connallre cu que l'on dit à Rome sur mon compte, je prie bien respectueusement Votre Grandeur d'avoir la charité de m'en informer et Elle obligera beaucoup celui qui a l'honneur de se souscrire, Le trés-humble et très- dévoué serviteur, Cohovs, NY. 8 avril 1883.
Chicoutimi, 17 avril 1883.
Rvd. M. Chs. Guay, Ptre.
Cohoes, N.-Y.
Monsieur, En réponse à votre lettre, je dois vous dire qu'il serait judigne d'un Évèque de jouer le double rôle que
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vous m'attribuez, celui de mouchard et celui de délataur.,
Toutefois, pour votre consolation, je peux ajouter que, à Rome, je n'ai entendu personne porter contre vous aucune accusation grave.
“ Votre servikent,
(Sigué) Dos. Ev, de Ghicoutimi.
A Sa Grandeur, | use 1e Monseigneur de Chicontimi, |
à Chicoutimi,
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Monseigneur,
J'ai l'honneur d'accuger réception de votre lettre du 17 courant.
de prie bien respectueusement. Votre Grandeur de daigner croire que je n'ai jamais cu l'intention de l'aceuser de jouer le double rôle de mouchard et de délateur, J'ai une trop haute opinion demes Supérieurs Ecclésiusliques pour cela.
Si quelques termes de ma lettre du 8 courant la laisse sous cette pénible impression, je Lui en demande excuse et pardon, en Lui déclarant bien franchement que je n'ui jamais eu celte intention, seulement je vou-
. lais avoir des renseignements certains, car on Lui fait
dire bien des choses sur mon compte,
Ainsi tout dernièrement encore, un prètre du séminaire de Québec, disait dans la ville de Montréal, devant des prètres et des laïques que Votre Grandeur avait emporté de Rome une lettre au St. Père demandant la confirmation de mon titre et la lettre de refus, me trai-
ant du fourbe, d'imppsteur, ele. et avec beaucoup d'autres épithites du mème genre,
Ces choses se répettent à Québec, à Montréal, et ailleurs et on s'antorise du nom de Votre Grandeur pour débiter sur mon compte toutes espèces d'injures et de calumnivs, L'origine de toutes ces injures et calomnies vieut de certains prêtres de Québec.
Je vous remercie bien sincèrement des renseignemuouts donnés et veuillez me croire,
Monseigneur, De Votre Grandeur, Le tout lévoué et fidèle serviteur, (Signé) Cus. Guay, Prot, Apost.
Cohoes N..Y,. 24 Avril, 1883.
Sainte-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure, P. Q., 29 août, 1884.
À Su Grandeur
Mgr. Don. Kacine,
Evèque de Chicoutimi, à Chicoutimi.
Monseigneur,
Je viens vous demander très-respectueusement sur quels témoignages vous vous êtes appuyé pour m'accuser
calomniensement, le premier de juin dernier, chez les Révérends Pères Oblats, à Saint Sauveur de Québec, eu
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