ER DT TE PTE
cet achat sont à Ottawa. La rente cette année là a été de 860.00.
70 La rente des rets pour l’année 1886 et 1887, par une assemblée publique de la tribu, tenue dans la sa-cristie de leur Eglise, le 16 du mois de mai 1886, «il fut unanimement résolu d'employer la rente de ces deux années faisant une somine de 875.00 pour l'an dernier, et probablement la mème somme l'été prochain pour l'achat d’une nouvelle cloche.» Nous aurons cette cloche l'été prochain dès que la rente des rets sera payée pou: 1887. Catte cloche nous sera fournie par le marchand Venner, de Campbellton.
Cette sloche que nous avons maintenant est trèsvieille, et j'ai entendu dire par les ouvriers qui ont réparé le clocher de notre église, l'été dernier, qu'elle était brisée. Elle sonne encore il est vrai, mais elle est loin d'avoir un bon son. Je me rappelle que les sauvages ont menacé, au moins quelques-uns, de s'emparer des. agrès de pèche, et de ne laisser pêcher personne, s'ils n'avaient cette nouvelle cloche.
Cette résolution des sauvages à été ensuite approuvée par le Gouvernement.
80 Je certifie avoir signé le compte de M. R. O’Leary et que ce compte est bona fide. C'est moi qui ai distribué les etfets aux Sauvages.
9o M. le marchand Venner livrera notre nouvelle cloche dès qu’il aura reçu la rente des rets pour 1887. Je me suis assuré de cela moi-même.
100 Je déclare que Mgr. Chs. Guay n’a jamais vendu un seul morceau de bois, sur la Réserve des Sauvages.
110 Mgr. Chs. Guay m'ayant communiqué les accusations portées contre lui, je déclare que toutes ces accusations sont fausses et mensongères.
120 Je déclare que l'automne dernier, les chemins
3 ges.
s ACCUs accU-
IL] emins
sur notre Réserve ont été réparés ainsi que des ponts ; et les Sauvages mentent en disant qu'il n'y a pas eu de pont de réparé.
Voyez par là leur mauvaise fois en tout, au moins un certain nombre,
130 Je déclare que jamais un agent et un prêtre ne s'est plus dévoué pour nous que le fait Mgr. Chs Guay depuis qu'il est avec nous.
Toute la mission est déjà complètement changée.
Je déclare que Monsieur W. A. Austin du Département des Affaires des Sauvages qui était ici, l'automne dernier, à élé grandement trompé par les sauvages et ceux-ci avaient intérêt à le tromper dans l'espoir de recevoir plus du Gouvernement.
Je fais cette déclaration solennelle la croyant consciencieusement vraie, en vertu de l'acte passé dans la trente septième année du règne de Sa Majesté, intitulé :
« Acte pour la suppression des serments volontaires et extra-judiciaire. »
(Signé) PoLycaARPE ManTiN, Chef.
Je certifie que la signature ci-dessus est celle de M. Polycarpe Martin, et écrite par lui-même.
Ste Anne de Ristigouche, 6 mars 1887.
(Signé) Ant. LeBlanc, Ptre.
Attesté devant moi, à Campbellton, le 19 mars 1887.
(Signé) A. VENNER, J. P.
Je soussigné, demeurar Auue de Ristigouche, Comté de Bonaventure, » si, Chs Guuy, déclare s0-
lennement ce qui suit m ue justice lui soit rendue par qui de droit :
10 Je déclare que tous les comptes envoyés au Dé partement des Sauvages à Ottawa, portant ma signature sont exacts et corrects.
20 Je certifie que c'est moi-même qui fait la distribution aidé de Mgr. Chs Guay et du chef de la tribu, et que les Sauvages reçoivent toujours plus que ce à quoi ils ont droit et qu'ils sont presque toujours ici à demander quelque chose par charité.
Je fais cette déclaration solennelle, la croyant consciencieusement vraie en vertu de l'acte passé dans la trente septième anuéc de Sa Majesté, intitulé : « Acte pour la suppression des serments solennels et extra judiciaire. »
(Sigué) HoNoRé Guary.
Attested before me at Cross P'oiut, P. Q,. this fifth day of March 1887.
J. ALBERT VERGE, d. P.
Ste-Anne de Ristigouche,
Co. Bonaventure, 10 juin 1886.
Mgr Chs Guavy,
Dt à French Isaac, comme constable 15 jours de service, mois de juin... dns rl een SEE r 6664 815.00 20 jours de service, mois de février...…......... 20.00 15 jours de service, mois de mars....,................. 15.00 15 jours de service, mois d'avril... 15.00 $ 65.00
Reçu paiement ce jour.
sa Frexca X Isaac.
marque
Témoin : (Signé) HoxoRé Guay.
ce Ste-Anne de Ristigouche,
Co. Bonaventure,
24 mai 1885,
Mgr Chs Guay, Dt à
Wie. Bouoreiu,comme constable, 8 jours de service, mois de Nov... 8.00 12 jours de service, mois de Déc... 12.00 1886—2 jours de service, mois d'Avril... 2.00 10 jours de service, mois de Mai... 10.00
Reçu paiement ce jour.
sa Wizz X Boupneau.
marque
Témoin : (Signé) Honoré Guay.
Ste Anne de Ristigouche,
Co. Bonaventure, 22 Novembre 1886.
Mgr Chs Guay, Dt à
Wizi. Boupreau, comme constable, du 8 Sept., au 31 Octobre, 53 jours à 81.25.................,....8 66.25
Reçu paiement ce jour.
sa Wie. X Boupneau.
marque
Témoin : (Signé) HONORÉ Guary.
Je soussigné, William Boudreau,maître charpentier, demeurant à Ste-Anne de Ristigouche, comté Bonaventure, déclare ce qui suit pour que justice soit rendue à Mgr Chs Guay :
10 Je déclare solennellement avoir vendu à Mgr Chs. Guay pour 833.78 de cèdre pour réparer plusieurs petits ponts sur la Réserve des Sauvages de Ristigou-
che.
20 J'ai travaillé moi-mème à la confection et aux 0 réparations de ces ponts.
DO 30 Lorsque M. W. A. Austin m'a demandé l'automne DO , dernier, quelle était la quantité de bois que j'avais ven- 00 du à Mgr Chs Guay, je ne me le rappelais pas, étant pris
à l’improviste.
40 Je distingue parfaitement bien les chiffres et je chitfre moi-même,
Je fais cette déclaration solennelle la croyant consciencieusement vraie, en vertu de l’acte passé dans la trente-septième année du règne de Sa Majesté, intitulé, ‘ Acte pour la suppression des serments volontaires etextra-judiciaires.”
sa Wicciam X Boupr&au,
marque
enr
Attested before me at Cross-Point, P. Q, this fifth of March 1887.
Signé: J. ALBERT VERGE, J. P,
Campbellton, March 23rd 1887.
We the undersigned, firstly: certify having sold certain goods to the Rt. Rev. Charles Guay, which we understood were for the Indians and the same day afterwards the Rt. Rev, Cas Guay, came to our store and told us that the Government counted an account from” him for what goods he had distributed among the Indians and to please make out an account for him and to put in the same agc what goods he had himself given the Indians when he was making hisdistribution, which account we made out at his dictation and which was made in good faith and without any intention on our part to deceive the goverment.
Secondly : The Rt. Rev. Charles Guay never sold us any lumber on the Indian Reserve, but we have bought lumber from the Indians which they themselves cut, In the Spring of 1885 we paid the Rt. Rev. Chas Guay the sum of seventy five (875) dollars for Stumpage duties on said lumber in the spring of 1886 for stumpage on lumber cut on the Indian Reserve that winter, we paid the Rt. Rev. Chas Guay in deals and boards, which we understood were to be used in the construction and repairs of the Church property on the Indian Reserve. This lumber was got at our millalready sawn.
(Signé) Murray BroTHERs.
per Richard O'Leary.
(TRADUCTION
Campbellton, mars 23, 1887.
Nous soussignés, premièrement: certifions avoir vendu cértains effets au Très-Rév. Charles Guay, lesquels
nous avons compris être destinés aux Sauvages, et le jour suivant, le Très - Rév. Charles Guay vint à notre magasin et nous dit que le Gouvernement désirait un compte pour ces effets qu'il avait distribués aux Sauvages, et de vouloir bien lui faire ce compte et de mettre dans le même compte les effets qu'il avait lui-même don. nés aux Sauvages lorsqu'il avait fait sa distribution, lequel compte nous avons fait sous sa dictée et lequel a été fait de bonne foi et sans aucune intention de notre part de tromper le Gouvernement.
Secondement : Le Très-Rév.Charles Guay ne nous a jamais vendu de bois sur la Réserve des Sauvages, mais nous avous acheté du bois des Sauvages, qu'iis avaient eux-mêmes coupé. Au printemps 1885, nous avons payé au 'Très-Rév. Chs Guay la somme de soixante et quinze piastres (875.00) pour droits de coupe sur le dit bois. Au printemps 1886, pour coupe de bois sur la Réserve des Sauvages, nous avons payé au Très-Rév. Chs. Guay en madriers et en planches que nous avons compris devoir êtreemployés ei construction et réparation de la propriété de l’église sur la Réserve des Sauvages. Ce bois venait de notre moulin tout scié.
(Signé) Murray BnoTHens,
par Ricaard O'LEany.
Ste-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure,
25 Août, 1887.