‹ Mémoires (extaits) [microforme]Chapitre 34 sur 82 · ERP RER CR EEE TRE EN RÉ SEE · texte numérisé non relu

ERP RER CR EEE TRE EN RÉ SEE

d'accusations. Si on m'attaque, je suis disposé à me défendre, même publiquement si cela est nécessaire. Je ne vois dans tout cela que le fanatisme orangiste qui domine,

dit-on, dans ce Département.

On voudrait me destituer comme agent, pour nom-

mer un protestant, afin d'ôter au missionnaire toute influence sur les sauvages. On voudrait faire protestants ces sauvages, et la conduite si extraordinaire de M. Austin

me l'a grandement prouvé.

Pourquoi est-il venu prècher ici parmi mes sauvages

qui sont tous catholiques ?

Pourquoi m'atil accusé de tromper les sauvages

sans même m'entendre ?

Pourquoi a-t-il fait tont son possible pour mettre le

trouble dans la mission qui étaitalors tout-à-fait paisible ?

Si le Département avait à faire des perquisitions, * pourquoi n'a-t-il pas envoyé un catholique et non un fanatique protestant, qui appartient à l'Armée du Salut, et qui prèche tous les dimanches à Ottawa ?

Le Département voudrait mettre le trouble ici, comme il a réussi en quelques autres endroits du pays parmi les sauvages.

La visite ou perquisition du dit M. Austin à fait ici un mal incalculable, et il sera bon que le public en soit

informé en temps et lieu.

Pourquoi le Département des Affaires des Sauvages

refuse-t-il de reconnaître Polycarpe Martin, comme chef? C'est qu'il veut nommer un chef qui fasse la guerre au missionnaire, et par ce moyen réussir plus tôt à conduire ces sauvages au protestantisme ?

M. Vankoughuet vous a donc menti en vous disant qu'il n'avait envoyé ici M. Austin que pour les travaux de notre maison d'école.

J'aurais encore bien des choses à vous dire, mais je

termine.

Bien respectueusement, etc.

(Signé) Cus Guay, Prot. Apost.

Sainte-Anne de Ristigouche,

Co. Bonaventure, P. Q.

14 fév., 1887.

A Sa Grandeur,

Monseigneur de St-Germain de Rimouski,

à Rimouski.

Monseigneur,

J'ai l'honneur de transmettre à Votre Grandeur quatre déclarations solennelles Nos 1, 2, 3 et 4, au sujet de Basile Arseneau, puis deux reçus No 5 et 6, avec le ‘reçu de Basile Arseneau No 7, que je viens de trouver, par une providence spéciale, et qui était égaré.

Je demeure bien respectuneusement, Monseigneur, de Votre Grandeur,

Le tout dévoué serviteur,

+ (Signé)

Cas Guay, Prot. Apost.

No

Je soussigné, déclare solennellement ce qui suit, pour que justice soit rendue à Mgr Chs Guay par qui de droit :

10 Je déclare que je demeure avec Mgr Chs Guay, depuis le onze mars, mil huit cent quatre-vingl-cinq, et que Dlle Hermance Boudreau, aujourd’hui Dame Basile Arsenault, n'a jamais été servante de Mgr Chs Guay.

20 En juillet de la dite année Mgr Chs Guay s'est procuré une servante, et depuis cette époque jusqu’à son départ du presbytère, vers le dix septembre dernier, la dite Dile Hermance Boudreau n’a rien fait dans la maison, excepté, quelquefois, aider à la servante du presbytère à laver la vaisselle.

3o Loin de demander un salaire, elle devrait payer une pension à Mgr Chs Guay.

40 Basile Arsenault a pensionné quatre mois au presbytère, et n’a jamais été serviteur de Mgr Chs Guay.

50 Il m'a aidé à piocher le jardin, ce qui a duré à peu près quinze jours, et ensuite ii n’a à peu près rien fait dans le jardin, et chaque fois que Mgr Chs Guay s'’absentait de la mission, le dit Basile Arsenault s'absentait de son poste de constable.

60 Je n'hésite pas à déclarer que le dit Basile Arsenauit n’a pas gagné sa pension par l'ouvrage qu'il a fait pendant son séjour ici.

Je fais cette déclaration solennelle la croyant consciencieusement vraie en vertu de l'acte passé dans la trente-septième année de Sa Majesté ir..itulé (Acte pour la suppression des serments volontaires et extra judiciaires).

(Signé) HONORÉ Guary.

Attested before me at Cross Point, P.Q. this {th day of February 1887.

J. ALBERT VERGE, d. P.

No 2 Je soussigné, ingénieur en chef du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, déclare solennellement ce qui suit pour que justice soit rendue à Mgr Chs Guay, par qui de droit :

40 J'ai passé une partie de l'été dernier chez Mgr Chs

Guay, et j'ai eu occasion de voir plusieurs fois par jour Basile Arsenault, constable, sur la Réserve des Sauvages de Ristigouche, qui pensionnait avec moi chez Mgr Chs Guay.

20 Je n'hésite pas à déclarer que j'ai toujours vu le dit Basile Arsenault à ne rien faire, qu'excepté une seule fois Mgr Chs Guay lui a demandé de décharger quelques quarts d’une charette.

30 Qu'une pension de dix-huit piastres par mois avec le lavage est un prix très-raisonnable pour cet endroit.

40 Je déciäre aussi que Dame Basile Arsenault n'était point servante chez Mgr Chs Guay, mais que loin de servir, elle se faisait servir par la servante de la maison.

5o Je ne puis comprendre que le dit Basile Arsenault et son épouse Hermance Boudreau aient l'audace de demander un salaire comme serviteur de Mgr Chs Guay, mais qu’au contraire ils devraient payer tous deux une pension à Mgr Chs Guay.

Je fais cette déclaration solennelle la croyant consciencieusement vraie en vertu de l’acte passé dans la trenteseptième aunée de Sa Majesté intitulé (Acte pour la suppression des serments volontaires et extra-judiciaires). Dix-sept mots en marge, bons.

(Signé)

D. LeDuc, Ingénieur en Chef du Chemin de fer de la B.des C.

Campbellton N. B. ve devant moi ce 1le jour de février 1887.

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