‹ Mémoires (extaits) [microforme]Chapitre 39 sur 82 · ON · texte numérisé non relu

ON

Ste-Anne de Ristigouche,

Co. Bonaventure, ler nov. 1887.

Réd. Ocr, Dnareau, Ptre,

Curé, St Charles de Caplan,

Monsieur le curé,

En réponse à votre lettre du 27 du mois dernier, d'après votre demande, je suis prêt à tout oublier, et à suspendre ma plainte.

Tout à vous etc.

(Signé)

Cas Guay, Prot. Apost.

FX. Leueux, Ecr.,

Avocat, Québec,

Monsieur,

Messire Octave Drapeau, curé de St-Charles de Caplan, répond à la lettre que je lui ai écrite de la part de mon évêque, qu'il demande la nomination par Monseigneur de Rimouski d'une commission d'enquête pour la satisfaction des parties intéressées.”

Ce Monsieur espère que « Sa Grandeur épuisera tous les moyens à sa disposition avant de permettre des procédures qui, étant devenues publiques, produiraient du scandale.” |

Vous voyez que ce Monsieur s'accorde avec vous sur ce point,

Maintenant vous proposez-vous de demander vousmême cette enquête au nom de vos clients conjointement ? et, dans ce cas, quels sont les témoins que vous voulez faire entendre ? Quelle est leur adresse ?

Quant aux dommages que vos clients paraissent de. voir réclamer, qu'entendez-vous par le «minimum de ce qu'un tribunal civil imposerait en pareil cas ?» Devant le tribunal ecclésiastique, s’il est accordé des dommages, ils sont déterminés par la preuve faite devant lui.

Les plaignants pourront se faire représenter par leur procureur; mais prévenez-les, s’il vous »lait, qu'ils devront déposer entre les mains du Chancelier la somme de vingt piastres pour l'entrée de la cause et le paiement des frais préliminaires.

Je demeure, Monsieur, Votre très-humble s-rviteur,

(Signé) EomonD LANGEviN, V.-G.

Rimouski, 9 nov. 1887.

Evêché de St-Germain de Rismouski, 15 novembre 1887.

Mgr Cas Guay, Pr'ot. Apost., Ristigouche.

Monseigneur,

J’ai reçu la copie de la lettre que vous avez adressée à M. O. Drapeau, curé de StCharles de Caplan. Si l’affaire en reste là et que vous en veniez tous deux à un

arrangement à l'amiable, j'en bénirai le Seigneur et m'en réjouirai sincèrement.

Mais je désirerais savoir si, par cette réponse, vous retirez la plainte que vous aviez mise devant moi.

Votre bien dévoué,

(Signé) JEAN, Ev. de S..G. de Rimouski.

Ste-Anne de Ristigouche,

Co. Bonaventure, 20 nov. 1887.

A Sa Grandeur,

Monseigneur de St-Germain de Rimouski,

à Rimouski.

Monseigneur,

J'ai le plaisir d’accuser réception de votre bonne lettre du 15 de ce mois, et je dois informer Votre Grandeur que ma plainte contre le Rév. Oct. Drapeau, n’est seulement que suspendue.

Ce Monsieur doit venir ici prochainement, et j'espère régler le différend à l'amiable ainsi que celui de mes serviteurs.

Je veux arriver à ce que M. Oct. Drapeau s'occupe de ses propres affaires, et me laisse en paix au milieu de mes sauvages. Voilà tout ce que je désire. Si vis pacem para bellum.

Bien cordialement, le tout dévoué serviteur,

(Signé) Cas Guay, Prot. Apost.

St. Charles de Caplan, 22 nov. 1887.

Mgr. Cas. Guay. P. A, Ristigouche, Mon cher confrère,

Je n'ai jamais coutume de dire à personne ce que je fais pour l’hc:.1eur et le bien de la religion, cela étant opposé à mes principes ; cependant, cette fois-ci, je me permetterai de déroger à mes principes, pour vous prouver que vous aviez bien tort de me regarder comme un ennemi acharné, quand mème les difficultés commencées auraient leur cours. Je dois vous dire que lorsque je me suis aperçu que la difficulté entre vous et Basile et Hermance devenait connue à Dalhousie et que la chose était déjà entre les mains d’un avocat dont le nom m'échappe dans le moment, j'ai payé $50.00 de ma poche, pour faire taire tout bruit et Leur procurer le moyen de gagner leur vie. Disons que je l'ai fait plus pour le bien de la religion que pour vous personnellement, mais toujours est-il que vous en avez bénéficié. L’auriez-vous fait pour moi ?

Quel est celui qui s’est offert pour intervenir au moyen de ses deniers, ajoutons-y mème l'autorité diocésaine ? C’est l'ennemi qui, ne disant rien, et souffrant la persécution, a arrangé cette affaire. Je puis vous le prouver quand vous le voudrez.

Vous êtes le premier auquel je le dis, je ne l'ai pas même dit à l’'Evèque, et c'est la première lois depuis que je travaille au ministère que je dis une chose de ce genre, que j'ai faite pour l'honneur de ia religion. Je ne l'aurais peut-être pas fait si la chose m’eut regardé moi-même.

Il est très-probable que je serai appelé à Québec dans quelques temps, et si je n'arrive pas trop tard à Cross-

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Point, je me propose de vous faire visite. Ce sera la première fois que je passerai par là depuis mon départ,

Je vous demande de ne communiquer à personne la confidence que je vous fais, car on dit que le bien connu à déjà eu sa récompense.

Espérant que vous allez de mieux en mieux,

J’ai l'honneur d'être, votre tout dévoué,

(Signé) Ocr. Drapeau, Ptre.

F.-X. Lemieux, Ecr.,

Avocat, Québec,

Monsieur,

J'ai reçu.la réponse de Messire Octave Drapeau, curé de St-Charles de Caplan, à la proposition d’accommodement que vous avez faite par votre lettre du 11 novembre.

M. Drapeau à qui j'ai écrit le 15 pour lui en faire part, n’a répondu le 5 déc.: «qu’il est prêt à faire la «paix avec Mgr Chs Guay et les autres, pourvu que des « deux côtés il soit pris engagement d'abandonner toutes «procédures et de cesser toutes récriminations. »

« Pour ina part, ajoute-t-il, je suis prêt à mettre dans « Poubli tout ce qui a été dit et fait, mais à la condition «que ce soit un règlement final.

« Mgr Guay. dans sa lettre, montre des alissdlitags

« à régler tout différend qui existe entre nous, y compris «ses serviteurs. »

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Quant à nn dédommagement en argent, M. Drapeau déclare « qu'il n'a pas en l'intention de faire une telle « offre. »

Voilà le résultat de la correspondance qui a été échangée, et puisque Monseigneur Guay parait, d'après M. Drapeau, agir au nom de vos deux clients aussi bien que pour son propre comple, vous ferez peut-être mieux de laisser l'affaire se régler ainsi.

Je demeure, Monsieur, Votre très humble serviteur, (Signé) Epuonp LanGEevix V. G.

Rimouski, 10 déve, 1887.

.*. Ste-Anne de Ristigouche, Co. Bonäventure, P.Q, 7 juin, 1888 A sa Grandeur, | Monseigneur l'évéque de Rimouski, à Rimouski.

Monseigneur, J'apprends encore de différentes sources qûe M'le curé de’St-Charles de Gaplan; le Révd. Oct. Drapeau; mal-

gré vos avis, n’en continue pas moins à déblatérer sur mon comp'e, n'y aurait-il donc pas moyen de le brider

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une bonne fois. Je commence à être fatigué de ses baverdages et de ses insanités. sp:

Je prie votre Grandeur de vouloir bien: mettre un frein à sa langue trop bien suspendue.

Bien respectueusement, etc.,

(Signé) Cus Guay, Prot. Apost.

(TELEGRAMME) Ste-Aune de Ristigouche,

Co. Bonaventure, 20 oct. 1888.

Rev. Oct. DraPrau, Pire, Curé,

St-Charles de Caplan, Co. Bonaventure, P.Q,.

Vous serez heureux d'apprendre que mes trois clocloches sont enfin arrivées, depuis plüsieurs jours, et teriporairement installées sur des chevalets en face de notre église, en attendant un nouveau clocher pour les y recevoir.

Ces cloches sont bien belles et font l'admiration non seulement de mes sauvages, mais mème de tous ceux qui les entendent.

Ces cloches parties de la fonderie, Villedien-les- Poëles, Manche, France, le vingt du mois de juin dernier, ne me sont arrivées que près de trois mois après leur départ, par suite d'accidents arrivés au steamer qui les transportait.

Il est évident que lé diable s’est mis de la partie, car

ces cloches sont destinées à réveiller la foi dans plusieurs cœurs endormis.

Vous qui paraissez porter un si vif intérèt à la Mission des Sauvages de Ste-Anne de Ristigouche, surtout depuis que vous en êtes parti, vous serez heureux, j'en suis certain de connaître ces détails.

Si vous eussiez connu tous les ennuis que m'ont causé ces cloches, vous vous seriez exempté beaucoup de troubles à mon sujet, dans les chars, durant votre dernier voyage à St-Thomas, pendant la dernière retraite ecclésiastique et ailleurs.

Veuillez accepter mes salutations avec le présent télégramme pour vous tirer de toutes inquiétudes.

(A collecter 82.29.)

(Signé) Cns Guay, Prot. Apost.

A Sa Grandeur Myr JEAN LANGEvIN, Evèque de St-Germaiu de Rimouski,

à Rimouski.

Monseigneur,

Le soussigné, Charles Guay, Protonotaire Apostolique, et Missionnaire à Ste-Anne de Ristigouche, comté Bonaventure, expose respectueusement ce qui suit:

lo Que le Rév. Octave Drapeau, curé à St-Charles de Caplan, dans le dit comté de Bonaventure, au diocèse de St-Germain de Rimouski, a dit publiquement sur les chars de l’Intercolonial, le quatorze du mois d'aût der-

st,

nier ou vers cette date, et le dix-sept du mème mois, le

jour de l'ouverture de la dernière retraite ecclésiastique

à Rimouski, et devant des prêtres et des laïques: « Que « Mgr Chs Guay avait trompé tout le monde en bénis- « sant des cloches sous de faux prétextes, qu'il n'aurait « jamais de cloches, qu'il ne les avait jamais comman- « dées, que tout le clergé était mécontent contre lui, que « l'Honorable Honoré Mercier, Premier Ministre de la « Province de Québec, était furieux contre Monseigneur « Guay, que plusieurs parrains et marraines devaient «demander l'argent qu'ils avaient donné à l'occasion « de la bénédiction de ces cloches. tant ils étaient mécon- «tents contre le dit Mgr Chs Guay. La conversation « du dit Rév. Octave Drapeau qui a été environ de trois «quarts d'heure, le dix-sept du mois d'août dernier, «avec une dame» n’a été que pour parler mal du dit Mgr « Chs Guay. »

Cette dame lui objecta qu'elle avait vu elle-même les télégrammes envoyés et reçus par Mgr Chs Guay, au sujet de ces cloches. Il répondit: « Qu'il était facile d'en « faire des télégrammes et de les montrer ensuite, que «tout cela était faux, que Mgr Chs Guay n'aurait jamais «de cloches, qu'il avait fait cette bénédiction sous de «faux prétextes, que pour avoir de l'argent. »

La conversation du dit Rév. Oct. Drapeau à fort étonné et surpris cette Dame, car elle déclare «qu'elle «n'avait jamais entendu parler en mal de Mgr Chs Guay «avant cette conversalion du dit Rév. Oct. Drapeau.»

20 Que le dit Rév. Oct. Drapeau, dans les chars de l'Intercolonial, Le vingt-trois du mois d'août dernier, en revenant de la dernière retraite ecclésiastique, n'a accusé de simonie, et qu'au commencement d'octobre dernier, le dit Rév. Oct. Drapeau a encore porté coutre moi les mèmes accusations susdites, au sujet des cloches, c'est àdire: «Que Mgr Chs Guay avait trompé les gens au sujet

«des cloches, disant qu'il ne les avait pas commandées, «et qu'il n'en aurait jamais, et que sou but était unique- « ment pour faire de l'argent, »

Le même témoin ajoute : « Chaque fois que j'ai ren- « coutré le dit Rév. Oct. Drapeau, il s'est Loujours plu à «critiquer et à mépriser Mgr Guay.»

Le mème témoin termine par ces paroles :

«Je considere le dit Rév. Oct. Drapeau comme un «homme qui parle trop et ayant une mauvaise langue. »

3o Que le dit Rév. Oct. Drapeau m'a accusé de m'avoir rencontré en état d'ivresse, étant sous l'influence de la boisson, sur les chars de l'Intercoionialentre CGampbaliton et Delhousie, N. B. dans les premiers jours d'octobre dernier, disaut «qu'il m'avait refusé la main et de «me parler, parce que j'étais sous l'influence de Ja bois «son,» et appuyant cette noire calomnie sur les paroles suivantes de M. Joseph Dugal, capitaine de l'eAdmiral :» « Vous avez bien fait de lui refuser La main, aurait dit M. «le capitaine Dugal et de ne pas lui parler,en parlant de « Mgr Guay, car il était sous l'influence de la boisson. » Uu témoin ajoute: «Que je connais aussi depuis Jong- «temps le dit Rév. O. Drapeau, et que, à part plusieurs «confrères, un bon nombre de laïques ont manifesté « devant moi leur étonnement d'entendre le dit Rév. 0. « Drapeau parler anssi mal et aussi malicieusement de «Mgr Chs Guay.»

« Que, à cause de ces discours insensés, il est consi- « déré même par des laïques, comme un confrère dange- «reux avec sa mauvaise langue.»

40 Qu'au mois de juillet 1887, le dit Rév. Oct. Drapeau m'a accusé d’avoir fraudé le gouvernement fédéral au sujet d'une cloche pour les sauvages.

5o Que dans l'hiver 1886 à 1887, le dit Rév. Oct. Drapeau m'a calonnieusement accusé de faux dans mes

rapports officiels avec le Département des Affaires des Sauvages à Ottawa.

6o Que le dit Rév, Oct. Drapeau m'a accusé à ladate susdite d'avoir fait faire de faux serments à mes deux serviteurs, Honoré Guay et Guillaume Boudreau, dans le but d'arriver à mes fins, avec le susdit Département d'Ottawa.

70 Que le dit Rév. Oct. Drapeau m'a accusé à plusieurs reprises différentes d'abus de liqueurs alcooliques.

80 Que le dit Rév. Oct. Drapeau m'a accusé d’avoir pavé un grand nombre de lettres avec des timbres qui avaient ucjà servi, par conséquent d’avoir ainsi volé le gouvernement.

Vo Que le dit Rév. Oct. Drapeau m'a accusé d’avoir payé $300.00 à un nommé Rivet, pour lui faire dire qu'il avait contracté son premier mariage en boisson.

100 Qu: .e dit Rév. Oct. Drapeau n'a accusé d’avoir mis dans mon gousset le loyer des chaises de la chapelle St-Laurent, lorsque j'en étais le Missionnaire, m'accusant ainsi de vol.

Ilo Que le dit Rév. Oct. Drapeau se vante de m'avoir fermé la gueule, (textuel) par son avocat, lors de ma plainte à Votre Grandeur en octobre 1887.

120 Que le Rév. Oct. Drapeau dit, depuis quatre ans, avoir en ses mains, tous les papiers nécessaires pour me perdre.

130 Que le dit Rév. Oct. Drapeau ne se gène nullement d'interroger les laïques de son arrondissement sur ‘ ma conduite de prêtre, leur faisantsoupronner ainsi, par ses interrogations, toutes espèces de choses.

140 Que ie dit Rév. Oct. Drapeau est considéré par les confrères, au moins de son arrondissement comme nn prêtre très-dangereux à cause de sa mauvaise langue.

Telles sont, Monseigneur, les graves accusations que ce Monsieur répand, depuis plus de quatre ans, devant

des prêtres et des laïques, au détriment de ma réputation comme prêtre et comme citoyen, au grand scandale du clergé de votre diocèse, des diocèses voisins et de l'opinion publique ; troublant ainsi la paix dans une partie notable de voire diocèse, empêchant le bien de s'y faire, jetant le discrédit sur l'Autorité Episcopale, en autorisant plusieurs personnes graves et bien pensantes.à manifester leur étonnement de ceque la discipline ecclésiastique ne maintient pas avec assez de rigueur le silence et la discrétion, la charité et la gravité qui s'imposent à tous chrétiens et à tous prètres, en particulier, vis-à-vis du prochain.

Devant Dieu, devant ma conscience, et devant le public, je proteste contre ces accusations graves et calomnieuses, comme j'en ai déjà informé Votre Grandeur par une plainte authentique devant son tribunal, au mois d'août 1887.

ën autant que je suis au service de la religion, sous votre juridiction, je viens demander votre protection, après quatre longues années de patience.

Je supplie instamment Votre Grandeur de me per-

mettre au plus tôt de produire toutes mes preuves, au jour et à l'heure qu'Elle voudra, pour m'assurer de Sa part cette pleine et entière satisfaction à laquelle je maintiens avoir un droit imprescriptible et indérwiable.

Je demande donc en autant que mes preuves devant votre tribunal seront suffisantes, que le Rév. Oct. Drapeau, curé à St Charles de Caplan, dans votre diocièse, soit condamné :

lo À une rétractation complète devant toutes les personnes en présence desquelles il a faussement et Calomnieusement parlé de moi, comme le veut la théologie ; et que les termes de cette rétractation soient dictés par l’évè-que et adressée aux personnes susdites par le dit M. Dra pe au.

2? A payer tous les frais de la procédure devant l'off: cialité du diocèse de Rinouski, y compris les témoins et leurs voyages, etc. etc.

30 À me payer le minimum de la somme qu'un tribunal civil imposerait, en pareil cus, à tous détracteurs injustes et jaloux de la réputation et de l'honneur du prochain, laquelle somme sera par moi employée en bonnes œuvres. :

Dans l'espoir que Votre Grandeur prendra tous les moyens que la religion et la justice lui dictent pour me procurer la paix, en face des accusations qui continuent à peser sur moi et qui sont de nature à nuire à mon caractère public et à mon ministère sacerdotal, je ne cesserai de prier pour Sa conservation et Sa prospérité.

Je demeure avec le plus profond respect et la plus haute considération,

Monseigneur, De Votre Grandeur, Le trèghumble et très-dévoné serv. en NS.

(Signé)

CHs Guay, P. A.

Ste Anne de Ristigouche,

Co. Bonaventure, P. Q.

13 février 1889.

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