‹ Mémoires (extaits) [microforme]Chapitre 42 sur 82 · PLAIGNANT, CONTRE · texte numérisé non relu

PLAIGNANT, CONTRE

Messire Ocr. DrarEau, Ptre, Curé de St-Charles de Caplan, ?

IxTrimÉ.

Je soussigné, reconnais par les présentes, avoir porté contre Mgr Chs Guay, des accusations fausses, dans un grand nombre de circonstances et devant des prêtres et des laïques et ayant ainsi fait tort au dit Mgr Guay, dans sa réputation, je rétracte tout ce que j'ai pu dire de mal de lui, voulant que la présente rétractation soit portée à la connaissance des personnes auxquelles j'ai ainsi parlé du dit Mgr Guay.

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Les noms de ces personnes seront donnés à l'Officialité diocésaine de Rimouski par Mgr Guay, et je prie la dite Officialité de faire parvenir la présente rétractation à mes frais à toutes les dites personnes.

Je m'engage aussi par les présentes, à payer au dit Mgr Guay immédiatement la somme de cent piastres à titre d'indemuité, pour dépenses personnelles dans la présente cause,ainsi que tous les frais de la dite cause, aussi. tôt qu’ils auront été taxés par la dite Officialité.

Je m'engage par les présentes à ne plus mal parler du dit Mgr Guay, que je connais comme nn prêtre digne de la haute position qu'il occupe.

La présente rétractation sera considérée, de part et d'autre, comme un règlement final et général de toutes difficultés quelconques entre les parties jusqu'à ce jour, et sera consignée dans les régistres de l'Officialité.

OcravE Drapeau, Ptre, Curé Par Th. Cuase CasGnhaix, C. R.

Son Procureur dûment autorisé.

(Signé) Oct. Drarrau, Ptre, Curé.

J'accepte l'arrangement ci-dessus.

(Signé) Cus Guay, Prot. Apost. et Miss.

Contresigné, F. X. Lemieux, Procureur de Mgr Guay.

P.S.—II ne faut pas confondre le Rév. Oct. Drapeau, le signataire de cette rétractation, avec le curé de St- Ulric de la Rivière Blanche, son oncle, portant le mème nom, qui est un très-digne prètre.

Nota. C'est M. Chase Casgrain qui a rédigé lui-mème cette rétractation avec mon procureur M. F.X. Lemieux M. P. P.

Ce procès a coûté au Rév. Oct. Drapeau $ 800.

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ième PARTIE

Protestation du Clergé de Bonaventure contre la circulaire, du 4 mars 1890, de Monseigneur Jean Langevin, Evéque de St-Germain de Rimouski.

Séminaire de Rimouski,

26 août 1890,

Mgr J. LanGevin, Ev. de St-Germain de Riniouski,

à Rimouski, Monseigneur,

Le 14 du mois d'avril dernier, neuf curés et un missionnaire du Comté de Bonaventure avaient l'honneur d'adresser à Votre Grandeur une protestation au sujet de Sa circulaire du # mars de la présente anaée, 4e série No 36.

Comme Votre Grandeur n'a encore donné aucune réponse satisfaisante à notre susdite protestation, et que nous sommes toujours sous le poids de graves etinjustes accusations, nous nous trouvons dans la pénible nécessité de porter notre plainte devant le tribunal de Son Eminence le Cardinal Simeoni,Préfet de la Propagande, à Rome, à moins que, de cette date à dix jours, Votre Grandeur rappelle par une circulaire adressée à son clergé les deux derniers paragraphes de Sa circulaire du 4 inars dernier, comme le demande notre protestation.

Nous sommes autorisés par des signataires de la dite protestation à vous adresser la présente lettre,

Nous nous souscrivons très-respectieusement, Monseigneur, de Votre Grandeur,

Les Très-humbles serviteurs en N.-S.

(Signé) Gus Guay, Prot. Apost.

(Signé) P.N. THivierce, Ptre.

Evèché de St-Germain de Rimouski, 4 septembre 1890 Mgr Cus Guay, Prot. Apost.,

Ristigouche,

Monseigneur,

Avant de répondre à votre dernière lettre, je désire

CO) voir les membres de mon Chapitre, que j'ai d’ailleurs consultés avant de publier la circulaire en question à

mon clergé. Mes Chanoines s'assemblent le second jeudi

de chaque mois.

Rien à vous,

(Signé) JEAx, Ev. de S.-G. de Rimouski.

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Séminaire de St-Germain de Rimouski,

26 août 1890.

Nous, soussignés, autorisons par les présentes Son Excellence Mgr Charles Guay, Protonotaire Apostolique ad instar, du diocèse de St-Germain de Rimouski, à porter à Rome devant le tribunal de Son Eminence le Cardinal Siméoni, Préfet de la Propagande, notre plainte contre Mgr Jean Langevin, Evèque de St-Germain de Rimouski, datée du 25 août 1890, avec tous les autres documents se rapportant à la susdite affaire. + P. N. THiviëRve, Archiprètre, Chan. Horn. et curé de St-Bonaventure.

ie A. P. Béruné, Ptre, Curé des SS. Anges G. de Cascapédiac.

# CyP. LARRIVÉE, Ptre, Curé de N.-D. de Paspébiac.

SIMON FRAsER, Ptre, Curé de St-Jean l'Evangéliste.

AUG. GAGNON, Ptre, Curé de St-G. Port Daniel.

THéonorE Laxpry, Pire, Curé de St-£tienne de New-Carlisle.

Ta. Sur, Ptre, Curé de St-Godefroi.

A son Eminence Révérendissime, Monsieur le Cardinal SIMEoxi, Préfet de la Sacrée Congrégation

de la Propagande, à Rome, Eminentissime Prince,

Le 14 du mois d'avril deruier, j'avais l'honneur de remettre personnellement à Sa Grandeur Monseigneur Jean Langevin, Evèque de St-Germain de Rimouski, la protestation ci-incluse, portant la date du 26 mars 1890, signée par neuf curés et un missionnaire du Comté de Bonaventure, marquée de la lettre À, page 326.

Cette protestation a été présentée à Sa Grandeur pour nier les allégués contenus dans les paragranhes 2 et 3 de Sa circulaire adressée au clergé de son diocèse, à propos d'élection, datée du 4 mars 1890, IV Série No 36, portant la lettre B, page 329.

Ne recevant de Monseigneur Jean Langevin, aucune réponse à notre prolestation, le 31 mai dernier, je lui adressais la lettre filée au dossier CG, page 331.

Sa Grandeur me répondit, le 5 du mois de juin dernier, par une lettre filée au dossier sous la lettre D, page

Comme Monseigneur Jean Langevin, notre Evèque,

n’a donné encore aucune réponse satisfaisante à la susdite protestation, et que celle-ci ne peut &tre traitée devant son Officialité, lorsque lui-mème se trouve en cause, nous portons donc notre plainte devant Votre tribunal pour que justice nous soit rendue et cela pour les raisons suivantes :

lo Attendu que nous sommes toujours sous le poids de graves accusations portées par Sa Grandeur Mgr Jean Langevin, dans sa circulaire du 4 mars dernier ;

20 Attendu que cette circulaire cest devenue publique par la lecture et les commentaires qu’en à faits le

Rev. Oct. Drapeau, curé de St-Charles de Caplan, au diocèse de St-Germain de Rimouski, un dimanche, au prône de sa messe paroissiale, le 9 du mois de mars dernier, comme en fait foi la déclaration annexée au dossier sous la lettre E, page 332.

30 Attendu que les journaux plus particulièrement « La Justice » du 24 mars 1890, « Le Monde » du 28 mars

1890, « Le Canadien » du 3 avril 1890, et « Le Cultivateur» du 7 juin 1890, ont rendu les faits publics et que nous sommes toujours sous le poids de fausses accusations par les susdits journaux et par la susdite circulaire de Mgr Jean Langevin ;

40 Atiendu que Mgr Jean Langevin devrait être content et heureux de constater qu'il a reçu de fausses informations sur notre compte et qu'il devrait être le premier à le reconnaitre ;

50 Attendu que notre requète à l'Honorable Honoré Mercier est privée et confidentielle ;

6o Attendu que notre requête est restée privée et confidentielle et qu'elle n’a jamais été publiée par aucun journal ;

70 Attendu que celte requète est restée privée, qu'elle n’a jamais été publiée par aucun Journal ;

80 Attendu que si nous eussions fait la mème chose pour un homme du parti politique auquel appartient Mgr Jean Langevin, que Sa Grandeur n'aurait rien dit, mais qu'Elle aurait été satisfaite ;

90 Attendu que nous prétendons, à moins d'un jugement contraire, que nous n'avons pas outrepassé les limites des règles tracées par nos Conciles Provinciaux et les lettres collectives des Evèques de cette Province, en signant privément et confidentiellement cette dite requête à l’Honorable Honoré Mercier, le demandant dese présenter candidat dans le comté de Bonaventure pour les élections provinciales ;

100 Attendu que les laïques du Comté signaient, dans le même temps une requête à l'Honorable Honoré Mercier, le demandant de se porter candidat aux prochaines élections, laquelle requète était complètement indépendante de la nôtre ;

1lo Atterdu que la dite requête du clergé du comté Bonaventure n’a été signée par aucun laïque ;

120 Attendu que depuis la dite requête l’Hon. Honoré Mercier, Premier Ministre de la Province de Québec, à été élu par acelamation, le 10 de Juin dernier, dans le Comté Bonaventure ;

13o Attendu que sans la circulaire de Mgr Jean Langevin, du 4 Mars de la présente année, les laïques auraient complètement ignoré notre demande privée et confidentielle auprès le l'Honorable Honoré Mercier ;

lo Attendu que noire conduite eu cette atlaire à été conforme à une circulaire du ? Sept. 1878 de Mgr Jean Langevin adressée à son clergé : laquelle circulaire dit ce qui suit:

“20 En particulier c'est-à dire en conversation ou ‘“ quand l’on vous consulte, ne laissez pas croire, par ‘“ votre mutime où par vos réponses évasives que vous ‘“ êtes indifférents aux aflaires publiques, que vous ne “ mettez aucune distinction entre les partis politiques, et “que par conséquent peu importe pour quel candidat ‘ chacun donne son sutfrage. ”

150 Attendu que nous sommes restés bien en delans des limites tracées par la susdite circulaire ;

160 Attendu que la susdite circulaire du 2 Sept. 1878 continue ainsi ;

« Cette indifférence rour les affaires publiques pour « la prospérité ou la ruine du pays, supposerait chez un « prêtre une absence coupable de patriotisme, d'amour de « la patrie, à l'égard de son bonheur ou de son malheur. « Le clergé canadien a trop fait pour son pays surtout

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dans la Province de Québec, l'histoire lui assigne une « place trop large, et trop notable dans les épreuves que «notre petit peuple à eu à subir dans lé passé pour qu'il «consente aujourd'hui à abdiquer son noble rôle, à se «nullifier, à renoncer degaieté de cœur à toute influence « dans les affaires publiques, ce serait en vérité entrer «trop facilement dans les vues et les désirs de ses enne-

«mis ;

170 Attendu qu'en signant notre requête à l'Honora ble Honoré Mercier, nous nous sommes conformés aux instructions de notre Evèque contenues dans la susdite circulaire, puisse que sa Grandeur trouve coupable de manque de patriotisme, d'amour de la patrie, d'intérêt à l'égard de son bonheur ou de son malheur le prêtre qui serait indifférent aux affaires publiques ; or comme une élection est une affaire publique etdes plus sérieuses pour le bonheur ou le malheur de la patrie, nous avions donc le droit de nous en occuper, mème publiquement ; cependant nous ne nous en sommes occupés que privément et coufidentiellement ;

180 Attendu que la dite circulaire dit: «Prétendre equ'iln'y a pas de distinction à faire entre deux partis qui «ont un programme, des principes tout opposés, équivaut «à regarder comme une mème chose le oui et le non, le « bianc et le noir.

C'est encore pour nous conformer à ses avisde notre Evèque, que nous avons demandé l'Honorable Honoré Mercier de venir briguer les suffrages dans le Comté Bonaventure, puisque cet Honorable Monsieur a un programme bien arrèté, des principes bien connus mème de Rome, puisqu'il à réglé à la grande satisfaction de N. S. Père le Pape Léon XII, glorieusement régnant, la difficile et grave question des biens des Jésuites, puis-

qu'il a recu de Sa Sainteté le plus grand honneur qui

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ait jamais été décerné à aucun canadien avant lui, puisqu'enfin il est tout dévoué à l'Eglise ;

190 Attendu qu'on lit dans la dite circulaire, toujours du 2 sept. 1878 ; «afin que Dieu ait pitié de nous «et incline les esprits et les cœurs vers la vérité et la jus- «lice Vous annoncerez une grande messe votive pro qua- «cumque necessitate à être chantée le 10 de ce mois, jour «de la nomination. »

C'était à l'occasion de l'élection de Sir Hector Langevin, frère de Mgr Jean Langevin, que cette grande messe avait été ordonnée dans tout le diocèse. Il se présentait alors dans le comté de Rismouski et fut défait par une écrasante majorité ;

200 Attendu que dans cette affaire, c’est-à-dire, en adressant cette requête à l’'Honorable Honoré Mercier, nous avons agi comme citoyens, et non comme prêtres. Comme nous avons tous le droit de voter nous devons aussi avoir par conséquent le droit de choisir celui en qui nous avons confiance et pour qui nous voulons donner notre vole, et eu cela nous n'avous fait que suivre les avis de notre évèque donnés dans Sa circulaire du 2 sept. 18358. Nous avous de plus son exemple, du 18 septembre 1878, et du 4 décembre 1889: Mgr Jean Langevin, accompagné de son chancelier, allait donner publiquement son vote au candidat de son choix.

Telles sont, Eminence, les différentes raisons qui nous ont engagé à signer une requête privée et confidentielle à l’'Honorable Honoré Mercier, Premier Ministre de la Province de Québec, raisons qu'elle trouvera aussi dans notre protestation à Sa Grandeur Mzr Jean Lanygevin, Evèque de St-Germain de Rimouski, en date du 26 Mars 1890.

Telles sont aussi, Eminence, les graves accusations qui continuent à peser sur nous, accusations qu'elle trouvera dans la circulaire de l'Evèque de Rimouski, datée du 4 Mars !890.

Pour ces différentes raisons énumérées dans notre protestation du 26 Mars dernier, et dans le présent docu ment, nous portons notre plainte devant vote tribunal et nous demandons donc.en autant que nos preuves seront trouvées satisfaisantes ce qui suit :

lo Que Sa Grandeur Mgr Jean Langevin, Evèque de St-Germain de Rimouski, rappelle les deux dernières parties de sa circuiaire du 4 mars 1890, No 36. IV série, parceque ces accusations sont fausses et calomniatrices ;

20 Que Votre Tribunal se prononce sur l'interprétation des conseils et letires pastorales des Evèques, savoir si en signant privément et confidentiellement une requête où demande à l'Honorable Honoré Mercier le priaut de venir candidat dans le Comté Bonaventure, nous avons agi contre les conciles ou lettres collectives des Evèques de la Province de Québec ;

30 Que Mgr l'Evèque de Rimouski soit condamné à payer tous les fais de la présente cause, si votre sentence nous est favorable. Nous supplious, avec instance, Votre Eminencte de nous permettre au plus tôt de produire toutes nos preuves au jour et à l'heure qu'elle voudra, pour nous assurer de sa part cette pleine et entière justification à laquelle nous m‘intenons avoir nn droit imprescriptible et indéniable.

En autant que nous sommes au service de la religion nous demandons Votre protection.

Je demeure avec les sentiments de la plus haute considération et de la plus profonde vénération en baisant humblement Votre pourpre sacrée,

Eminence Révérendissime, le très-humble et très-dévouné serviteur en N.S. (Signé) Cs Guay, Prot. Apost.

Ste-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure, 10 Sept. 1890

à ÈË | :

eur Mgr JEAN LANGEVIN, Evèque de St Germain de Rimouski,

à Rimouski.

Monseigneur,

Nous, soussignés, curés et missionnaire dans le comté de Bonaventure, au Diocèse de Rimouski, exposons respectueusement à Votre Grandeur ce qui suit :

lo Attendu que Votre circulaire au clergé de Votre diocèse, datée du quatre mars de la présente année, mil huit cent quatre-vingt-dix, IVe Série, No 36, reproche tres-séverement aux membres du clergé du Comté Bona.: venture. au dit Diocese de Rimouski, d'avoir signé «une créquisition à un candidat pour quelque électon future «plus ou moins prochaine, » que ladite circulaire «conesidère le fait comme étant une infraction grave aux recommandations de nos Conciles Provinciaux spécia- «lement du quatrieme, une désobéissance aux Lettres « pastorales conjointes des Evêques,» avons l'honneur de dire à Votre Grandeur qu'en effet, dans Le cours du mois de janvier dernier, nous avons signé une requête à l'Honorable Honoré Marcier, Premier Ministre de la Province de Québec, lui demandant de venir comme candidat dans le dit comté Bonaventure, pour la législature locale aux prochaines élections ; mais que nous n'avons pas cru agir ni contre les recommandations de nos conciies Provinciaux, ni désobéir aux Lettres Pastorales des Evèques, et cela, pour les raisons suivantes :

(A) Parceque cette requête était privée et confidentielle ;

(B) Parceque nous ne sommes pas en temps d'élection :

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(C) Parceque une semblable requête avait été signé, il y a quelques années, par plusieurs membres du clergé du comté de Rimouski à Sir Hector Langevin, lors de sa présentation dans le dit comté de Rimouski ;

(D) Parcequ'il étiut entendu que la mème invitation sorait faite à Sir Hector Langevin, lors des prochaines élections pour la chambre Fédérale ;

(E) Parceque notre intention était de faire élire les deux susdits messieurs par acclamation, afin de sauver ainsi à notre peuple les dangers, agitation et désordres qu'entraine de notre temps, toute lutte électorale, et d'assurer à notre comté la bienveillante protection de nos deux gouvernements sans considération de partis ;

(F) Parcequ'ayant le droit de voter aux élections, nous croyions qu'il nous était également permis d'inviter privément et en particulier les hommes de notre choix à solliciter nos suffrages ;

(G) Parceque l'Hon, M. Mercier a reçu de Sa Sainteté Léon XIIT une des plus beiles décorations qui puisse être accordée à un laïque,et qu'il a réglé à la grande satisfaction du Pape la grave et difficile question des biens des Jésuites.

Attendu que la dite circulaire dit ce qui suit :

20 «On a mème été plus loiu ; plusieurs curés et mis- «sionnaires se sont mis à cabalzr, à courir les maisons «pour faire signer la dite réquisition, etc. ”

ILest de notre devoir de nier formellementetde protester énergiquement contre de telles accusations, parceque pas un de nous ne s'est rendu coupable de telles fautes ;

Attendu que la dite circulaire continue ainsi: 30 «mais ce n’est pas tout : quelques-uns oubliant encore da- «vantage leur position, ont osé empiéter sur les terri- «toires confiés à leurs confrères, et abandonnant leurs «propres fidèles ont été parcourir des paroisses qui

« n'élaient pas sous leur charge, et jnsqu'anx extrémités “ opposés du comté, et ce pendant des sumaines entières, » ILest également de notre devoir de nier formellement et de protester hautement contre ces accusations, parceque pas un seul de nous ne s'en est rendu coupable, Nous sommes profondément aflligés de constater que Votre Grandeur à été mal informée.

Nous demandons donc à Votre Grandeur de rapyeler les deux dernières parties de Sa circulaire du quatre mars de la présente a inée, IV Série, No 36, parceque Votre Grandeur a reça des informations fausses, mensongères et calomnieuses sur notre compte.

Si Votre Grandeur met en doute la vérité et la sincérité de nos protestations et de nos négations, nous la prions de tenir une enquête, et alors, dans cette enquête, nous nous faisons fort de confondre nos calomniateurs et nous ne cesserons de prier pour Sa prospérité et la conservation de ses jours.

Ste Aune de Ristigouche, le 26 mars 1890.

(Signé) Cus Guay, Prot. Apost. ad instar.

: P. N. Tuiviënve, Archiprètre, Chan. Hon. et curé de St-Bonaventure.

J. GaGXé, Ptre, Curé de Maria.

A. P. Bérugé, Ptre, Curé des SS. Anges G. de Cascapédiac.

Simon Fraser, Ptre, Curé de St Jean l'Evangéliste.

Cyr. LaRRIVÉE, Ptre, Curé de N.-D. de Paspébiac.

THéonorEe Lanpry, Pire, Curé de St-Etienne de New-Carlisle.

Ta. Sir, Ptre, Curé de St-Godefroi.

AUG. GaGNox, Ptre, Curé de St-G. Port Daniel.

Frs Cixo-Mars, Ptre, Curé de St-Alexis de Matapédia.

re.

Je, soussigné, certifie par les présentes que cette copie est conforme en tout à l'original présenté par moi à Sa Grandeur Mgr Jean Langevin, Evèque de St-Germain de Rimouski, le quatorze avril, mil huit cent quatre vingtdix.

(Signé) Cus Guay, P. A.

Certified before me at Ste-Anne de Ristigouche this 14th day of April 1890.

J. AcsenT VERGE, d. P.

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