‹ Mémoires (extaits) [microforme]Chapitre 63 sur 82 · Bonaventure, 6 Oct · texte numérisé non relu

Bonaventure, 6 Oct

A Sa Grandeur,

Monseigneur l’Evèque de Rimouski, à Rimouski.

Monseigneur,

J'ai l'honnevur de transmettre à Votre Grandeur une copie du journal de cette mission.

Quant aux autres comptes demandés, ils ne sont pas encore réglés définitivement.

J'ai encore quelques comptes à payer pour pouvoir der un état exact et satisfaisant, etc. (1)

Bien respectueusement, etc.

(Signé) Cus Guay, P. A.

Ste-Anne de Ristigouche, 10 oct. 1883 A Sa Grandeur, Mouseigneur de St-Germain de Rimouski, à Rimouski.

Monseigneur,

J'ai l'honneur de transmettre à Votre Grandeur les comptes demandés pour mes cloches et les comptes de ma maison et ses dépendances.

(1) N. B.—Les comptes dont il es! ici question sont ceux du nouveau presbytère avec ses dépendances, demandés par Sa Grandeur de St-Germain dans sa lettre du 4 octobre

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Quant à ces derniers comptes je ne puis les envoyer en détail, cela me prendrait trop de temps à les copier.

‘J'irai moi-mème vous porter mon cahier avec tous les reçus. (1)

Je serais trop heureux d'avoir votre visite ou celle de Monseigneur le Grand-Vicaire pour constater mes travaux ici.

Bien cordialement, etc.,

(Signé) Cus Guay, Prot. Apost.

Ste-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure,

21 juin 1889.

A L'honorable Hoxone MERGIER.

Premier Ministre de la Province de Québec, à Québec.

Mou cher Premier,

A mon dernier voyage à Québec, dans notre entrevue, vous m'avez fait comprendre que plusieurs Honorables Députés étaient sous l'impression que les $2,000.00 obtenues de votre Gouvernement,en juin 1887, n'avaient été accordées que pour la construction 4 un hôpital sur cette mission des sauvages de Ristigouche, et que cette somme avait élé appliquée à une autre fin.

QG) Le 6 novembre de la même année, un mois plus tard, je portais moi-même à Mgr de Rimouski tous mes reçus avec le cahier de mes comptes; ceux-ci se trouvent en détail dans le dit cahier que Sa Grandeur a gardé pendant plus de 12 mois,

Se

Pour dissiper toute fausse impression sur ce sujet, permettez-moi de vous citer les premières lignes de ma lettre du 20 juin 1887, adressée à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur en Conseil:

‘ Je viens vous demander respectueusement de laide “ pour la construction d'un hôpital et le logement du ‘ chapelain du dit hôpital à Ste Anne de Ristigouche. ”

Vous voyez que ces ligues sont parfaitement claires et je n'ai jamais écrit autre chose. Les 82000 ont donc été employées à la construction d'un logement pour le chapelain du dit hôpital.

L'argent perçu n'a donc pas été détourné de sa fin...

Je crois devoir vous douner ces quelques explications, afin de dissiper toute fausse impression à mon sujet.

Je demeure bien cordialement, Mon cher Premier, Votre tout dévoué serviteur,

(Signé) Cus Guay, Prot. Apost.

No 5 CABINET DU PREMIER MINISTRE, PROVINCE DE QUEBEC,

Québec, le 27 Juin, 1889.

Cher Mouseigneur,

J'accuse réception de votre honoré du ?1 courant, et suis heureux des informations que vous me donnez...

Votre bien dévoué, (Signé) Honoré Mercier, Monseigneur CHARLES Guay,

Ste-Anne de Ristigouche, P.Q,

No 6 Ste. Anne de Ristigouche Co. Bonaventure, 7 novembre, 1888, A Sa Grandeur, Monseigneur l'Evêque de St-Germain de Rimouski, à Rimouski.

Monseigneur,

J'ai été hier si occupé qu'ilm'a été impossible d'aller présenter mes hommages à Votre Grandeur avant mon départ de Rimouski.

Quant à mes comptes, je crois les avoir envoyés exactement, soit pour le nouveau presbytère, soit pour ses dépendances, etc.

Quant à l'argent reçu du gouvernement fédéral, il se trouve dans mes comptes de la Chapelle, annéé 1887, 8730.00.

L'argent provenant des bazars, collectes ou souscriptions volontaires a été uniquement employé pour la chapelle.

Je n'ai pas pris un seul denier pour le nouveau presbvtère et ses dépendances.

Votre Grandeur verra par Sa lettre du 10 août 1886, que j'étais autorisé à bâtir et à emprunter.

Elle verra aussi quelles étaient mes conditions, par

‘mes lettres du 98 avril, du 14 et 18 juin, du 11 août I8N6.

Vu les dépenses considérables que j'ai faites ici, et vu que j'ai desservi la mission St-Laurentde Matapediac pendant trois aus et demi, à peu près pour rien, il m'est impossible de faire présent à la dite mission de ce qu'elle me doit.

Je demeure avec la plus haute considération,

Monseigneur, De Votre Grardeur,

le tout dévoué serviteur, (Signé) Cus Guay, Prot. Apost.

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No 7 A Sa Grandeur, | Monseigneur l'Evèque de Rimouski, | à Rimouski.

| Monseigneur,

J'ai l'honneur de transmettre à Votre Grandeur les ‘ |. principales raisons qui militent en faveur de la construc: tion d'un hôpital à Ste Anne de Ristigouche.

lo Un hôpital est nécessaire en cet endroit pour y recevoir les sauvages malades, infirmes et les vieillards (| qui sont toujours assez nombreux dans la mission. | 20 Cet hôpital sera d’une grande utilité dans le cas L. d'accidents qui arrivent souvent sur les chemins de fer | de l’Intercolouial et de la Baïie-des-Chaleurs.

30 Cet hôpital servira aussi pour les malades, infir- | mes, vieillards du Comté Bonaventure.

40 Cet établissement servira encore aux matelots durant la belle saison. L'été dernier au delà de trente navires sont venus à Ristigouche et à Dalhousie.

0 On y recueillera de même les victimes des accidents qui arrivent duraut l'hiver dans les chantiers assez nombreux sur les rivières Matapédiac et Ristigouche.

6o Cet hôpital sera tenu par des Religieuses qui tiendront en mème temps l'école des Sauvages.

70 Je considère comme de la plus haute importance pour l'avenir des Sauvages, leur instruction religieuse, la conservation de la foi catholique parmi eux, que des religieuses soient chargées de cette école, vu qu'ils sont en contact continuel avec les protestants. L’enseignement du catéchisme et du français y seront l'objet d'une attention spéciale.

8o Ces religieuses pourront de plus visiter à domicile les Sauvages malades.

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90 Cet hôpital sera construit des deniers du Gouvernement Local, comme j'en tiens la promesse du Premier Ministre lui-même.

10 Cet hôpital sera soutenu par le Département des Sauvages d'Ottawa, qui devra venir à notre secours, et le Département de la marine, puisque cet établissement doit servir aussi aux matelots. De plus, il recevra une allocation annuelle du Gouvernement Local, et le Département des Sauvages devra payer une piastre par jour, pour chaque sauvage malade. Les religieuses recevront en outre, un salaire de deux cents'piastres par année pour tenir l’école.

Je demeure, Monseigneur, Avec considération,

Cus. Guay, P. 4. Ste Anne de Ristigouche

10 avril 1888.

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x Ol à No 8 Evèché de St-Germain de Rimouski, 14 avril 1888,

Vu les motifs exposés par Mgr Chs Guay, Missionnaire de Ste-Anne de Ristigouclie, dans sa letcre du 10 de ce mois à l'appui de la construction d'un hôpital dans la dite mission, à être Lenu par les Sœurs de la Charité ;

Nous approuvons ce projet comme devant ètre trèsutile, surtout en connection avec une école devant être confiée aux susdites sœurs; mais nous voulons qu'il n'y soit donné suite que lorsqu'il y aura promesse d’une aide suffisante faite à Mgr Guay, de la part du Gouvernement Fédéral aussi bien que du Gouvernement Provincial pour la construction: et l'ameublement de cet édifice, ainsi que pour le soutien de cet hôpital et des sœurs qui en auront le soin. .

Donné à St-Germain de Rimouski les jour et an que ci-dessus.

(Signé) Jean, Ev. de St-G. de Rimonski.

Vraie copie, Ste-Anne de Ristigouche, 27 janvier 1891.

Signé : Cr Guary.

No 9

CABINET DU PREMIER MINISTRE PROVINCE DE QUEBEC Québec, le 28 Mai, 1888.

Cher Monseigneur,

En réponse à la Vôtre du 23 mai courant, me transmettant copies de la correspondance au sujet de votre hôpital, je suis obligé, à mon grand regret, de vous rappeler ma dernière lettre, en date du 6 mai courant, et les expressions mêmes de Sa Grandeur Monséägneur de Rimouski qui a soumis son consentement à votre projet à la condition d’octrois suflisants des deux gouverne. ments pour assurer l'existence et le maintien de cet hôpital.

Vous comprenez comme moi que nous devons tous deux respecter cette condition, et que si votre Evèque désire réellement faire construire cet hôpital, il obtiendra de son frère, Sir Hector, une part convenable des octrois nécessaires.

Je regrette de ne pouvoir faire mieux pour le

moment, mais vous admettrez que la chose n’est guère

possible.

Veuillez croire, Monseigneur, à la considération avec laquelle je suis,

Votre tout dévoué (Signé) HoxorE MERGIER.

Monseigneur CHARLES GUaY,

Ste-Anne de Ristigouche, P. Q.

No 10

Ste-Anne de Ristigouche, 30 mai 1888, A Sa Graudeur, Monseigneur de Rimouski,

à Rimouski.

Monseigneur,

J'ai l'honneur de transmettre à Votre Grandeur copie d'une lettre de l'Hou. Premier de cette Province au sujet de mon hôpital.

Comme Votre Grandeur le remarquera, sans une aide convenable d'Ottawa, le projet de cet hôpital est à l’eau et sans Sa lettre du 24 avril dernier, j'avais la promesse de l'Hon. Premier d'obtenir de son gouvernement les fonds nécessaires pour la construction de cet hôpital et son ameublement,

Je n'ai jamais trouvé Votre lettre satisfaisante pour réussir dans mon projet, comme j'ai eu l'honneur de vous le faire remarquer alors.

Mais comme Votre Grandeur m'a refusé une autre lettre, j'ai été forcé de me servir de celle du 14 avril ultimo.............. PE PONNP TEEN AN ENENREPANEENREREANEETTEEs

Ce qui me fait le plus de peine dans tout cela, c'est que nous ne pourrons avoir des religieuses afin de tenir notre école des sauvages, et je considère que l'instruction donnée par les sœurs est aussi nécessaire que la présence du prètre parmi eux pour les conserver dans la foi catholique.

Que Dieu soit béni, j'ai fait mon possible.

Je demeure avec le plus profond respect,

Monseigneur, De Votre Grandeur, le tout dévoué serviteur, (Signé) Cns Guay, P. A.

Ste-Anne de Ristigouche, 27 janvier 1891.

À Son Eminence Révérendissime Prince, Monsieur le Cardinal A. E. T'ASCHEREAU, Archevèque de Québec, à Québec,

Eminentissime Prince,

J'ai l'honneur de remettre à Votre Eminence :

lo Mon journal ;

?o Mon grand livre ;

30 2? cahiers des bancs ;

40 mes réponses aux remarques de Sa Grandeur Mgr l'Evèque de Rimouski, accompagnées de dix-sept lettres ;

0 Les reçus du presbytère et ses dépendances 4

6o Les reçus de la chapelle ;

70 Les reçns pour trottoir ;

Jo Une liasse de papier venant de Mgr de Rimouski.

(Signé) Cus Guay, Prot. Apost.

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