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70 En 1887, semblable pic-nic qui, encore d’après moi, a rapporté 8500.00 à 8600.00.
80 J'ai entendu dire à Monseigneur Guay, lui-même, parlant du revenu de tous ces pic-nie, qu'il avait bien réussi et que le montant qu'il mentionnait avoir réalisé, était bien plus élevé que celui que je mentionne dans la présente déclaration.
90 De plus, il est à ma connaissance que toute la pierre devant servir pour les fondations du nouveau presbytère, a été charroyée par les Sauvages de la mission de Ristigouche, et cela pour rien, sans aucune rémuné ration. Îl y a eu de transporté par les sauvages et les blancs, au delà de deux cents voyages de pierre.
100 [Il est à ma connaissance, et je l'ai entendu dire à Monseigneur Guay lui-mème, à plusieurs reprises, en 1888, que le Gouvernement Local, lui avait donné cinq cents piastres, pour aider aux réparations de la chapelle, en ses deux mille pour la construction d’un hôpital.
lo Il a dit, lui, Mouseigneur Guay, en ina présence, avoir reçu du Gouvernement Fédéral, la somme de huit cents piastres, pour l'aider aux réparations de la Chapelle.
120 Il est de plus à ma connaissance, que Monseigneur Guay a retiré des Messieurs Murray & Bros en 1884 85 pour coupe de bois sur la réserve des sauvages, la somme de soixante quinze piastres, et en 1885-86 du mème fond de revenu, la somme de quatre cents quarante trois piastres, (8443.00) Il, Mgr Guay, permettait a coupe du bois sur la réserve des Sauvages, en retirait le paiement, et l’appliquait de la manière qu'il l'entendait.
130 Quant à la bénédiction des cloches, j'ai souvent entendu dire par différentes personnes, surtout des Anglais, qui demeurent à la mission de Ristigouche, que le profit de la bénédiction des cloches devait être de
treize à quinze cents piastres. Mais je ne puis pas affirmer cela par moi-même.
140 Le revenu des bancs de la Chapelle, rapportait environ cent quarante piastres par année, au moins pour deux années ; le prix étant de deux piastres par année pour chaque banc. Mais plus tard, Monseigneur Guay, a fait payer les banes cinq piastres chacun. Il nous disait qu'il donnait deux piastres pour chaque banc à la Chapelle, et que les trois autres piastres qui restaient pour chaque banc, il les gardait pour lui pour sa dime.
150 J'ai eu connaissance que Monseigneur Guay a fait un voyage à Ottawa pour les besoins des Sauvages, mais à Moutréal, je ne connais pas, je n’en ai pas entendu parler. Pour sun voyage à Ottawa, Monseigneur Guay m'a dit lui-mème, avoir pris cent piastres, du Revenu de la coupe du bois sur la réserve des Sauvages, pour payer ses frais de voyage à Ottawa.
. 160 Pendant le séjour de Monseigrieur Guay comme missionnaire de Ristigouche, sauf la première année, le bedeau de la Chapelle de la mission a été un Monsieur Guay qui demeurait avec Monseigueur Guay. Quant au salaire du bedeau Monseigneur Guay nous a dit luimème, qu'il ne payait que douze piastres au bedeau par année,
170 Quant aux quêtes, Monseigneur Guay m'a dit lui mème avoir ramassé sur la ligne du chemin de fer de la Baie-des-Chaleurs, trois cents piastres, qu'il a appliquées à la construction de son presbytère à Ste Anne de Ristigouche.
180 Je n'ai jamais eu connaissance que d’autres personnes que le bedeau, aient été employées à l'entretieu de la Chapelle. C’est le bedeau qui faisait l'ouvrage qu'il y avait à faire. L'ouvrage à la Chapelle se réduisait à peu de chose, car les gens de l1 mission donnaient le bois de chauffage tout prêt à mettre au poêle.
190 A moi, interprète, Monseigneur Guay me payait dix piastres par année, et à chaque fois que j'ai été payé de mon salaire, j'ai toujours signé les reçus moi-même.
200 A une assemblée des intéressés de la Mission de Ristigouche, à laquelle j'étais présent, Monseigneur Guay a demandé aux Sauvages qui avaient droit à une indemnité, à raison du terrain que la Compagnie du chemin de fer de la Baie-des-Chaleurs avait pris sur la réserve et sur les terres de certains sauvages, où passe la dite ligne, de lui abandonner cette indemnité, ce à quoi les sauvages n’ont pas voulu consentir.
210 Plus tard, Monseigneur Guay nous a dit qu'il avait eu du Gouvernement-Local par l'entremise de l'Honorable Monsieur Mercier, la somme de deux cents piastres pour le clocher de la Chapelle et cela à part les argents déjà reçus du Gouvernement.
220 de fais cette déclaration avec pleine et entière liberté, et la croyant conscienciensement vraie.
En foi de quoi, j'ai signé la susdite déclaration, à St-Germain de Rimouski, le vingt-sept janvier mil huit cent quatre-vingt-onze.
en = mg mn
(Signé) PoLycanPe Marin.