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No 15 Matapédia, 1er février 1889.
À Son Excellence, Monseigneur Cus. Guayx. P. A.
Ristigouche, Monseigneur,
Comme je dois partir lundi prochain, le 28 courant, vous ine rendriez un immense service en me remettant immédiatement la balance due sur mon salaire comme vicaire chez vous en 1887-1888, laquelle balance, comme vous le savez est de $15.65. De plus aussi, ce qui me revient de la dtme des Lagacé ; mais ici je vous laisse juge : vous savez ce que vous avez reçu d'eux,êt partant ce qui me revient. Je désire pouvoir les acquitter ‘avant de partir.
Je demeure votre bien dévoué, mais bien affligé confrère,
(Signé) Jos. A. Pu. Fonrien Ptre, Miss.
No 16 Ste-Anne de Ristigouche, 12 février 1889.
{ Rév. Messire P. Fortier, Pre. Miss, St-Laurent. Monsieur,
fi En réponse à votre lettre du ler de ce mois, je dois (14 vous dire que ce n'est pas moi qui vous dois, mais bien vous.
Ayaut desservi St-Laurent et Mill-Stream, d'octobre 1887 à avril 1888, six mois, j'ai droit par conséquent à la moitié de la dime, et cela d'après les règles établies dans ce diocèse.
Voilà mon droitauquel je tiens.
Maintenant quant aux 815.65 que vous réclamez de moi, comme étant la balance de votre salaire de vicaire, je dois vous dire que les deux derniers mois que vous avez passés ici n’ont pas été comme vicaire. mais je vous ai gardé par püre charité.
Puisque je n’exige rien pour votre pension, il va sans dire que je ne vous dois rien.
Vous devez encore avoir mémoire des $150.00. que je vous ai donnée l'hiver dernier, à part de votre salaire comme vicaire.
Je vous souhaite d’être aussi bien traité, et aussi bien payé ailleurs que vous l’avez été avec moi.
En un mot, vous me devez bel et bien la moitié de la dime des missions St-Laurent et Mill-Stream.
Les familles Lagacé m'ont payé leurs dimes, et je suis prêts à régler”avec vous et pour elles et pour le reste.
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