UR LES BORDS DU LAC DU TRAUNSEE EN UAUTE'-AUTRICHS
La jolie ville de Gmunden est entourée de collines en pare formées de ces agglomérats et de ces cailloux d'alluvion icienne, qui bordent la Traun en grands escarpemens de 30 pieds , et recouvrent une si grande partie de l'Autriche ipérieure, entre Gmunden, Sleyer et Ens. Ces collines rment la partie supérieure de la digue du lac de Traunsee. ntre Gmunden et le colosse calcaire appelé le Traunsteîn, y a des montagnes boisées avec quelques prairies , et leur luteur va en augmentant à mesure qu'elles approchent du
(i) Voyez Journal de Géologie, tom. I, pi. 4*
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^Traunstein, contre lequel elles s'appliquent, en n*atteigBnî] pas même la moitié de Télévation de ce pic.
Ces crêtes sont composées de grès viennois, qui yofiel toutes ses roches ordinaires, savoir : du grès marneux micad^ grossier ou fin» du calcaire marneux endurci gris , ou go» pacte gris clair, du calcaire ruiniforme, des marnes se dâî* tant en morceaux angulaires, des marnes à fucoïdes, etc^Di grands éboulis couvrent ces couches assez inclinées, et enpéchent très souvent de bien les étudier. A une lieue aunoil du pied du Traunstein, le pied du Durrenberg permet di Toir les mêmes grès assez fins, alternant avec des calciiià marneux. On les revoit sous le lieu appelé Rabmoos diDslei bob , et il est évident que c'est la suite du dépôt de la crte de Riedel , situé entre Gmunden et le Durrenberg. En albnl depuis la hauteur au-dessous de Rabmoos , au sud, ronvDÎI dans un petit ravin des marnes calcaires noirâtres et rouget* très, quelquefois à taches jaunes grises nombreuses et à petits filons spathiques. Ces couches sont quelquefois horizoïttalei et quelquefois inclinées au nord, et elles rappellent ceAÙn/n roches de Gosau et du pied du mont Untersbei^. Plus ta sud , de nouveaux ravins permettent de voir des alternats de marne grise , et de calcaire compacte gris clair à fucoîde&
Après cela, l'on arrive dans une vallée étroite appelée Im Geschliefs parce quelle est pleine d'éboulemens (i). Dans le haut de cette é^chancrure , sur le pied même du Traunstein , Ton trouve à 800 ou 1 ,000 pieds sur le lac de Traunsee , des couches très puissantes et horizontales d'agglomérat alluvial. Les masses tombées et isolées de ce Ko' gôlfluh forment une scène singulière de dévastation.
Plus bas, l'on trouve que le côté nord de ce vallon, en partie couvert de broussailles, est occupé par des maraei ci^lcarifères rougeâtres et blanchâtres à impressions de planitti et leur inclinaison est au sud, et elles ont bien Tair de 6ist suite aux roches semblables que j*ai citées plus haut.
Vers le milieu du vallon , et à peu de distance , il y a du grès quarzeùx à grains verts, et inclinant fortement au sud.
(i) Voyez pi. I , &f^. 5.
BANS LES ALPES AUTRIGHIENNES. ftl5
is, tout près de là, s élève un «massif isolé de rochers qui ^Sre la série suivante de couches: marne calcaire rouge à lits blanchâtres, marne grise noirâtre, marne grise alternant ^Tec du grès marneux à points verts ^ grès semblable avec un pos banc de calcaire marneux grisâtre ou brunâtre à Kum* ODulites , dont une partie est arénacé , et sur les cotés duquel îl y a deux lits de fer pisiforme qui ont 5 pieds d'épaisseur, marne grise noirâtre , alternant du grès marneux i grains verts ; marne schisteuse noire, grès siliceux à grains verts, marne noite à lits de calcaire compacte à Nummulitet. Ces couches sont suivies dans le vallon de marnes schisteuses noirâtre à petits filons spathiques^ et de grès marneux micacés gris , puis d'alternats de marnes calcarifères grises et rouges ^ dont rinclinaison , comme celle de toutes les roches précé* dentés , est forte et constamment au sud.
Maintenant, à une cinquantaine de pas plus bas, le pied immédiat duTraunstein se trouve accidentellement découvert, et les couches y sont totalement et accidentellement dépourvues du sol végétal. Depuis le vallon , on voit une grande muraille de calcaire blanc surmonter des alternats de calcaire, et de marnes noirâtres ou giûsàtres à petits fiions apathiques. Dans. le temps des pluies, des petits torrens descendent ou se précipitent le long de cette haute pente démidée. C'est dans ces lits desséchés qu'il faut monter. L'ascension n y est rendue possible que par les échelons formés par l'inégale décomposition de ces roches divisées en strates assea minces.
Voici environ la succession des couches, autant quels position périlleuse d'une pareille montée nous à permis de la relever. Du calcaire marneiix compacte gris foncé ou dair alterne avec de la marne endurcie grise, et il y a , çà et là, des traces de Nummulites dans ces roches. Pkù haut, la marne grise parait moins endurcie, et encore plus haut^ f on trouve des couches de calcaire bréchiforme à particules vertes, àfragmens de coraux et à NummuUtes. Deux couches pareilles, peu épaisses, alternent d'abord avec de la marne endurcie grise » puis des lits de calcaire gris brunâtre clair remplacent la brèche ; ensuite on rencontre des hts bréchiformes; enfin, la marne devient plus noire, et contient
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davantage de petits filons apathiques , et Ton trouve aussi dn calcaire marneux noir foncé. Ces dernières couches inclinent, comme les précédentes, au sud sous 45 à 5 o°, et elles paraissent Tenir se terminer ou s'adosser contre le calcaire compacte gris blanc, et qui forme au-dessus d'elles une muraille verticale, appelée le Gains Riesen. Ce premier échelon du Traunstein peut être vu presque en contact avec le dépôt précédent, puisqu'il n'en est séparé que par deux ou trois pieds de débris , et il y a même des endroits fort escarpés où le contact est immédiat.
Or, s'il n'est pas douteux que ces roches noirâtres sont h suite du grès vert et du grès à fucoïdes , il devient aussi de toute évidence que les masses supérieures de ce dépôt ne supportent pas le calcaire du Traunstein, parce que leur position observée au haut de l'escarpement décrit s'y oppose, et parce qu'en descendant sur le bord du lac Ton voit le calcaire jurassique ou alpin du Traunstein occuper la place que devraient avoir les marnes et les calcaires foncés, s'ils plongeaient véritablement sous le calcaire presque vertical ou plissé du Traunstein.
J'ai laissé cette localité avec la ferme persuasion qu'il y avait là deux dépôts , ou même trois en coniiptant le grès à fucoïdes , et que le grès vert , placé originairement dans une cavité entre ce dernier et le calcaire alpin, avait été fortement redressé par suite du soulèvement , d'ailleurs si consi- .dérable dans ce lieu, de la chaîne calcaire des Alpes.
Sur le côté sud du mont Traunstein le lit du ruisseau iTEisenbach forme un vallon élevé et assez profond, et ce cours d'eau se jette dans le Kalbbach. Les bords de ce der^ nier sont occupés uniquement par du calcaire alpin jurassi^ que , qui forme aussi toutes les montagnes et les hauteurs autour de l'Eisenbach , tandis que les bords immédiats de ce dernier n'offrent dans la partie moyenne de son cours ^ae des alternats de marnes et de grès en partie coquillier et . inclinés. J'y ai vu se succéder de bas en haut de la marne rouge, du grès gris fin , de la marne grise à nodules endurcies et ayant pris peut-être la place de quelque fossile , des marnes noirâtres, bitumineuses et voisines du JSrandschiefcr , du