SUR LES DEPOTS TERTIAIRES
ent dans les trois groupes , et paraissent avoir résisté à toues les causes de destruction.
M. Deshayes ne se dissimule pas que les proportions qu'il I constatées pourront varier par des observations ultérieures; mais, d'après le nombre imnien$e de coquilles d'où il a déduit r.es chiffres , il ne pense pas que ces altérations soient jamais bien considérables , et qu'à mesure que l'on découvrira d'autres espèces perdues dans chaque terrain , le nombre des espèces vivantes s'y accroîtra aussi.
L'auteur ne s'en est point tenu à cet examen des proportions des analogues dans les couches, il a aussi recherché à s'assurer de la distribution actuelle sur le globe des espèces qui ont aussi leurs représentans dans l'antiquité.
n a remarqué que sur les 38 espèces vivantes de la première époque, dont douze seulement lui sont propres, il y en a aujourd'hui de réparties à toutes les latitudes; que le plus grand nombre cependant appartient aux régions intertropicales«
La même observation a lieu pour les ]6i de la seconde époque. On en trouve la plus grande partie au Sénégal, à Madagascar et dans l'Archipel des Indes; un moindre nombre habite le midi de la Méditerranée, et quelques unes seulement vivent dans les mers d'Europe.
Ce qui est particulier aux espèces analogues de la troisième époque , c'est qu'elles vivent encore dans les mers qui baignent une partie des dépôts qui les recèlent. C'est ce qu'on observe à Nice , à La Rochelle et en beaucoup d'autres lieux, ou des terrains coqmlliers de cet ordre avoisinent la mer. Le Crag d'Angleterre contient des espèces de la mer du Nord,
M. Deshayes croit pouvoir tirer de ce travail la conclusion géologique, que les dépôts des bassins tertiairts ne peuvent point être mis en parallèle les uns avec les autres, mais que ces bassins ont été remplis les uns après les autres de manière à foivner une espèce d^ échelle géologico-zoologique.