‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 11 sur 17 · NEUVIÈME, DIXIÈME, ONZIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

NEUVIÈME, DIXIÈME, ONZIÈME LETTRE

Vous êtes le plus ignorant des hommes, je ne me lasserai pas de vous l'écrire, et un ignorant incapable de connaître son état de stupidité , ce qui vous range nécessairement dans la classe des animaux. Comme ignorant, vous me portez envie; comme envieux, vous me détestez ; comme ennemi, vous me calomniez; et, comme calomniateur, vous méritez la corde, ou tout au moins qu'on vous arrache votre langue empoisonnée.

Le petit Luser, ce phénix des syndics , m'écrit dans son jargon soi-disant latin, incompréhensible dans tous les cas, que c'est vous, Faulkinher, le véritable auteur de l'outrage qui m'a été fait. Il n'ose pas vous le dire en face , car il n'a pas avec vous son franc-parler , et pour cause. Il vous craint, et à bon droit; l'homme qui a un séide imbéciîle à ses ordres est , en effet , redoutable. Mais , venons à quelque chose de moins lugubre. Luser me mande que vous lui aviez soufflé de me jeter au nez deux de mes antécédens qui seraient, selon vous, i° que j'avais été chassé de Paris en 1767; 20 que je suis l'auteur d'un libelle" infâme , publié à Tceplitz en i 790 : deux calomnies du même coup. Oh ! que je vous reconnais bien là ! Au sujet du libelle, qui est-ce qui vous en a parlé? je vous défie de le dire , et bien certainement vous n'aurez jamais rien lu de semblable; la preuve, c est que vous ne savez pas lire. Quant

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