‹ MémoiresChapitre 18 sur 40 · LA PIGADA DAS ANTA · texte numérisé non relu

LA PIGADA DAS ANTA

Cette retraite, entreprise dans la saison d'hiver, an milieu d'un pays montagneux et par une pluie incessante, fut la plus terrible et la plus désastreuse que j'aie jamais vue.

Nous emmenions avec nous, pour toutes provisions, quelques vaches en laisse, sachant d'avance que nous ne trouverions aucun animal bon pour notre nourriture sur la route que nous allions parcourir.

Tout en battant en retraite nous-mêmes, nous poursuivions la division du général Labattue, mais sans la pouvoir jamais rejoindre. Seuls les SelvagiensS manifestant leurs sympathies pour nous, attaquèrent son avant-garde. Nous vîmes de près ces hommes de la nature, et ils ne nous furent pas hostiles.

Anita, pendant cette retraite de trois mois, souffrit tout ce que l'on peut humainement souifrir sans

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