Le 30 juin
340 Lettres
ponds le mieux qu'il m'est possible à toutes ces démonstrations et lui proteste le réciproque de votre part , et je jurerois bien que nous savons bien tous deux qu'il n'est rien de tout ce que nous disons. J'espère partir dans deux jours, ayant fait expédier ce que vous désiriez touchant votre gouvernement du Dauphiné. Le Roi parait mieux intentionné pour vous que par le passé. Tous les serviteurs que vous avez auprès de lui s'en réjouissent, et moi aussi, quoique cela n'aboutisse à rien , à mon avis. Il m'a fort questionné sur vos divertissements; à quoi j'ai répondu qu'ils seroient tout à fait agréables pour vous s'il étoit possible que vous en eussiez hors d'auprès de sa personne et ne lui rendant aucun service. Il a regardé autour de lui, et, n'y voyant personne à M. le Cardinal, il m'a répondu qu'il ne doutoit pas de votre bonne volonté, et m'a commandé de vous bien assurer de la sienne. Ce sont les seules bonnes paroles que j'ai eues de lui, depuis que je viens à la Cour de votre part.
D'Abbeville, ce i juillet 1659.
AU MEME
LETTRE XLL
tant demeuré à Mouzon pour des raisons que vous savez , je vous envoie ce billet pour vous dire que M. de Nemours ' et M. de Saint- Mas ^ ont eu brouillerie, où le dernier a traité