Il étoit le dixième major du régiment
3. Henri de Grammont, comte de Toulongeon. H étoit enseigne en 1637. L'année suivante, il fut blessé au combat de Poligny. Capitaine en 1641 , il fut blessé d'un coup de pierre devant Coni en montant à l'assaut, et reçut une mousquetade à la jambe pendant le siège de Tortone le J 3 novembre 1642.
renversé dans le fossé à coups de pique. La poudre , comme on le sut depuis , avoit manqué aux ennemis, ce qui sauva le reste de notre régiment. De Breuil, mon capitaine, reçut deux coups de pique à la gorge, qui, quoique dangereux, ne se trouvèrent point mortels. Espanelle, le chevalier de Sévigné, Soion et quantité d'autres furent blessés à coups de pierres, sans que tout cela empêchât les officiers et les soldats de faire leurs efforts pour gagner le haut du retranchement, jusqu'à ce que le maréchal Schomberg, ayant pitié de voir des hommes si résolus se perdre inutilement, envoya au galop un aide de camp pour commander que l'on se retirât. Espanelle rallia le mieux qu'il put ce qui restoit de sain, et fit emporter quelques-uns des officiers morts et tous les blessés. Je le fus par quatre soldats de la compagnie oià j'étois lieutenant '.
Sitôt que les ennemis virent notre corps s'éloigner, ils ouvrirent un cheval de frise qui fermoit leur retranchement, d'où ils firent sortir deux escadrons de cavalerie et quelqu'infanterie, pour achever de nous défaire. Dans ce moment un de nos enseignes, ayant une jambe cassée et ne pouvant se retirer, cria au sieur de la Coudrelle =, capitaine, et fils de celui qui commandoit à Remiremont en 1635, lequel avoit le pouce de la main droite emporté et une blessure à la cuisse y que s'il ne le secouroit il étoit perdu. L'autre, tout blessé, revint sur ses pas, le chargea sur