Pierre de Mornay, s. de Buhy (t. II, p. ■?ô8, note
voyant que led. s' duc de Lorraine ne faisoit aulcune ouverture pour son soulagement, et, s'asseurant sur les armées, pourroit mectre son estât en hazard, délibéra d'en faire parler à son retour en Lorraine, le priant d'aller exprès à Nancy et comme de luymesmes en faire ouverture aud. s"" duc de Lorraine sur ce qu'il en avoit ouy de sa bouche, affîn que, s'il plaist aud. s"" duc de Lorraine d'y entendre, il feist diligence, l'armée s'acheminant desjà à son rendez-vous, et qu'on ne luy peust imputer sur ce aulcun deffault de son amitié. En quoy ledit s"" de Buhy feist si bien son debvoir que, tost après, au commencement de juillet, il retourna à ïïeydelberg et amena avec luy le s"' de TantonvilleS de la part dud. s"" duc de Lorraine, avec lesquelz led. s' duc Casimir ayant, en ma présence, conféré en ung chasteau, entre Heydelberg et Speire, il fut d'advis que tous deux allassent à Strasbourg, vers lesd. embassadeurs, et que, si led. s"" de Tantonville ne y vouloit porter la parole, il en laissast faire aud. s"" de Buhy, demeurant en quelque lieu près de luy, pour estre promptement et à toute heure adverty de la response que lesd. embassadeurs feroient aux lectres que led. s' duc Casimir leur en escriproit par led. s"^ de Buhy; ce que, led. s"" de Tantonville n'ayant trouvé bon, délibéra laisser aller led. s"" de Buhy seul avec les lectres dud. s'' duc Casimir et l'attendre à Speire.
Et, par ce que led. s' de Tantonville n'eut advis dud. s"^ de Buhy, le xxj" juillet, qui estoitl'xj", au vieil style-, aud. an 87, comme il luy avoit promis, il