‹ Mémoires inéditesChapitre 28 sur 92 · Voyez plus haut, p. 93 et note · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, p. 93 et note

2. Schomberg, d'accord avec La Huguerye sur ce point, constate

S' duc de Guyse, en ma présence, à Lunéville, d'où il sortit pour attaquer les cartiers des Alennandz qui estoient logez le plus près de lad. ville', espargnant tousjours lesd. François, comme s'il les craignoit ou s'entendist avec eux pour faire la guerre en Lorraine. Mays il trouva les cartiers des Alemands aultrement disposez qu'il n'espéroit^.

Et cet erreur, continuant de pis en pis, fut presque cause d'ung grand mal. Car comme, le 26® d'aoust, nous eusmes passé la rivière de Muz pour venir loger à Bayer 3 et es environs, nous eusmes advis certain de quelques embuscades, dressées sur nostre chemyn, vers l'abbaye de Béchamp^ qui irritèrent tellement les Alemandz, empeschez à attendre l'artillerie, et les Suisses, allant lentement à cause du mauvais chemyn, et spécialement les feld-mareschal Rumpff et colonel Clotz, qui estoient de l'avant garde, commendans 2,000 bons chevaux (lesquelz, d'ailleurs ennemys mortels dud. s'" duc de Guyse et pour avoir moyem de se venger des torts qu'ilz prétendoient en avoir receu, estoient entrez au service du roy de Navarre), qu'à leur instance envers les aultres Alemands, il fut

que la défaite de Bouck eut pour effet d'irriter les Allemands et de les pousser à la continuation de la guerre par esprit de vengeance (Lettre de Schomberg au roi, du 29 août; f. fr., vol. 4734, f. 271). '

1. L'importance de Lunéville ne permettait pas de la laisser prendre. Guise, dans une lettre au roi, du 3 septembre, dit qu'il n'épargnera rien pour la sauver (f. fr., vol. 4734, f. 277).

2. Le duc de Guise reconnaît dans une lettre au roi, du 3 septembre, que, depuis la défaite de Bouck, les Allemands marchent serrés et se gardent bien (f. fr., vol. 4734, f. 277).

3. Probablement Bayon (Meurtbe), à 22 kilomètres de Lunéville.

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