PARIS
f)AUR, LlBRAlRK DK l.x SOCIKTÉ , 1 1 , rue des Saints • Pères.
Monsieur Charles LÉVÊQUE
Membre de Tlnstitut , Professeur su Collège de Frince.
INTRODUCTION
Qui dira toutes les puissances charmeresses du dix-huitième siècle?... Le froufrou de ses élégances « les bruits éteints de ses boudoirs, les mythologies qui enroulent leur sommeil aux chaînes de ses tapisseries ont dicté à Théophile Gautier de merveilleux pastiches et de fantasques créations. Arsène Houssaye lui doit de charmants vers et le plus délicat de sa gentilhommerie littéraire. Siècle d'étiquette et de laisser-aller , de scepticisme et de passion , de mysticité et de philosophie , il a prêté à Gérard de Nerval le sujet de curieuses autopsies mentales et la trame d'une de ces existences , affolées d'imprévu » que la Bohème , même la plus picaresque de notre temps . n'a pu faire réétinceler. Avant de décapiter la royauté , ce siècle a fondé une autocratie : la domination de la femme ; une
8 utuOtMXM DE GOCHm.
république , la république des arts ; par là il séduisit MM. de Concourt.
Regardez ce charmant portrait : « Saas études, parfois liseurs , mais sans lettres , sans usages , sans manières , formés tout seuls, poussés naturellement à la volonté du hasard et de leur intelligence,., les artistes du dix -huitième siècle... avaient une façon de bon sens neuve , imprévue et libre, un tour d'idée natif, heureux et joyeux. Tout chez eux venait d'eux : leur fortune et leur esprit , un esprit auquel nul n'avait touché , et qu'ils n'empruntaient à rien , un esprit rare et propre, loyal, franc, net, un esprit à la grâce de Dieu , de bonne foi et de bonne source , vivant et bien venu , comme un enfant de campagne.
Ils pensaient délibérément , à tous risques , ne sachant se taire ni mentir, sachant rire. Ils avaient été doués d'une belle humeur active , d'une ima^ gination ironique et plaisante. Ils avaient reçu , naissants , le don de la comédie des ateliers , le don de cette vengeance rieuse , lutine, enfantine et méchante , la charge , cette drôlerie entre la niche et la farce , qu'on dirait inventée par Aristophane à l'école. Il avaient été armés de gaieté. Venus de bas , de rien , du peuple , montés dans un monde de noblesse et ne s'oubliant pas , ils
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gardaient et défendaient avec la gaieté Torgueil de leur pauvre naissance. Us sauvaient leur dignité en portant leur liberté partout, en prenant partout leur franc juger , leur franc parler et leur franc moquer , moquerie fière et haute , avec laquelle, affranchis de la roture , les parvenus du talent apprenaient l'égalité aux grands conune aux riches. »(i)
Ainsi furent les Lebas, les Eisen, les Moreau, les Audran, les de Troy. Ainsi fut Charles- Nicolas Cochin.
Né en 1715, comme beaucoup d'alors élève de son père, reconunandé par SoufQot à la Marquise de Pompadour, il fut désigné à trente-quatre ans, avec l'abbé Leblanc, le célèbre auteur, d'-^^^- Satd, et Soufflot, pour accompagner, en Italie, le Marquis de Marigny. Le voyage n'était pas un voyage ordinaire ; il dura deux grandes années. Le Marquis , nommé à vingt-un ans , en survivance de M. Le Normant deTournehem , directeur général ordonnateur des bâtiments du roi . y devait puiser dans le commerce des œuvres magistrales l'éducation de son sens artiste. M. de Marigny rapporta-t-il d'Italie la critique et la lar-
(1) Portraits mtmcs du dùc-buUUme siècU. Parit Charpentier 1878, page 289.
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geur ? Les avis sont un peu partagés. En tous cas , ritalie ne fut pas inutile à Cochin : elle lui rapporta le cordon de Saint-Michel , la place de graveur du Roi , de garde des dessins de sa Majesté , de Secrétaire perpétuel de l'Académie de peinture et de sculpture , de censeur royal , puis ce qui valait mieux encore, TafiFectueuse protection de M. de Marigny (i).
Et n'allez pas croire que l'artiste en fut moins cette incarnation spirituelle et libre dont MM. de Concourt ont esquissé le type.
Vers 1758, il écrivait à Desfriches : « Dieu vous bénira , n'en doutez pas ; vous avez travaillé pour la propagation des écus des Cochin , des Le Bas , si que leurs bourses deviennent grasses à lard. Que de jouissances s'en suivront ! car voulez-vous de bons soupers , ayez des écus ; voulez-vous de bonne musique , ayez des écus ; voulez-vous de belles filles , idem ; jugez donc combien vous allez prospérer ! » (2) Vingt-quatre ans après , la note
(i) • Je n'entreprendrai point , Monsieur^ d'être l'interprète des sentiments de la Nation i votre égard, je me borne à vous supplier d'accepter avec indulgence un léger tribut de ceux dont je suis pénétré. « ( Voyage dt Italie , 011 Recueil de Notes sur les ouvrages de Peinture et de Sculpture ^o» voit dans Us principales villes d^ Italie, par M. Cochin. Paris jorobert M DCC LVIII. — Dédicace au Marquis de Marigny, page V-VI).
(a) Histoire des phts célèbres amateurs français par M. J. Dumesnil. Tome fil. Paris, Renouard, 1858, page 88-89.
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n'a pas changé : « Beaucoup d'affaires , des maux d'yeu^, des soupers en ville , on se couche tard, on ne se lève pas matin, des dessins à faire qui sont pressés , où l'on emploie les parties de la journée qu'on ne passe pas à table., ainsi se passe la vie et après cela on se plaint qu'elle parait courte. *>{i) Et encore : « Vous avez peut-être été surpris d'apprendre que je me trouve quelquefois aussi court d'argent ; mais le principal de ma petite fortune est fondé sur les bienfaits du feu Roi , que m'a procurés l'amitié de mon bon ami et protecteur M. de Marigny ; or, je n'en suis point payé , et ce qui m'est dû de ce côté monte à plus de 25,000 livres; au moyen de quoi je ne me soutiens presque que par mon travail qui ne me rapporte pas beaucoup , surtout à cause de la quantité de corvées gratuites que je me trouve engagé à faire , parce que je suis bon diable , et qui me consomment un tiers de mon année , et quelques autres raisons encore que je ne dois pas expliquer. » (2) Ces demi-mots , ces phrases tour à tour entortillées et rapides comme une impro-
(1) Hisimre des pha célèbres amateurs français par M. J. Dumesnil. Tome m. Parii, Renouard, 1858, page 110.
(a) Ibid., page 1 16.
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visation . tout cela est clair , sincère , éloquent. Mais ce n'est pas là qu'il faut chercher un complet déshabillé, il est ici.
Dans cette œuvre , qu'il a modestement intitulée Anecdotes, en se faisant Tanecdotier de son art Gochin s'est fait l'anecdotier de son cœur. Et cette âme consciencieuse et honnête, un peu sentimentale, un peu bourgeoisement éprise des distinctions hiérarchiques , avec sa finesse de vieux paysan et son expérience teintée quelquefois d'ironie et d'amertume, a tracé des hommes et des choses une image peut-être moins primesautière. moins spirituelle à coup sûr. mais plus scrupuleuse que les Mémoires secrets de Bachaumont.
Son livre, il le parla plus d'une fois: dans l'antichambre de l'Académie, au café , dans les ateliers ; mais il ne le publia pas. Bien plus, pour éviter une indiscrétion trop empressée il l'enterra, de par son testament , à la Bibliothèque royale et c'est tout récemment qu'un précieux catalogue nous en a révélé l'existence déjà problématique (i).
(i) L. Delisle. Inventaire général des manuscrits de la Bibliothèque Nationale. Tome 11, page 383.
« Un article du Magasin Encyclopédique de Tannée 1795, ** disent MM. de Concourt, «• mentionne un manuscrit légué par Cochin et existant alors
la Bibliothèque Nationale , un manuscrit de cinq cents pages entièrement de sa main Ce manuscrit contenait deê anecdotes sur les Slodtz , sur
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Hélas I qui le blâmerait d'avoir agi ainsi? Un académicien, un employé des Menus- Plaisirs ne pouvait disséquer tout ce que l'ignorance, la bêtise, l'insolence entassaient d'arbitraire à l'Académie, aux Menus-plaisirs. La mallette, la Hollande pouvaient le soustraire à l'autorité , mais à l'embrigadement des coteries?... D'ailleurs, les courageux eux-mêmes sont parfois timides ; celui qui sut, malgré le clergé de France coalisé avec le pape , malgré l'infâme Lebreton , malgré les censeurs , conduire à bon port V Encyclopédie, quand il écrivit le Neveu de Rameau louvoya, sollicita les
Bouchardon , Kur la tyrannie de M. de Caylus ; des espèces de mémoires de l'art du temps , où , d'après l'analyse du Magasin Entyclopèdiqiu perçait une amertume à la Chamfort , l'amertume d'une vie d'bomme de talent vécue dans la société des grands , une vengeance contre ces impor^ tamis riches, contre ces Mécènes de cour et leurs bas valets, si bien peints déjà par le vers de Gresset : ^ Des protégés si bas , des protecteurs si bêtes. . . •». Les catalogues des manuscrits de la Bibliothèque Impériale ne contiennent nulle trace de ce manuscrit, et les recherches qu'a bien voulu en faire , sur nos indications, M. Mabille , dans le fonds français, n'ont malheureusement abouti à aucun résultat. •« ( Lart du diX'buiHèmt siècle , tome II i p. 73 , note) La notice en question (tome sixième du Magasim Enqtdopidique , pages 255-259 ), après avoir énuméré les principales Inimitiés du Comte de Caylus et précisé l'origine de sa haine contre les gens de lettres, rapporte l'anecdote de M. de Bombarde et de l'auteur dramatique , puis les répliques de Bouchardon et de de Troy au Duc d'Antin. En somme, l'article est asses incomplet; inutile de dire qu'il est ftuz sur le nombre des pages ; le volume de la Bibliothèque ne compte que 156 pages in-4®. Dans leur étude sur Madame de Pompadour (Nou velle édition, Paris, Charpentier, 1878, p. 197JMM. de Concourt reviennent avec les mêmes regrets sur notre manuscrit.
14 MEMOIRES DE OOCHIlf.
poadérations du dialogue et ûnàkmœt recourut à rinédit du portefeuille (i).
« Il fallait un calculateur pour remplir la place, ce fut un danseur qui l'obtint. — Receroir , prendre et demander, voilà en trois mots le secret du courtisan I >» ces généralités , on les applaudissait au théâtre parce qu'elles étaient des généralités et aussi parce qu'elles étaient pimentées d'esprit et de polissonnerie . servies par Dazincourt , relevées par le jeu passionnel de M"* Sainval et la jolie beauté de M'^^ Contât ; mais un Cochin . même indépendant, n'eût pu, sans précautions littéraires, caricaturer les Contrôleurs ou cataloguer les scandales des Menus-Plaisirs.
Ajoutez à cela que ce livre regorge de noms et de personnalités. C'est le déroulement d'une fresque ruisselante de figures , d'expression et de caractéristique, mais d'une fresque dont toutes les tètes, comme dans la Cène de Léonard de Vinci semblent autant de points fascinés par un lieu géométrique. \^s à vis de Bouchardon, derrière les Slodlz, à travers ces coudoiements de gentilshommes, d'artistes, d'hommes de lettres, de
(i) Ce point de vue a été excellemment mis en lumière par Ch. Astelineau , dans son introductioD au Nivem de Rtmtan, Paris. Poulet- Malassis, 1862, page XXI.
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commis, de bourgeois, on entrevoit, on devine , on pressent Anne-Claude-Philippe de Tubières de Grimoard de Pestels de Lévy^ comte de Caylus.
Voltaire peut expérimenter, Montesquieu disséquer des grenouilles, Diderot écrire un mémoire sur la développante du cercle » Rousseau herboriser, Buffon écorcher Newton (i), Turgot pratiquer la chimie (2), Daguesseau , Lamoignon de Malesherbes, Dionis du Séjour , Joubert du Bosc commettre pour la science d'austères infidélités à l'administration et au droit, la princesse d*Anhalt-Dessau, Agnesi, la marquise du Chàtelet, la duchesse de Chaulnes peuvent vouloir ériger en tradition l'exemple d'Hypatie, Caylus apportera , lui aussi , dans ses goûts cet imprévu qui a fait de son temps un âge si personnel et si sympathique .
Il reproduira, alors que Malherbe éclipsait Ronsard, nombre de dessins de Raphaël, de Michel-Ange, de Léonard de Vinci et de Rubens ; il illustrera les Chats de Moncrif ; il gravera
(1) BoMut. Histoire giniraU d*$ mëtbématiqtus. Paris , tome II, p. 56.
(2) Bibliothèque Nationale. Manuscrit français N^ 12306. Lettres inédites à Macquer publiées par nous dans la Gû^ttU mneedcHquê du 30 Juin 1880.
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d'après Bouchardon les fêtes lupercales et les sujets de la fontaine de la rue de Grenelle; il éditera les Cris de Paris et V Histoire de saint Joseph.
Il écrira pour l'Académie des Inscriptions quarante-cinq mémoires sur des sujets, la plupart originaux, sur le papyrus, la peinture à l'encaustique, etc. Il fondera à l'Académie de Peinture et de Sculpture des prix d'expression et de costume, composant dans l'intervalle des dissertations d'esthétique (i) et des notices sur Van Clève,Trémollière, Michel Anguier, Regnaudin, François Lemoine, Bouchardon, Mignard (2), Watteau (j).
Au Bout du Banc il imaginera , avec La Chaussée , Voisenon , Moncrif, le grand prieur de Vendôme, Duclos, Salley, Crébillon et Mademoiselle Quinault, la présidente du lieu, des
(1) Un manuscrit conservé à la Bibliothèque de rUniversité sous le titre : Corférences et détails tf administration de t Académie rotale ' de Peinture et de Sculpture, année MDCCXLVII, présente de Caylus : I® Réfleiions sur la peinture contenant les moyens que l'on croit les plus capables pour développer et fortifier le génie et le goût de ceui que la nature a fait naître pour les arts ; 2® Dissertation sur la manière relativement à la partie du dessin et sur les moyens de l'éviter ( avec un petit discours par forme de réponse de M. Coypel ) ; 3® Dissertation sur l'har^ monie en fait de peinture et sur la couleur (avec réponse de M. Coypel).
(3) Mémoires inédits sur la vie et les œuvres des membres de r Académie de Peinture et de Sculpture, tome II, page XXXII.
(j) La notice sur Watteau a été retrouvée et publiée à Paris ches Dentu en 1861, par MM. de Concourt.
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facéties, des nouvelles, des romans qui en sonune composeront douze volumes in- 12, sans compter
l'inédit et les œuvres douteuses comme le B
rayai, etc. (1). Là et ailleurs, mais sans collaboration , il donnera comme le marquis de Bièvre , comme le chevalier de Fénelon, comme le comte de Lauraguais, des tragédies, des comédies, quelquefois des parades (2). Bien mieux, il les jouera lui-même à Morville (j), comme plus tard devait faire à Trianon la famille royale, comme à Chevrette la Marquise de Gléon et Mademoiselle de La Valette , comme à Bemy le Comte de Clermont et son fidèle Comte de Polignac, comme la cour chez le Prince de Conti à Bagnolet ou sur le théâtre particulier de la Duchesse de Villeroy , ou , sous la direction du duc de la Vallière, dans les « petits cabinets. »
Nous n'avons à retracer ici ni l'étrange priapisme de ce temps, ni le dévergondage de
(1) Octave Uzanne. Petit conteurs du dix-kmtièmê siècU, Fucities du Comte de C^hu» Paris, Qsuuitin 1879. Introduction.
(a) Voyez V Appendice II, S 2.
0} Un manutcrit de la Bibliothèque de l'Université (M. S. L. 111, 41) nous apprend qu'à Morville Monsieur de Caylus joua les rôles de Pirantc dans les Mariages assortis, du Marchand Mercier dans la Comidii^ impromptu, de l'Intendant Guillot dans la Maison culbutée, de Mathurin dans le Confident intéressé , de Mathurin dans les Ages ou la Fée du Loreau,
l8 MEMOIRES DE COCHIN.
toute cette littérature qui s'éditait à Cythère, « aux dépens de la Volupté ," par les soins d'avocats au Parlement. Mais ici encore Caylus se montre une des plus brillantes personnifications de son siècle. Il écrit à un vénérable Théatin : « En attendant je vous prie de n'avoir aucun scrupule sur les obscénités : je les aime et j'en suis digne (i). i» Il tire pour son agrément personnel des planches dont « les sujets étaient véritablement en action, n Enfin il laisse , au rapport d'un biographe (2) , de rarissimes plaquettes licencieuses, les mêmes peutêtre que celles dont nous avons retrouvé des copies à la Bibliothèque de l'Université (}).
En ce siècle où le Trésor est une proie, où la cour est une école de dilapidations intelligentes et de délicates scélératesses (4), quoique ayant renoncé de bonne heure à la Cour, Caylus intriguera, non pour lui-même, il n'en avait nul besoin, mais pour ses adorateurs ou ses créatures. On verra dans ces pages le multiple enroule-
(i) Correspondance inédite avec le P. Paciaudi , édition Nistrd. ParU 1877, tome I, page 113.
(2) Biographie Micbaud. Art. Caylua.
O) Voir Y Appendice 11> § i.
(4) H. Taine, Les origines de la France contemporaine. L'ancien régime, f édition, Paris, Hachette, 1876, p. 89
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ment de ses machinations. Et ce spectacle ne doit pas être considéré comme la pâture d'une futile curiosité. L'intelligence n'est pas seulement dans un théorème, une expérience ou une métaphore ; elle est aussi dans la vie et dans le type. A ce point de vue l'anecdote est conmie un appendice au catalogue de l'œuvre ; le travail de Cochin devient un monument de haute philosophie.
MÉMOIRES DE GOCHIN.