‹ Mémoires inédits de Charles Nicolas Cochin sur le comte de Caylus, Bouchardon, les SlodtzChapitre 42 sur 46 · TESTAMENT DU SIEUR SLODTZ · texte numérisé non relu

TESTAMENT DU SIEUR SLODTZ

Du Samedy quairt May 176$.

Le désir que j'ay d'établir autant qu'il est possible une égalité de fortune entre les personnes qui me sont parentes et suivant la proportion des différends degrez de leur proximité, m'engage à fixer sur un sujet aussy intéressant et duquel doit résulter l'harmonie et la payx que j'ay toujours soubaitté dans la famille , des arrangements qui seront mes dernières volontés ; je les fixe donc par ce présent testament que je commence par le plus profond annéantissement devant Dieu pour im-

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plorer sa miséricorde et iuy demander pardon de mes péchés.

Je désire qu'il soit dit peu après mon décès, un annuel de cent messes pour le repos de mon âme dans telle église et à telle rétribution que mon exécuteur testamentaire jugera à propos.

Je donne et lègue au nommé Gilon, mon frère de lait, demeurant à Villiers-le*Bel, la somme de trois cents livres à une fois payer.

Je donne et lègue au sieur Joseph Piquet, qui s'est attaché depuis plusieurs années aux travaux de mon attelier la somme de cinq cent livres aussi à une fois payer.

Je donne et lègue à Marie-Madeleine Durand, ma domestique, qui depuis douze ans est à mon service , si elle y est encore lors de mon décès, la somme de deux mille [livres] à une fois payer.

Ces trois sommes seront payées sur les loyers , arrérages et intérêts qui me seront dus au jour de mon décès de ma maison rue du Petit Lyon, de mes rentes sur les postes, des sept cent livres de rente qui me sont dues par l'abbaye de Chalys et de ma part dans les objets de recouvrement de la succession de feu M* Paul'Ambroise Slodiz, mon frère, qui n'auroient point été recouvrés à mondit décès, et qui produiroient alors des intérêts ; et si lesdits loyers, arrérages et intérêts dus à mon décès, ne suffisoient pas pour l'acquit de ces trois legs, le surplus sera suporté et payé par mes légataires universelles.

Je donne et lègue à mon frère Dominique-François Slodtz, à Marie-Angélique Slodtz, Marie-Julie Slodtz , Madeleine-Michelle Slodtz et Marie-Jeanne Slodtz, mes nièces , filles du feu sieur. Jean-Baptiste Slodtz , mon frère, Louis Van Païens, mon neveu , et à damoiselle Marie-Louise-Charlotte Van Païens, ma nièce, maditte maison rue du Petit Lyon, faubourg St-Germain, les

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rentes à trois pour cent sur les Postes, de Tédit de May mil sept cent cinquante-un , qui se trouverront dans ma succession, la part des recouvrements qui resteront à faire lors de mon décès de ceux laissés en commun entre mes cohéritiers et moy, partage de la succession dudit sieur Paul-Ambroise Slodtz, mon frère, ensemble ce qui restera des loyers, arrérages et intérêts du tout • échu à mon décès après le payement des trois legs particuliers cy-dessus faits audit Gilon et Fiquet et à la ditte Durand.

Pour du tout jouir, faire et disposer en toute propriété, tant en fonds que revenus, du jour de mon décès, sçavoir : par ledit sieur Dominique-François Slodtz, pour un tiers» par les quatre filles de mon frère Jean-Baptiste Slodtz, conjointement pour un autre tiers, et par lesdits sieur et demoiselle van Païens pour le dernier tiers.

Je donne et lègue de plus au sieur Dominique- François Slodtz, mon frère, trois cent livres.

Audit sieur Van Falens cent cinquante livres ; à la demoiselle Van Falens, aussy cent cinquante livres ; au sieur Jean-Baptiste Loison, veuf de Marie-Madelaine Van Falens, ma nièce, pareille somme de cent cinquante livres.

Et au sieur Charles-Louis Deunel, veuf de Catherine Suzanne Van Falens, aussy ma nièce, pareillement cent cinquante livres.

Le tout de rente viagère à l'inventaire, exemptes de toutes retenues, non saisissables par leurs créanciers respectifs pour quelque cause que ce soit et qui commenceront de courir, sçavoir : celle dudit sieur Deunel, du jour de mon décès, et celles dudit sieur Dominique- François Slodtz et demoiselle Van Falens et sieur Loison, seulement à compter d'un an après mon décès. Pour acquitter les arrérages desdittes rentes , il sera des premiers deniers de ma succession fait des emplois et remplois suffisans dont le fond appartiendra à mes

la

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légataires universelles cy-après instituées, et dont les revenus seront délégués ou assignés en usufruit par les emplois même en faveur desdits rentiers ou réservés à mesdites légataires universelles , à la charge du payement des arrérages desdittes rentes viagères , le tout suivant que le Conseil cy-après l'estimera à propos comme il décidera aussy es mains de qui seront payées lesdittes rentes viagères des sieurs Loison et Deunel.

Je donne et lègue à Marie-Anne Loison , majeure , ma petite nièce , la somme de huit mille livres.

A Marie-Jeanne Loison , sa sœur , pareille [ somme de] huit mille livres.

A Guillaume Loison , leur frère , aussy huit mille livres.

A Gabriel-Charles Loison, leur père, aussy pareilles huit mille livres.

Et à Marie-Antoinette Deunel, pareillement ma petite-nièce , aussi huit mille livres.

Lesquelles sommes seront payées à chacun d'eux respectivement en deniers , sçavoir : quatre ans après mon décès à ceux d'entre eux qui seront alors majeurs ou mariés , et pour les autres seulement à mesure de leurs majorités ou mariages, le tout sans intérêt pendant l'année qui suivra mon décès , mais avec un intérêt d'un et demy pour cent seulement , sans retenues, pour chacune des trois années suivantes, et de cinq pour cent , aux déductions de droit, par chacune des années ultérieures jusqu'au payement des principaux, et le payement desquels intérêts se fera de quartier ou de six mois en six mois au choix dudit Conseil cy-après nommé.

Les différents termes que j'apporte au payement des legs cy-dessus ont pour motifs la nature des biens de ma succession qui seront composés pour la plus part de recouvrements qui ne pourront tous être faits avec la même facilité et la même célérité.

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J'institue mes légataires universelles par égalle portion lesdittes Marie-Angélique Slodtz » Marie-Julie Slodtz , Madelaine-Michelle Slodtz, et Marie-Jeanne Slodtz» mes nièces , auxquelles je donne et lègue tous mes biens , droits et actions mobiliers et inmiobiliers qui m'appartiendront au jour de mon décès, pour en jouir par elles en toute propriété du jour de mon décès, à la charge des legs particuliers cy-dessus spécifiés.

Mais comme les biens que mesdites légataires universelles ont recueilly des successions de leur père et de mon frère Ambroise , Paul-Ambroise Slodtz, sont plus que suffisans pour leur donner un entretien et une éducation honnête, j'entend que tout ce qui composera ma succession , excepté les objets cy-dessus spécifiés et légués en nature, et sauf les payements dans les termes cy-dessus déterminés des capitaux, intérêts et arrérages de rentes viagères aussy cy-dessus légués , soit employé et remployé au proffit de mesdites légataires universelles , à mesure des recouvrements ou remboursements , qu'il en soit usé de même pour la portion de mes légataires universelles dans le legs particulier auquel elles sont cy-dessus appellées, et que les revenus du tout de ceux desdits employs ou remploys soient joints aux recouvrements ou remboursements subséquents pour en être conjointement fait employ, soit à mesure des recettes, soit de six mois en six mois, ou d'année en année, suivant que l'estimera le Conseil après nommé , le tout jusqu'aux majorités ou mariages respectifs de chacune de mesdittes légataires universelles, à mesure desquelles elles jouiront séparément par elles ou leurs ayant-cause , de leurs portions dans lesdits legs universels et dans ledit legs particulier , tant en fond qu'en revenus , lors échus ou à échoir , et les employs et remploys des revenus et recouvrements ne continueront d'être faits que pour les portions des

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autres, et ainsy successivement jusqu'à ce qu'elles soient toutes majeures ou mariées.

Et jusqu'à ce qu'elles ayent aussy toutes acquises leur majorité ou qu'elles soient toutes mariées , les biens, deniers et revenus de ma succession qui composeront lesdits legs universels et particuliers , soit pour le tout , soit pour les portions de celles qui ne seront pas encore ny majeures ny mariées , seront régis , gérés et administrés par un Conseil, composé, savoir : M. Chauveau, père , architecte , doyen des experts entrepreneurs , mon cousin germain , et à son deffaut, M. Chauveau , son fils, avocat en Parlement, de M. Legnel , marchand drappier, rue du Petit-Pont, aussy mon cousin, de M* Lambo , notaire, rue Saint-Honoré, et de M* Blaye, procureur au Chatelet , dont les bons offices pour la famille et particulièrement ceux dudit sieur Blaye pour lesdits mineurs Slodtz , me persuadent qu'ils voudront bien se charger de cette fonction , avec laquelle et indépendamment d'icelle je désire qu'ils exercent chacun les fonctions de leur ministère respectifs, selon qu'il y aura lieu , sans qu'il puisse en être induit d'incompatibilité ; pendant la durée de laquelle administration seront faits de ra\'is desdits sieurs ou au moins de trois d'entre eux , et sur les quittances et par les mains dudit sieur Lambot, tous les recouvrements, employs et remploys , tant des fonds que des revenus , ainsy que les payements de mes dettes , et legs , et les remboursements, sans que la dame veuve Slodtz, ses parens ou les miens, ny autres personnes, puissent en quelque cas , ou en quelque qualité que ce soit, faire ou prendre lesdittes gestions, administrations et perceptions, excepté mondit sieur Chauveau père , ou mon dit sieur Chauveau fils et mondit sieur Legnel , mes cousins. Voulant au surplus que les sieurs Conseils règlent tous les objets de comptes ou discutions qui pourraient se trouver . soit entre mes présomptifs hérî-

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siers , ou légataires , soit avec toutes personnes avec qui ma succession pourrait avoir à régler quelques comptes ou droits , activement ou passivement , comme aussy que lesdits sieurs Conseils se choisissent les personnes qu'ils croiront à propos pour remplacer ceux d'entre eux qui, pendant l'administration , cesseroient» par mort ou autrement , d'y participer , et de même que ledit sieur Lambot, ou la personne qui luyauroitété subrogée par ledit Conseil, dans le cas cy-dessus prévu et relativement aux opérations dont je l'ay cy-dessus engagé de se charger , puissent au sujet donner à ceux qu'ils choisiront les pouvoirs particuliers qui seroient nécessaires. L'établissement et la forme que je prescris desdits Conseils et administrations sont une condition inhérante audit legs universel et que je veux être exécuté sans qu'elle puisse être contredite par les légataires universelles, leurs tuteurs, ny qui que ce soit, autrement ledit legs universel nauroit point lieu, et les biens le composant appartiendront, et je les lègue, audit cas , à mes héritiers naturels.

Je veux que les parts de mes légataires universelles dans les fonds et revenus , tant dudit legs universel que de leur legs particulier et remploys d*iceux, ne puissent, en cas qu'elles décèdent ou aucunes d'elles en minorité et sans postérité , être recueillyes dans leurs successions par laditte dame leur mère : mais que lesdittes parts en fonds et revenus , échus alors et à échoir, passent , audit cas , par égalle portion à celles d'entre elles qui survivront , et ainsy de suitte à chaque décès d'elles arrivant en minorité et sans postérité , les substituant à cet effet, audit cas seulement, les unes aux autres.

Arrivant le décès desdittes Marie-Jeanne Loison, Guillaume Loison et Gabriel-Charles Loison , ou de l'un d'eux en minorité et sans postérité , toutes fois après mon décès, les legs cy-dessus faits et qui se trouveront revenir aux décédés , appartiendront aux survi-

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vans d'entre eux et de laditte Anne-Marie Loison , leur sœur , avec les revenus desdits legs lors échus ou à échoir , les substituant quant à ce les uns aux autres » ledit cas avenant seulement.

Pareillement, arrivant le décès de laditte Marie- Antoinette Deunel en minorité et sans postérité , aussy après mon décès , son legs cy-dessus et les revenus d'iceluy échus et à échoir appartiendront pour un tiers audit sieur Van Falens , pour le second tiers à laditte demoiselle Van Falens , et pour le dernier tiers , par égalles portions, aux dittes Anne-Marie, Marie-Jeanne , Guillaume et Gabriel-Charles Loison, ou à ceux d'entre eux qui existeraient audit décès de laditte Deunel, à laquelle à cet effet et audit cas cy dessus seulement , je substitue les susnommés , suivant la répartition cydessus.

Je veux , nonobstant les différentes reversions cy dessus exprimées dans les cas y prévus, qu'il soit dans les contrats de mariages de ceux de mes légataires universelles , ou desdits Marie-Jeanne , Guillaume et Gabriel Gabriel-Charles Loison , ou enfin de laditte Deunel , qui viendraient à se marier en minorité , stipulé toutes espèces de conventions quand même elles dérogeroient à l'effet et exécutions desdittes réversions.

Je prie ledit sieur Legnel de se charger de l'exécution de mon présent testament ; j'espère qu'il voudra bien ne pas refuser ce bon office à ma famille. Je le prie d'accepter en reconnaissance mes deux flambeaux de la façon de Monsieur Roè'tiers.

Je révoque expressément tout testament, codicille et autres dispositions de dernières volontés que j'ay pu avoir faits avant ce présent testament que je veux seul être exécuté.

Fait à Paris , le vingt-cinq septembre mil sept centsoixante-quatre , signé : René-Michel Sladtz.

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Je désire qu'en cas que M* Blaye cesse , par mort ou autrement , de faire partie du conseil que j'ay nonmié par mon testament cy-dessus , ce soit M* Barré , l'aîné , son confrère, et qui a ma confiance, qui luy soit subrogé dans cette fonction de conseil, à Paris, ce vingt-trois octobre mil sept cent soixante-quatre, signé: Rènè-Michel Slodtz.

Sur l'enveloppe tst écrit: ce papier contient mon testament que je prie M* Lambot , notaire , de remettre à M* Legnel , mon parent , après mon décès. Signé : Rénè-Micbel Slodtz.

En marge de la première page dudit testament est écrit : Vu au greffe des insinuations du Châtelet , du trente octobre mil sept cent soixante-quatre , signé : De LobeL

En fin dudit testament est écrit : ControUé à Paris , le trente octobre mil sept cent soixante-quatre , reçu vingt-six livres, signé: Langlois,

Au-dessous dudit codicile est encore écrit : Controllé à Paris , le trente octobre mil sept cent-soixante-quatre, reçu treize sols , signé : Langlois,

Lesdits testament et codicile et leur enveloppe, signés et paraphés ont été déposés pour minute à M' Lambot , Tun des notaires à Paris soussignés, de l'ordonnance de M. le Lieutenant Civil audit Châtelet portée par le procès-verbal de l'ouverture par luy faite en son hôtel desdits testament et codicile, en datte du vingt-sept dudit mois, sont demeurés en la possession dudit M* Lambot . notaire, qui a délivré ces présentes, ce jourd'huy trente octobre, mil sept cent soixante-quatre, signé : Lambot, avec paraphe. En marge est écrit : scellé ledit jour et an.

Pardevant les conseillers du Roy, notaires auChfttelet de Paris, soussignés, fut présent sieur René-MicM Slodtz, connu dans le monde sous le nom de Michel

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Ange, dessinateur du Cabinet du Roy et l'un des membres de son Académie royalle de peinture et de sculpture , demeurant à Paris , grande rue du faubourg Saint-Honoré , près la Madeleine de la ville TEvique, trouvé par les notaires soussignés , au lit , malade de corps , en une chambre au premier étage de la maison où il demeure , appartenante à M. Pemel et ayant vue sur la cour et face du jardin de laditte maison, mais sain d'esprit, mémoire et bon jugement, ainsy qu'il est apparu auxdits notaires soussignés par ses discours et entretiens.

Lequel, dans la vue de la mort, a, par forme decodicile dicté et nommé aux notaires soussignés ce qui suit :

Je déclare avoir, le vingt-cinq septembre dernier, fedt mon testament olographe, que je veux être exécuté, à l'exception de ce qui va y être par moi changé et dérogé par mon présent codicile.

Je donne et lègue à M. Brenel, sculteur, mon élève, tant pour le payer de ce que je puis lui devoir pour ouvrages, dont je le dispense de justiffier, qu'en reconnaissance de son attachement à mes ouvrages et à moy-même, la somme de mille livres à une fois payer.

Je désire que mon exécuteur testamentaire fasse accepter à M. Brenel, père dé celuy-cy dessus nommé, pour les gravures qu'il a faites sur ma vaisselle la somme de deux cent quarante livres.

Je donne et lègue à M. Houdon qui, depuis huit ou neuf ans , travaille en architecture sous moy la somme de huit cent livres à une fois payer.

Je donne et lègue au nommé Noël, manœuvre, qui a cessé de me servir depuis environ deux mois, la somme de cent livres , aussy à une fois payer.

Je déclare devoir à M. Chauveau père, les honoraires de plusieurs règlements de mémoires pour les successions de mes frères et pour moy, desquels il ne m'a

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jamais voulu dire ny recevoir le montant , et je désire que mon exécuteur testamentaire lui fasse [accepter] pour le payement et reconnaissance de ses bons offices à ce sujet la somme de six cent livres.

Je donne et lègue à M. Chauveau, son fils, avocat en parlement, mon bassin à barbe, les deux boëtes et le marabout qui en dépendent, le tout d'argent, le priant de continuer à ma famille ses conseils, et les bons offices dont je Tay par mon dit testament prié de se charger.

En cas que M. Dominique-François Slodtz, mon frère, vienne à décéder avant moy , j'entends que le legs que je luy ay fait par mon dit testament, passe à mon neveu Van Falens pour un quart, à demoiseUe Van Falens sa sœur, pour un autre quart et Mesd moiselles Slodtz, mes quatre nièces mineures , pour les deux autres quarts conjointement , leur faisant audit cas don du legs par moy fait audit sieur Dominique- François Slodtz , pour par lesdits sieur et demoiselles Van Falens et demoiselles Slodtz, mineures , en jouir et disposer suivant la distribution cy-dessus de la même manière que les autres legs que j'ay fait à chacun d*eux par mondit testament.

Quant à la rente viagère que j'ay par mon dit testament légué audit sieur Dominique-François Slodtz, s'il me précède, j'en tend que la ditte rente demeure éteinte et ne fasse point partie du legs éventuel que je viens de faire à mes dits neveux et nièces ; j'entend que l'on ne puisse imputer et déduire aux sieurs et demoiselles Loison et à demoiselle Deunel, mes petits-neveux et nièces sur les legs particuliers que je leur ay faits par mondit testament, ny répéter contre eux autrement, les sommes que je puis avoir payées ou avancées pour eux et en leur acquict , pour leur subsistance, pensions et entretiens, au-delà toutes fois des sommes dont je

la'

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pourrois avoir moy-même à leur compter, leur faisant remise, don et legs de tout ce qu'ils pourroient me devoir à ce sujet au-delà desdittes sommes dont je puis moy-même leur être comptable.

Je prie M. Legnel, mon exécuteur testamentaire, de se charger aussy de l'exécution de mon présent codicile.

Je confirme au surplus mondit testament en tout ce qui n'y est pas dérogé par mon présent codicile.

Ce fut ainsy fait , dicté et nommé par ledit codicillant auxdits notaires soussignés , et ensuite à lui par l'un d'eux lu et relu , qu'il a dit avoir bien entendu et y persévérer , à Paris ; en ladite chambre susdésignée , l'an mil sept cent soixante-quatre , le vingt-trois octobre à une heure et demie de relevée , et a signé avec lesdits notaires la minutte des présentes demeurée à M* Lambot, notaire, qui a délivré ces présentes cejourd'huy trente octobre mille sept cent soixante-quatre; le tout demeuré audit M" Lambot, notaire. Signé : Lambot , avec paraphe. En marge est écrit : scellé ledit jour et an. Au bas est écrit : Insinué à Paris , le six avril, mil sept cent soixante-cinq, reçu pour le droit d'insinuation des testament et codicile , neuf cent soixante dix-huit livres dix-huit solz, et pour le centième denier , cent quatre-vingt-deux livres , et trois livres pour frais.

Signé : Le VACHER, pour De LOBEL.

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