‹ Mémoires inédits de Pétion et mémoires de Buzot & de Barbaroux, accompagnés de notes inédites de Buzot, et de nombreux documents inédits sur Barbaroux, Buzot, Brissot, etc.;Chapitre 14 sur 61 · LIT · texte numérisé non relu

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Gérême Pêrios ce Villetette, né à Chartres le 3 janvier 1756 ; député du bailliage de Chartres à l’Assemblée nationale de 1789, Gros delin.; Voyer sculpsil. Portrait de profil, tonrné à droite, d’une médiocre valeur; — Le même; Maire de Pari s, etc.; Pointeau sculpsil. Profil tourné à droite. Joli portrait ; — Le même; dessiné par Jules Guérin, gravé par Fiesinger, profil tourné à gauche. Joli portrait; — Le même; beau portrait gravé en Allemagne d’après celui de Guérin; — Le même; trois quarts, tourné à droite. Portrait gravé à Rotterdam ; — Le mime; portrait fait au plus beau temps de sa popularité : Jérôme Pétion de Villeneuve , ex-député de Chartres à l’Assemblée nationale constituante; élu le 16 novembre 1791, muse de Puis, à la majorité de 6,708 voix sur 10,633 votants; tête presque de face, tournée un peu à gauche , encadrée dans un médaillon entouré de deux branches entrelacées, l'une de chêne, l'autre d'olivier; au-dessus, une couronne civique ; de chaque côté , le faisceau surmonté de la hache et du bonnet rouge; au bas, pêle-mêle, des emblèmes divers : draperie fleurdelisée jetée sur un lion, bêche, caducée, balance, coq gaulois, pélican nourrissant scs petits de son sang, tablettes portant des numéros qui renvoient aux légendes suivantes : 1* Celui qui rejette l’or des tyrans est libre; 2” Si fraclus illabitur orbis, impaviilum ferient ruinai; 3* S'assure-t-on sur l'alliancr qu'a faite la nécessité? 4* Sumus leyum servi ut liberi vivamus. Pétion est en costume de maire avec l'écharpe tricolore. Ce portrait est assez bien gravé à la manière noire, Perignon delin.; L. Campion sculpsil; — Le même; trois quarts, tourné à droite. Portrait eu médaillon surmonté d'une banderole et de la cocarde nationale. Ç'est celui dont notre dessinateur s'est le plus inspiré.

Pkthiom de Villkskvvk, député <Jn bailliage de Chartres à l'Assemblée nationale. Collection des Amis du Peuple; — Le même; en médaillon; au-dessus, une palme et la cocarde; au-dessous, Jérôme Pétion , député de Chartres à l’Assemblée nationale en

1789, élu président le 4 décembre 1790; président du tribunal criminel du département de la Seine; dédié et présenté par Le Vacher père et fils à la Société des Amis de ta Constitution à Paris, aux Jacobins et à toutes les Sociétés affiliées le 10 octobre 1791. Ce joli portrait enluminé, de la collection des portraits de la Bibliothèque impériale, montre le personnage tourné à droite, presque ■le face; les cheveux paraissant blancs, sont bien plantés, rejetés en arrière. Dans le portrait suivant et dans quelques autres, la tête est poudrée; — Le même; M. Péthion de Villeneuve, député de Chartres à l'Assemblée nationale, élu président le 5 décembre

NOTES

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Son génie animé d’un zélé invariable

Apprend à l'homme libre à jouir de tes droits.

Il abat l'injustice... il relève les lois...

Voilà l’ami du peuple, et c'est le véritable. P. BEWAlKmtt.

A Paris, chez madame Bergny, marchande (Testa mpes de madame Lamballe; — même portrait, imprimé eu couleur; — Le même ; profil tourné à droite; Pélion est en costume de maire. Joli portrait très-finement gravé , comme tous ceux du même artiste ; dessiné par Fouquet, gravé par Chrétien, inventeur du physionotrace. Cloître Saint-Honoré, à Paris, en 1792; — Le même, en costume de maire; manière noire; dessiné par Laplace, gravé par Coqueret. De la collection générale des portraits de MM. les députés à l’ Assemblée nationale , chez Le Vacliez; — Le même; Saodoz del. ; M. L. S. De Cernel sculpsit ; au-dessous du portrait en médaillon, on voit le miroir de la Vérité qu’un serpent entortillé autour du manche cherche à mordre ; — Le même; profil tourné à droite; polirait imprimé en couleur, sans nom de graveur, dessiné d après nature ; — Le même; autre portrait en médaillon, assez grossièrement fait, sans nom de graveur; — Autre , formai Cazin ; médaillon surmonté d’une palme civique : Pétition; sans nom de graveur; — Le même; médaillon, tourné à gauche; portrait gravé au pointillé ; Pétiou est en costume de maire :

De» droit» du citoyen arborant la bannière,

11 Hl les premier» pas , rëpaudii la lumière;

Par son avis au peuple et ses ardent» travaux,

Il sauva la patrie en découvrant nos maux.

Dessiné d'après nature, gravé par Vérité; — Le même portrait , sans les vers, avec la mention de député à la Convention de 1792 qui manque au précédent; — Voici un autre portrait, un des meilleurs, du député du département d’Eure-et-Loir à la Convention nationale; profil tourné à droite; E. B... delin. (Bonneville), G... sculpsit; — Le même personnage, avec la mention de député à la Convention ; profil à gauche; à Paris, chez Basset. — Le portrait suivant , à la manière noire , est des plus curieux ; Pétion est en maire, dans un médaillon, trois quarts peu prononcé, tourné à droite. L’auteur n'a pas eu le temps de le terminer pendant l’élévation de Pétion , mais il ne Ta pas moins publié bravement, et philosophiquement, avec les quatre vers cidessous, bien différents de ceux qu’il y aurait mis six mois plus tôt :

Jkxômb Pbtiocu En deu* mou, voici mon histoire :

Dans Paris j’élois adoré;

Tout y retentissoit de mon nom, de ma gloire;

Aujourd'hui je suis abhorré.

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Jérôme Pétion lui-même n'aurait pas mieux dit que le graveur anonyme, puisque c’est dans ces termes, ou à peu près, qu’il commence scs Mémoires .

Nous ne mentionnons pas, bien entendu, les portraits faits après la mort de Pétion, ou même ceux qui, faits de son vivant, manquent de toute valeur artistique.

Notb B. — A 'Ote biographique sur Buzot .

Dana un volume aussi compacte que celui-ci, la place nous manquait pour tenter d’écrire une biographie complète de Buzot. Mais nous devions mettre sous les yeux du lecteur les renseignements intéressants qu’il nous a été possible de recueillir sur ce personnage.

A l'appel que nous avons fait aux compatriotes de l’ancien représentant de l'Eure, il a été répondu avec un empressement dont nous ne saurions nous montrer assez reconnaissant. Nos retncrcîments doivent s'adresser d’abord à M. Papon , dont l’amicale et sagace sollicitude a procédé sur les lieux mêmes à une exploration minutieuse des moindres vestiges du Girondin : copies d’une reconnaissance du contrat de mariage de Buzot, de l'inventaire des meubles de Buzot pour la vente des biens ordonnée par la Convention ; copie des jugements intervenus après la mort du Girondin entre ses héritiers et sa veuve, etc., — nous lui devons tout, puisque c’est * lui qui nous a valu les bienveillantes communications de MM. Huet, maire d’Evrcux , président honoraire; Périal , chef de bureau à la mairie; Chassant, archiviste paléographe, auxquels nous adressons l’expression sincère de notre gratitude. Enfin, lorsque nous pensions avoir rassemblé toutes les épaves, hélas! bien peu nombreuses, de cette vie brisée par l'ouragan, un ancien conseiller d’Etat, M. Germain , avec la plus aimable obligeance, nous a transmis une table historique de la vie de Buzot que nous n’avons eu qu'à compléter avec les notes extraites des registres de la municipalité par M. Périal, les renseignements recueillis par notre ami Papon, et le curieux ouvrage déjà rare qui a pour titre : Souvenirs et journal d'un bourgeois (f Evreux, 1740-1830, 'Évreux, 1850, in-8\

Voici 'énumération des faits que nous donne le dépouillement de ces divers documents :

Buzot (François-Nicolas-Léonard) était né à Évreux, paroisse Saint-Nicolas, le lw mars 1760 (date prise sur l'acte de l’état civil), île François Buzot, procureur au bailliage et siège présidial d’Évreux, et de dame Marie-Madeleine Legrand.

NOTES

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Le 58 avril 1T84, âgé de vingt-quatre ans, il épousa Marie- Anne-Victoire Baudry, sa cousine, qui manquait peut-être d’agréments physiques, car nous avons ouï dire qu'elle était bossue, mais qui lui témoigna toujours un très-grand attachement. Selon toute apparence , elle le suivit en Bretagne dans sa proscription. (Voyez p. tOS.) Il Fallait qu’elle fût d'une santé bien délicate, bien altérée par le chagrin , pour que Buzot ait pu admettre l'hypothèse de sa mort à l’époque où il écrivait ses Mémoires. (P. 105.)

Nous reproduisons la teneur du contrat à cause des renseignements qu’il renferme sur la fortune de Buzot, sur celle de sa femme et sur leur parenté.

« Suit la teneur dudit contrat sous seing.

» Au traité de mariage qui, au plaisir de Dieu, sera fait en face de notre mère sainte Église catholique, apostolique et romaine, après les solennités duement accomplies et observées, Entre M* François-Nicolas-Léonard Buzot, avocat au Parlement de Paris et aux sièges royaux, bailliage et siège présidial d'Évreux, fils afué légitime de feu M* François Buzot, vivant procureur auxdits bailliage et siège présidial dudit Évreux, et de demoiselle Marie-Madeleine Legrand , ses père et mère , d'une part ; et de demoiselle Marie- Annc-Victoire Baudry, fille légitime du sieur Jean-Pierre Baudry, ancien maître de forges , directeur en chef et contrôleur pour le lloy des forges et manufactures royales «le Cosne-sur- Loire , où se fabriquent les ancres, fors et autres agrès pour le service de la marine et colonies de Sa Majesté, et de demoiselle Marie- Anne Buzot, ses père et mère, d'autre part ; a été convenu de ce qui suit : scavoir, que le futur mariage sera régi par la Coutume de Normandie dans l'enclave de laquelle les parties contractantes entendent faire et fixer leur demeure ; en conséquence, ledit futur époux a gagé douaire coutumier à ladite future épouse sur tous ses biens présents et à venir, pour être perçu lorsqu'il aura lieu sans être tenu d'en faire aucune demande judiciaire, étant tenu par ces présentes pour demande ; plus ledit futur époux donne à tu future épouse, en cas de prédécès dudit futur époux, une chambre garnie de la valeur de cent pistoles , et en cas qu'Ü n'y ait point d’enfants vivants dudit futur mariage, ledit futur époux donne à ladite future épouse de ses meubles et effets mobiliers tout ce que la Coutume de Non* mandie lui permet de donner ; et ladite future épouse déclare apporter audit sieur futur époux , et dont elle est nantie , la somme de quatorze mille vingt-une livres , sur laquelle elle donne par ces présentes audit futur le tiers en don mobile, et le surplus étant pour lui servir et tenir lieu de dot en fonds a elle et aux siens de la

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INTRODUCTION

ligne ; lequel surplus montant à la somme «le neuf mille (rois cents quarante-sept livres sept sols; ledit futur époux a dès a présent, comme lors de sa réception , assigné , remplacé et consigné sur tous se* biens présents et à venir; plus ladite future épouse apporte tou* les meubles dont elle est nantie , consistant en meubles meublants, liantes, linges, argenterie, composée de six couverts d'argent à filet et à enquillé , grande cuiller et gobelet d'argent , et six cuillers à cafie aussi d’argent, et une montre à bocte d’or, et une tabatière en or, estimés valoir la somme de deux mille huit cents liit'es, lesquels , en ras «1e prédécès de la part dudit futur époux , elle remportera en exemption «le toutes dettes et par privilège, soit qu elle accepte sa succession, soit qu’elle y renonce, ou ladite somme de deux mille huit cents livres, à son choix; a été aussi convenu entre les parties contractantes que dans le cas où il aviendroit de leur- «lit futur mariage «les enfants du sexe féminin, elles entendent par ces présentes et veulent appeller les«Kts enfents du sexe féminin à leur succession et partage avec les autres enfants mâles tant sur les biens paternels que sur les biens maternels présents et à venir, de quelipie côté qu’ils viennent et de quelque nature qu’ils soient, dont et de font ce «pic dessus losdites parties contractantes sont convenues et demeurées «l’accord, consentants en outre lesdites parties contractantes que le présent soit déposé au notariat royal dudit Evreux ou à te) notariat de la ville de Paris qu’il semblera bon être présence et absence et toutes fois et «plantes, et ont signé lesdites parties contractantes lecture faite. Le présent , fait double , ce vingt-huit avril mil sept cent quatre-vingt-quatre ; ainsi signé : Le Grand , veuve Buzot ; Buzot , avocat ; Marie-Anne- Victoire Bau- «Iry ; Baudry ; Marie-Anne Buzot , femme llaudry ; Buzot , tuteur consulaire; Le Grand, tuteur consulaire ; Patnrel, femme Le Grand; Dechalcnge de la Liegnc, cousin germain; Marie Buzot; Le Meunier, curé de Saint-Agnan de Cosne-sur-Loirc ; C. A. Buzot, frère, et Breton avec paraphes. En marge est écrit : Je déclare «pic le loyer démon habitation n’excède pas trois cents livres par an. Siyné Buzot. Et plus bas est écrit : Enregistré à Rouen, le vingt-«piatre mars mil sept cent quatre-vingt-douze; reçu cent vingt-six livres quinze sols. Siyné Foucher. »

Et plus bas est encore écrit : Certiffié véritable et signé et paraphé au désir de la rcconnoisaance du présent passé devant les notaires à Rouen, soussignés, cejourd’huy vingt-six mars mil sept cent quatre-vingt-douze. Siyné F. N , L. Buzot , Baudrv-Buzot , Fossard et Varengue, avec paraphes. Fosssrd. Vzrkücck.

NOTES

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