‹ Mémoires inédits et opuscules, publChapitre 102 sur 178 · POUR LA JONCTION DES ACADEMIES DE PARIS ET DE ROME · texte numérisé non relu

POUR LA JONCTION DES ACADEMIES DE PARIS ET DE ROME

" laissé pour y marquer précisément ce qu'il désirera y chaii- « ger, ce qui sera, comme je le puis connaître, quelques mots « seulement. Il souhaite avec impatience de voir la lettre ita- « lienne, laquelle il eût bien voulu montrer à rassemblée d'hier, « et qu'il m'a fait demander deux fois depuis ; c'est ce qui « m'oblige à vous prier de nous l'envoyer par le présent por- « teur. Toute la Compagnie a été charmée de la lettre que vous « nous avez dressée pour l'Académie de Rome, aussi bien que « M. Le Brun qui en fait beaucoup d'estime, jusqu'à la vouloir » faire voir à M. Perrault, auquel j'ai montré les traductions « latines, qu'il a trouvées fort belles, et qu'il m'a prié de lui « laisser sur quelque difficulté qu'il a trouvée à l'endroit des « qualités de M. Golbert, et à celui où il est parlé des maîtres des « requêtes de notre hôtel^ ou ce mot d'hôtel que vous avec tra- « duit fidèlement, lui a semblé un peu mesquin ; sur quoi je lui « ai fait entendre l'observation que vous m'avez faite pour la « conservation des termes de chancellerie, ce qu'il a approuvé «• en disant qu'en cela il étoit fort peu instruit.

« Je suis, etc., Testeun. »

Ces lettres patentes du roi avec les statuts dressés pour la jonction mentionnée, toutes pièces latines et de ma façon , comme il a été dit, après avoir été scellées du grand sceau à queue, enfermé dans une boîte d'argent, le tout fut enveloppé d'une tavayole de taffetas blanc, et mis dans une grande boîte couverte de maroquin bleu fleurdelisé, et fermée par des crochets d'or, puis envoyé à Rome sous l'adresse du sieur Errard ( 1 ) qui y étoit retourné depuis peu avec le même caractère de son poste précédent, afin qu'il présentât ce magnifique pa-

(1) « n plut encore au roi d'établir^ en 1G65, une autre Académie à Rome, pour iiuOniire et perfectionner les étudiants de l'Académie de Paris, qui rn ayant rcniporti^ des prix, sont en même t(ïmps envoyés à Ronio, pour jouir du bénéfice de la pension que sa Msyesté leur accorde. M. Errart fut choisi pour être le directeur de cette Académie et y a rosté assez longtemps; M. Coyi)el a aussi ou cette qualité. (Lf Comte, Cabinet des singularités (l'architecture, peinture, etc. Paris, 1099. T. III, p. 75.)

38 LE lOUKNALUTE LA FOND.

quet dans toutes les formes à MM. de T Académie de Saint-Luc ; €8 qui fut exécuté.

Ayant que de retourner à Tendroit où j'ai laissé le fil historique de ce présent yolume ou troisième partie de mes Mémoires, je crois de voir dire quelque chose d'une perte cdttsidérable que je fis, environ le temps où je me troute, mais en remontant jusqu'à Tan 1675, auquel arriva la mort dii célèbre M. Gonrartf à qui j'ayois des obligations si étroites. Ce triste acddent hie causa une yéHtable douleur, et comme j'ayois le cœur pénétré des sentiments de reconnaissance qui étoient si légitimement dus à cet illustre défunt je me crus obligé d'en produire quelque monument public, sans néanmoins me faire fétc de donner la chose sous mon nom. Une occasion fort na turelle s'en préscntoit comme d'cUe-hiême ; il y ayoit peu d tetnps que le fameux La Fons qui s'est rendu si célèbre plur ingénieuses gazettes hollandaises dont il étoit l'unique i

teur, et l'original de toutes celles qui ont suivi depuis, m'avoi' .jfit annoncé d'une manière très avantageuse à l'occasion de me* --^ss Tables ; ce qui m'a) aiit porté à lui en faire quelque remercF — îment , je me servis de cette conjoncture pour le porter à faii ^^e une mention un peu cHendue de cette fAchcusc^ mort que je luav ui apprenois, et au sujet de laquelle je dressai Tarticle qu on ^^^a voir, afin qu'il rinséràt dans ses Nouvelles que tout le monf — Z3le recherchoit avec (empressement, et voici la lettre que je lui adressai (1) :

(1) Il oîdsle une ina{»niliqiie vi crlébro jirraviin^ do Pierre Lombard, qui re| *v-

sente le journaliste La Fond, lonant d'uiip main un»» plume et de l'autn^ la Gaz -^^U ordinaire (V Amsterdam j du lundi 5 décembre UMM. M. G. Duplessis, d^ la Bit»i^li<^ Ihèque impériale, a eu rnbli^'eance de nous si^^ialir o'tte pièce dans la ojL^ I«h> lion De Hure, au départ«'mont des e«tam|M's.On lit au bas cette inscription:

In efjigiem Domini de Ln Fond, ihdli, f'esiivim/ni apud Batavo^- eithenïtrit^^^^

hfston'curum scn'fttori'i, didiclion.

MILLE OU! IIS VIDET HIC FoNDIS, MILLi: ArRIBl> AIPIT ; PLl'S AUDIT NA^O, PLIS VIDET ILLE SIO.

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