SES CORRECTIONS DE MARIANA
lion que je puisse en avoir faite, puisque son autorité est assez grande pour me servir de justification.
J'ai laissé tout de même la taille dont j'avais reliaussé les diCTérents volumes d'Amiot et de Mariana (car on ne me contestera pas sans doute que ce mot de taille regarde les livres et non pas les personnes des deux auteurs que je mets en parallèle l'un avec l'autre) ; j'ai, dis-je, laissé cet article tel que je l'avois couclié d'abord, parce que M. Bayle et d'autres habiles juges, par moi consultés depuis cela, ne se firent aucun scrupule de cette expression .
Pour ce qui regarde l'article de Milhau, comme M. de La Devèze en fournit lui-même le moyen de justification, je m'en tiens là.
Je viens présentement aux trois lettres de M. Bayle, dont on jugera aisément que toute la substance ne pouvoit pas être conçue en un seul et même écrit, parce que leur contenu résnltoit de quelques changements par moi faits à diverses reprises selon les mutuelles réponses que nous nous faisions l'un à l'autre. Voici la première de ces trois lettres ; elle fut écrite le 13 février 1696(1):
« Je vous suis infiniment obligé, mon cher Monsieur, de l'honneur que vous me faites de me communiquer le plan de votre travail sur Mariana. J.'en avois conçu une grande idée par le mémoire que M. de Beauval en inséra dans son mois de novembre en Tannée 161)3. Mais la lecture de votre dis- Hertation m'a fait connaître que je n'en avois pas conçu toute l'importance. Je souhaite qu'un si beau travail et si capable d'immortaliser votre nom qui est déjà si célèbre, paraisse bientôt aux yeux du public. Je me servirai du droit que vous me donnez de vous dire ma pensée, sachant par ma propre « expérience combien un auteur est obligé aux amis qui lui « communiquent leurs vues ; et quoique je sente de plus en
(1) Elle se trouve impriniOc sou8 le numéro 131, dans la collection desLeltret chfHsies de Bavlc.
tt BITLI CaiTlQUE
• çia& mat iabksàe. je ne laisserai pas de vous communiquer, ctimDDb* miCK aacîeiuie amitié Texige, quelques petits aver-
Ea ^r^mÈÊST bm. tous pouvez être assuré que Maiiana tmaL rggiirtfc ckiks jésuites comme un de leurs plus grands <t k» E&pasnols en général, comme vous le remartft» infini de son histoire, il se trouvera sans 4|n le justifieront autant qu'ils pourront de : c est pourquoi il ne le faut critiquer qu'à coop . fc l^lilt^ 4evet prévoir les ressources que pourront avoir
qoe j'ai lues dans votre écrit, il y en « j linMievrs •{oi ne poorront pas être parées ; mais celles qni cuttixnKat h vieille géographie, pourront être une matière « «K TnKes. <a bmbs qiie vous ne preniez la peine de consulter tiNK^ b»^ umoKS géographes; car il s'est trouvé des cri- 3i(iKS i|«û avuil nié nne chose parce qu'ils ne la trouvoient ù «iifli> 5t3'ni<M> ni dans Ptolomee, ni dans Méla^ etc., se
• iont «ivifeiiides: car on leur a fait voir qu'un Dionysius Périé-
• ^ce>. Lvir exemple, et quelques fragments d'anciens auteurs « ou quelques restes d'itinéraire en parlent. Si vous relise^
• lipostille que M. Huet (I) vous a communiquée, vous ver — rvi. Monsieur, que Mérula n a point fait un traite exprès d^ ti>u> lo> prxHuoutoires, mais qu'il a donné dans un chapitre
• Mrtioulîer le catalogue des promontoires d'Espagne. Mérula -
• prv>fos2î^^ttr a Lojde, a publié une cosmographie, où il traita « K>rt JimjUemeut de TEspagne et de la Gaule ; il fait des cb
• wtrvs |virticuUers des fleuves, des montagnes, des promo . t\Hrv^ ; jt^ consultai sur Theure le chapitre où il donne la lis
• vks prvMiK^utoiros d'Espagne, et je n'y en trouvai point . ^ijwUt CrwwfJi. Voilà, ce me semble, à quoi vous devez
• 4^01^ le témoignage de Mérula.