‹ Mémoires inédits et opuscules, publChapitre 148 sur 178 · DB RAPIN-THOIRAS · texte numérisé non relu

DB RAPIN-THOIRAS

complaisaucc pour lui, cela lui vaudroit beaucoup au delà de ce qu'il pou voit avoir espéré de ses promesses précédentes; aiosi Fcngagemeut des lors fut arrêté , et c'étoit dans le temps qu'il rempUssoit encore cette vacation que je vins à le connaître par les généreuses avances de sa part dont j*ai déjà parlé.

La seconde pensée obligeante que^ selon que j*ai dit ci-<le$sus, M. de Bapin eut pour moi fut telle. M. Le Yassor, célèbre auteur de ï Histoire de Louis XIII y s'étoit depuis quelque temps «engagé à donner quelques-unes de ses heures à milord Wood^ stock (1), fils aîné du comte de Portland, sur des entretiens de belle littérature, non point par voie de leçons magistrales, mais comme par simple conversation, mais une conversation triée, et sur toute sorte de sujets, curieux, savants et nobles, choses dont Tesprit de cet homme rare étoit amplement meublé et en* richi. H. Le Vassor, après avoir vaqué un temps a$sez consv» dérable à cette fonction, fut obligé de passer en Angleterre pour des raisons dans lesquelles je n'ai que faire d'entrer ; et la gr&nde amitié qui s'étoit insensiblement mais fortement cimentée entre 31. de Bapin et moi, me donna la liberté de m'ou- \Tir à lui sur une pensée qui m' étoit venue à l'occasion du dé« part de 31. Le Vassor. J'avois en ce temps-là beaucoup plus de loisir que de matière d'occupation, et j'ai toujours aimé le travail. Je lui demandai si nonobstant la grande différence que je rcconnaissois y avoir entre les talents de H. Le Vassor et les miens, faute néanmoins de quelqu'un plus capable de succéder à M. Le Vassor, ce ne seroit point à moi un peu trop de présomption que de lui demander s'il jugeroit à propos de me proposer à milord de Portland. 31. de Bapin me dit là-dessus que je me moquois en lui parlant ainsi; que dès avant que M. Le Vassor parut en ces provinces, je lui étois plusieurs fois venu en l'esprit au sujet de ce poste, mais qu'il avoit banni cette

(1) C'est le duc de Portland, mort depuis à U Jamaiquiy dooi il éloit gouverneur. \Sote du fila de Vnutevtr.]

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pénéée'icaïuedeinachargcct des travauv codILducI» dcmorf ^ ciHnn, qui Tandent détourné de me faire lui-même cette pn^ j poâttmi. ■ Dès l^henrc qu'il est, me dit-il, j'ose vou» assurer^ « que l'affaire est Mte ; mJord vous coiiiiait, et je suis pe^ <

■ MÙutéqae iîette ouverture lui fera plaisir; dés demain wm-v

■ tiil je ne manqnCTÛ pas de lui en parler. > L'obligcaul Sf. df B^fal n*j mmqna pas en effet, et dès le Icademain, il me fiot prendre en carrosse et me mena à Zorg-Vliet (1), où, apritf qa*3 nfeat présenté un milord, j'eus tout lieu d'être conteni de VùBte de mes services, ce seigneur m' ayant fait l'hoimaa de ne dîtt qa'U m^anroît recherché lui-m^mc, s'U eât cru qM oe poste eftt été & ma bienséaucc. Ici, je ne dirai pus que j'ea* tnidoBeen'Iaplaeedc M. Le Vassor; car comme cet illn»tre»i

, en^pÛQité de fti|^tif'(3) en ces provinces, H'avoit ni feu ni UeOu uand Portlànd réiroit tout à fait retiré auprès de son fils, «" ^kqaémtn, étant domicilié et vivant au milieu de ma famiUei |e n'attô aneimemtilit besoin d'une semblable retraite, mM oeÔqrtfiOtl ne. derant être par jour que d'une heure ou dm tout an plos, mais auxquelles je me rangeois fort ponctuelle* ment tous les jonrs, m'ajant été promis qne pour pen qrt fit mauvais temps, on ne manqueroit pas de m'envoyer nn ca^ rosse qui auroit pareillement soin de me ramener, comme ta effet jamais cela ne manqua.

Dans réclaircissement pris avec M. de Bapin, et qui fat us derniers jours du mois d'août 1 700, il m'avoit déclaré qae comme an bont d'environ six mois tonte la fomille de mikfd Portlànd deroit passer en Angleterre, U se croyoit obligé de savoir de moi si dans ce coort intervalle de temps il me senS bien possible de faire parcourir k notre jeune élève tontes les particularités les plus remarqnables de l'histoire des denx da>

ID Uaison de plaisance du comte âe Portbnd sur le chcinia de ScfaerHiv- \Nttt de Paulenr.]

(1) U motde réfugié qo conviendrmt pw en cet endroit, (« l'on co seul Ur* la raison. [Note de ranteur,]

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