AU FUS AINE DU COMTE DE PORTLAKI
uierB siècles, puisque dans les étroites bornes d*un terme si resserré, il étoit impossible de remonter plus haut? Je promis à M. de Rapin de satisfaire à sa demande dès le lendemain ; et en effet le luiidi 30 août, m*étant rendu chez milord Woodstock, je commençai ma fonction dès ce jour par le petit discours dont voici le titre :
Projet d'une introduction à l* histoire des deux derniers siècles, par anticipation de quelques particularités des quatre ou cinq précédents.
<« Messieurs,
<^ On peut dire de chaque période un peu considérable de ^ rhistoire universelle, qu*il en est, à peu près, ou comme des « ruisseaux et des rivières qui ont toujours une source certaine « à laquelle on est nécessairement contraint de remonter, si ou « les veut parfaitement connaître, ou comme des parties du tt corps humain, qui ont entre elles une si étroite enchalnure <c de nerfs, de muscles et d^emboltements, qu* encore qu*on « s^arrêtit à la plus simple de toutes, toujours seroit-on obligé « de reconnaître ou la dépendance ou la liaison que chacune " a avec quelque autre.
« Cela fait que si Ton choisit dans Thistoire générale, ou un « certain siècle dont on veuille embrasser tous les événements, « par rapport aux histoires particulières ; ou un certain fait, « simple à la vérité^ mais si considérable que Téconomie ordi- « naire de quelque partie du monde en ait été dérangée, il « faut nécessairement, dans tous ces cas, pousser plus avant •• que le point auquel on sembloit d*abord s'être fixé.
« Supposons par exemple qu'une louable curiosité ait pris ^ à quelqu'un de connaître Fétat présent de l'Europe^ et de sa- « voir la raison et les enchainures de tout ce qui s'y est passé « de plus mémorable dans le siècle que nous allons finir, il y « trouvera de certaines complications d'intérêts si éloignés,