‹ Mémoires inédits et opuscules, publChapitre 51 sur 178 · S2 IL QUITTE BIENTÔT · texte numérisé non relu

S2 IL QUITTE BIENTÔT

• profit

« . . . (1 ) Je vous demande, Monsieur, Thonnenr de Totre

« alnitié, et vous prie d'être bien persuadé de mon estime et

« affection tout entière , et que je suis bien sincèrement

« votre, etc.

« Le Blakg.

« A Sedan, le 30 novembre 1679. »

Près de trois mois après la réception de cette lettre , le

comte Henri, Taîné des comtes de Witgenstein, me remit entre

les mains la lettre de sa mère, dont j*ai parlé ci-dessus. La

voici :

« A Clétenberg, ce 49 février 4680.

« Monsieur,

« Le grand embarras d'affaires où je me suis vue obligée de « vaquer depuis quelque temps m'a empêchée jusqu'à présent « de vous pouvoir écrire comme j'en avois l'intention. A pré- « sent que j'ai un peu plus de loisir, je vous dirai. Monsieur, « que le comte de Witgenstein et moi avons eu une joie tout à « fait grande de l'heureux choix que nos amis ont fait de vous « pour l'éducation de nos enfants, et que nous avons été ravis « de trouver en la peinture qu'ils me font de votre personne, les •» ({ualitéslesplus essentielles et les plus requises que nous a\'ions « désirées à un gouverneur, à savoir la piété, la capacité et la « bonne conduite, qui ne se trouvent que rarement toutes « ensemble en une môme personne. Mon déplaisir est que nous « n'ajons pas eu plus tôt le bonheur de votre connaissance ; « nos (mfants auraient mieux employé le temps qu'ils n'ont « fait ; mais j'espère qu'ils remplaceront celui qu'ils ont perdu, « par leur diligence et assiduité à suivre vos bons préceptes, à « quoi je les exhorte et le leur enjoins. Pour vous, Monsieur, « il n'est pas besoin que je prescrive rien pour leur conduite, « sachant mieux que personne comment il faut agir avec la

(1) Cette lacune pointée ne roule que sur les moyens de percevoir Targent népour la dépense des comtes. [Soie de fauieur.]

SES NOUVEAUX IÉlÈVES. • 153

« jeunesse. Tout ce que je puis faire en cette rencontre est de « vous prier de ne leur épargner pas vos soins, dont je veux « espérer qu'ils profiteront, et qu'ils en auront un singulier à « les bien reconnaître, aussi bien que moi, qui rechercherai « soigneusement les occasions de vous témoigner que je suis « véritablement. Monsieur, votre bien affectionnée servante ,

« Anne-Hélène de Machaut. »

Je ne juge pas à propos de laisser ici l'affaire de mes comtes, sans les quitter eux-mêmes tout à fait, puisqu'à peine eus-jc répondu à la lettre qu'on vient de voir, que mon terme se trouvant expiré, il fallut nécessairement que nous nous séparassions (1 ) ; j'en eus plus de regret pour la perte de leur présence que pour celle de mon poste ; mais j'eus du moins la consolation de voir qu'Us me regrettoient aussi de leur côté. Le sieur Textor, resté leur conducteur en mon absence, et homme de mérite, qui étoit comme l'homme de foi de toute cette maison, et principalement leur secrétaire, m'écrivit de leur part pour me faire leurs remercîments, qu'ils ne jugeoient pas à propos d'entreprendre eux-mêmes, à cause de la langue où ils ne se croy oient pas assez forts; et peu d'années après, toute la famille ayant voulu faire une promenade en Hollande où j'étois passé six mois après notre séparation, madame la comtesse me fit chercher d'abord, et étant allé la trouver aussitôt, elle me pria à dîner le lendemain, où je reçus d'un chacun de leur compagnie toute sorte d'honneur et de caresses. La comtesse entre autres me fit confidence d'une lettre qu'elle étoit obligée d'écrire en France à un des quatre secrétaires d'État pour quelques affaires particulières de leur maison, de la composition de laquelle elle ne se vouloit pas fier à elle-même ; et de quelque honnête manière que je m'en pusse défendre, elle voulut absolument que je la lui dressasse ; et pour n'en rien dire davantage, elle

(I) Gïtte séparation par le départ des comtes fut le vendredi 12 avril 1680. Ils w* partirent cependant que le lendemain samedi, par le coche de Sedan, [Soie de tauteur,]

15^ LA C0MTB8SB DB WITGKMSTEIN.

en parut très contente. Je crois, autant que ma mémoire m'en laisse dUdée, que le secrétaire d'Etat étoit M. de Croissj, car je ne Tai pas marqué sur mon brouillon dont voici la copie :

« Monsieur,

« Tous m'ayez toujours obligée d'une manière si finmche « dans toutes les rencontres, que je ne cesserai jamais de tous « témoigner aux occasions combien j*y suis sensible ; et comme « une disposition d'esprit si favorable doit être précieusement « cultivée, et que M. le comte et moi n'avons pas été assez « heureux jusqu'ici pour trouver les moyens d'y travailler par « les actes formels de notre reconnaissance , permettez-nous « au moins. Monsieur, de le faire par la présentation de nou- « veaux moyens de nous continuer les effets de votre inclination « généreuse. Il s'en offre aujourd'hui un qui nous importe beau- « coup ; c'est l'envoi que nous faisons du sieur Textor, notre « secrétaire, pour travailler à quelques affaires que nous avons « en France, et dans la plupart desquelles, l'appui, les bons « offices, les conseils, et le puissant crédit d'une personne de « votre poids et de votre rang, et d'ailleurs si encline à nous « favoriser, ne peuvent être que d'une aide fort considérable. « Nous l'envoyons particulièrement, Monsieur, pour la vente « de notre terre de Verrière, que nous avons en vue depuis « longtemps à cause de la disposition particulière de nos affaires. « L'impossibilité où nous nous sommes trouvés presque tou- « jours d'y avoir l'œil par nous-mêmes, nous la rend beaucoup « plus onéreuse qu'utile, et pour ce sujet nous vous supplions « instamment de vouloir favoriser cette vente par toutes les « facilités dont vous pourrez être le maître ; et si par hasard il « s'y rencontroit quelques difficultés, il vous plaira, après les « avoir prévenues par votre prudence, de les aplanir et de les « lever entièrement. Le même Textor est aussi chargé de solli- « citer à la cour ce qui peut être dû à. M. le comte des années • d'une pension dont Sa Majesté a bien voulu reconnaître les

LA GONTISSE W WITC|II»IB1N. i6^

senriees d% sa maisop et les siens en particulier. Cette çonstidération nous doit rendre Taccomplissement de tous nos des* seins d*autant plus facile ; et nous espérons que tous aurez la boiité de la faire valoir dans les rencontres. Tous pouvez sans doute, Monsieur, nous être d*un grand secourir h tou$ ces égards, et nous vous prions d'j contribuer tout ce qui dépendra de votre faveur et de vos obligeants soins* Pour cet effet, il vous plaira d*ajouter une foi et une créance entière à tout ce que ledit sieur Xextor aura Thonneur de vou9 présenter de notre part, comme dans cette vue nous Tavons muni de tous les pouvoirs et 4e toutes les procurations nécessaires. Mais vous nous obligerez partictdièrement, Monsieur, si après ravoir aidé de vos conseils et de votre crédit, comme nous vous en prions, vous le croyez fortement sur les assurances qu*il vous donnera, selon nos ordres, des sincères sentiments de notre considération et de notre reconnaissance, et en mon particulier, de Tardent désir que j'ai de vous prouver combien je suis. Monsieur, votre, etc.

« Anne-Hélène de MAGHAUT-WiTGEnSTEni. »

Je reviens h mes soins auprès de mademoiselle de Ciré, que j*ai laissée ci-dessus. Je continuai cet attachement jusqu'au carême requis de moi par M. le duo de Montausier, et depuis cela, tout autant de fois que mes fonctions tant à l'académie qu'auprès des comtes de Witgenstein me le pouvoient per* mettre. Lors d'une longue maladie dont le comte Henri fut attaqué jusqu'au péril de la vie, me croyant obligé [à m'absenter moins de la maison , pour ne le pas abandonner dans cet état, j'allai à Thétel de Buvigny pour y faire trouver bon que nous en demeurassions là. Madame de Buvigny, après que j'eus pris congé d'elle , me laissa exprès entre les mains de mademoiselle de Ciré , qui ne voulut point recevoir là mes derniers adieux, mais me reconduisit jusqu'à la rampe de l'escalier qui se tfiMToit au sortir de l'antichambre; elle me voulut présen-

156 KADBHOISBLLE DB CIIUS.

ter quelque chose, et comme je ne Toulois point du tout entendre, elle me suivit jusqu'à la première marche du degré, où elle fit subtilement et sans que je m'en aperçusse , tomber dans la poche de ma veste , ce que j'avois refusé de sa main ; pois rentra en me disant le dernier adieu.

Je retournai chez moi« et fus fort surpris, lorsque pensant aveindre mon mouchoir , j'ouis tomber quelque chose à terre, qui se trouva être un louis d'or, que je savois bien n'avoir pas mis sur moi. Gela me fit enfoncer la main plus avant dans ma poche, où j'en trouvai encore six autres, ce qui me fit appréhender que pareil inconvénient ne fût déjà arrivé dans les mes, où je pouvois avoir fouillé plusieurs fois dans mes chausses, n'étant guère croyable que, quelque mystérieux et sacré que soit le nombre de sept dans l'Ecriture, on eût voulu chez M. de Buvigny relever la valeur d'une reconnoissance par une dignité de cette nature , nonobstant tout honneur à se voir payé au poids du sanctuaire.

La rencontre de ce petit manège avec celle du bruit que fidsoit alors dans Paris cette recherche si échauffée des devins et des enchanteurs , me mit dans l'esprit la momerie que voici : savoir, d'écrire à mademoiselle de Ciré (qui , si je voulois m'abaisser aux quolibets, eût pu, en cette rencontre, passer auprès de moi pour une Circé) le billet que voici :

« Vous êtes intéressée aussi bien que moi , Mademoiselle, à tout ce qui se passe chez madame la marquise ; avertissez-la qu'il y a une magicienne retirée chez elle, et faites bien visiter partout; n'exceptez pas même votre propre chambre, elle me parait aussi suspecte que pas une de la maison. Voici quelques traits auxquels on pourra la reconnaître. C'est une jeune blonde qui pense se cachera la faveur de sa mine, laquelle est fort trompeuse , car elle a le port et la majesté d'une reine, les yeux, la bouche, le teint et en général toute la beauté d'un ange ; mais particulièrement l'égalité et la souplesse d'un esprit, comme aussi elle l'est toute depuis les

l'hôtel de ruvignt. 157

- pieds jusqu'à la tète. Pour ses manières, les Toici : c'est d'at- « traper les gens tout au rebours des autres^ c'est-à-dire les » couvrir de confusion en les accablant de bien, embarrasser

- leur raison et leur pudeur, jeter des scrupules dans leur

• conscience sur la possession d*un bien mal acquis, et employer

- en un mot autant d'adresse à leur emplir la poche que les

> autres en mettent à la vider. Tous jugez bien, Mademoiselle, « par le mélange de tant de qualités qui se contredisent, qu'il

> y a grand sujet de soupçonner tout cela d'enchantement et

• de magie. Quel désordre, si Des Grais (1) mettoit une fois le

- pied dans Thôtel de Buvigny ! Hélas ! je crois déjà Taperce- « voir, il faut craindre pour tout le monde; Mademoiselle, •' cachez-vous. »

Je chargeai mon porteur de recommander au suisse qu'on ser\it ce poulet justement lorsque tout le monde seroit à table, ce qui fut ponctuellement exécuté. Le jeune marquis de Ruvigny mit aussitôt la main dessus, comme pour faire en riant un reproche à mademoiselle de Ciré de se laisser ainsi porter des morceaux de cette friandise; et après l'avoir ouvert lut tout haut lui-môme la pièce qu'on vient de voir et dont il fut bien ri.

Près de quatre mois après le départ des comtes de Witgenstcin et c'est-à-dire le lundi 5 août (1680), je reçus de M. de Sommerdick et de mademoiselle Du Moulin (2), deux lettres par lesquelles j'étois appelé en Hollande, pour être gouverneur dos fils dudît seigneur de Sommerdick, dont voici la lettre:

« A la Haye, ce 25 jiilllel 1680.

« Monsieur,

« Comme je ne doute pas que votre réputation n'ait fait jus-

- tice à votre mérite, vous pourrez être persuadé qu'il y a des endroits dans le monde où le savoir, l'honneur et la vertu

|l; Huissier fameux itar ses captures. [Sole de C auteur,] (2) Veuve de Cyrus Du Moulin. Son nom partirulier «^toit Marie de MmhnH. \'ote de rmifeiir,^

1S8 ROU ACCfcPTB L4 PLACE |)B PRicEPTBlii

« sûut estimés et honorés, et eucore plus passioimément sou- « Iiaités et désirés pour foudemeut et eolonues des familles; et « comme de la bonne éducation dépend toute la félicité de Tune

• et de Tautre yie, aussi est-ce infailliblement le meilieur béri- « tage que Ton puisse laisser à ses enfants. G* est Ih rinteotion « et le but de la proposition qui vous a été faite de ma part{ et « votre lettre du 1 9 de juillet m'a mis Tesprit en repos, m'aasu* « rant que vous tous disposiei h ce voyage, ou étant une fois* « j*eapére que vous n'aurei pas de sqjet de vous repentir du « choix que vous avec fait en notre faveur, par le soin que Ion « prendra dans U famille et de votre personne et do vos iuté* « rets. Quant au mois que vous demander, je ne m*iugère pas » de vous le fixer ou déterminer ; mais je le remets entièrement » à votre commodité, laquelle j*attendrai avec beaucoup de joie <* et d*impatience, pour vous assurer que je sii«s, Houslour,

• votre très humble et très obéissant serviteur,

« Cor. D^AsasKi db Sommblsotoe, «

La lettre de mademoiselle Du HouliUi qui accompagnoit celle de M. de Sommerdick (1), u*est point mise ici, parce que, aux trois premières ligues près, lesquelles regardent mou affaire, tout le reste ne rouloit que sur des commissious qui u'aui*oieut pas de grâce ici. Mais comme il u'eu est pas de même de deux précédeutes, lesquelles fureut proprement Tuuique cause de mon cugagemeut, je crois uc pouvoir pas me dispeuser deu mettre au moius ici seulement ces deux extraits:

•( De la Uaye, le 4 S juin 1G80.

« Je n ai pas de peine ù croire, Monsieur, qu'une lettre que « je m'étoûi donné rUonueur de vous écrire, il y a environ uu « mois, ne vous a pas été rendue, puisqu'il ne m'en est point « venu de repense; car assurément je ne suis pas morte eu " \otre souvenir; il est cependant vrai que je n'ai rien vu de

(1) L*orUuigrapli«? est SommeMi/ck, mais Ki prononcialion est Somenlir, et Ma daiiH la uiaiiiuii iii«*in«\ Sttfc de fauteur,]

DIS ENTANTS DE M. DE SÔMMBRDICK 159

YOtis depQiâ TOtre bUlct de Douvres ; mais quoi qu'il eu soit, il falloitque je tous écrivisse, madame de Sommerdick m'y ayant iudispensablemeut engagée en arriTant ici. On a parlé de vous à monsieur son mari et à elle d'une manière à leur faire ardemment désirer de vous mettre en main messieurs leurs fils^ parce qu'ils souhaitent qu'ils aient une éducation ettraordinaire, étudiant bien davantage le monde et y faisant de plus grands progrès qu*en tout ce qui s'appelle science^ chose utile aui personnes de leur condition. Je dis dès lors à cette dame que des engagements de cette nature vous avoient été offerts de si bonne grâce ci-devant, et avec tarit d'avantages, que je ne vous croyois pas capable de relâchement là-dessus ; qu'apparemment aussi vous vous en étiez retiré pour n'y plus rentrer; cependant, comme elle avoit une vue pour vous au sujet de votre malheureuse affaire (1) , la liberté pour tous se trouvant en ce pays , elle crut que vous pourriez être plus en état d'écouter la proposition, et désira que je vous en fisse l'ouverture »

Le deuxième eïtralt est d'une autre lettré du 4 juillet de la même année, 1 680, en ces mots :

« Dieu soit loué. Monsieur, de ce que j'ai été assez heureux pour vous faire une proposition qui vous établira ici; car c'est présentement une affaire faite. Vous êtes engagé sous ces conditions d'être extrêmement considéré de M. et de madame de Sommerdick; et fort respecté de messieurs leurs fils ; vos appointements ne seront que de 600 livres : c*est bien moins qu^il ne vous a été donné chez milord Sunderland (^) , et depuis, auprès d'un des fils du roi d'Angleterre; mais ceci sera d^une plus longue durée, et j*espère que votre entrée dans cette maison vous sera agréable et que vous y serez attaché pour votre vie. La liberté que vous m'avez donnée de

U) Mê veat parler du Biéchaat mocès de la tentative de M. de L'Angle auprès de l'archevêque^ et des espérances données par ce dernier. [Note dt fatâewr,] (t) J*aYQis dans ces deux derniers postes i>800 livres chacun* [Sate d€ Cauteur.]

160 CORRBSPONDANCE A CB SCJBT.

« régler votre condition sans vous conseiller abrégera fort Taf- « faire; et vous viendrez avec M. Boreel, Tun des ambassa- « deurs de cet Etat en France , lequel doit s*en revenir ici aux « premiers jours. Je prierai madame de Sommerdjk d'obliger « monsieur son mari [1 ) à lui écrire un mot en votre faveur, afin « que vous en fassiez le voyage plus agréablement. Ne balancez « point, si vous m'en croyez; le parti en soi est bon, mais sur- « tout dans ces mauvais jours il ne doit point être refusé ; et « vous me saurez bon gré de près, si les 600 livres ne vous sa- « tisfont pas de loin ; une médiocre somme, donnée de bonne « grûcc, est, à mon avis, préférable à beaucoup d'argent qui « seroit comme extorqué ; enfin, vous serez content, je vous en « réponds

•< M. DE M. Du MOULITf. »

La principale des réponses que je fis à ces deux lettres de mademoiselle Du Moulin regarde la première, et comme ce fut sur cette réponse qu'elle conclut entièrement mon afiaire, je la mettrai ici :

« Vous me faites justice. Mademoiselle, quand vous inférez « de mon silence que votre lettre d'il y a un mois a été perdue ; « c'est à mon grand regret que je n'ai rien vu de vous depuis « mon départ de Londres , et je vous proteste que ce ne fut pas « sans mortification que je vous manquai en passant par Can- « torbéry. Je ne vous dis plus, Mademoiselle, que je vous suis « bien obligé de tous vos bons seutimeuts; comme il n'y a pas « de nouveauté pour moi dans les marques de votre teudresse, « il ne vous en doit point paraître dans celles de ma reconnais- « sance. Tout ce que vous me dites au sujet de M. et de ma- « dame de Sonimerdick ne sort qu'à me faire retrouver partout « la généreuse mademoiselle Du Moulin ; et je croirois répondre « mal à toutes ses boutés, si je ne lui disois qu'elle a sur moi un « empire absolu, et que ce n'est pas un faible aimant pour m'at-

(1) Cela ut'iii \tns ilc Vviu, M. de Soniinenlik n'ayant pas voulu se commettre avec M. Boreel. [Soie de l'auteur,]

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