‹ Mémoires inédits et opuscules, publChapitre 95 sur 178 · H«PF · texte numérisé non relu

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saoce de le reconnaître pour neveu, à condition pourtant que cela ne tirât pas à conséquence pour rbérilagc, etc. » Nous laissons au marquis d'Ausson la responsabilité de ses assertions

Presque toutes les minutes de la correspondance française des Etats généraux, à cette époque, sont de la main de Jean Rou ; on trouve plusieurs de ces pièces aux archives de la Haye; nous donnons comme échantillon la pièce suivante, qui nous a été communiquée. C'est la minute d'une lettre des Etats généraux à la reine d* Angleterre :

(t /i ta reine de la Grande-Bretagne,

« Le 23 octobre 1689.

ff Madame,

u Comme nous embrasserons toujours avec joie les moindres occasions « de renouveler à V. M. nos respects, celle de l'envoi que nous faisons du •< sieur Hop, en qualité d'envoyé extraordinaire auprès de Vos Majestés ne •« se sauroit passer sans que nous nous en ser\'ions à assurer Y. M. des «r grands soins que nous apporterons toujours à nous conserver l'honneur «f de Sa Royale bienveillance par toutes sorts de démarches ; et comme 'f c'est là, Madame, une des principales recommandations dont nous avons •'t chargé notre dit envoyé extraordinaire, nous supplions très humblement •* V. M. de le vouloir recevoir en cette qualité et de luy ajouter pour cet «• effet toute la créance et la foy que son caractère exige. Nous prions Dieu «< ardemment, Madame, qu'il lui plaise de combler le glorieux règne de *« Vos Majestés de ses plus précieuses bénédictions , et sommes, Ma- ^ dame, etc., etc. »

— PAGE 277, LIGNE 3i. —

Sur cet alinéa, le premier éditeur de la Correspondance de Bayle (Dos Maizeaux) a donné la note suivante, qui confirme les précédentes obsenations de Rou :

• Voici la remarque que 31. Rou fit sur cette critique de M. Bayle, lorsqu'il m'envoya une copie de cette lettre :

« La critique deM. Bayle sur ce vers de mon dialogue, // en auroH jusqu'à demain, n'étoit pas autrement bien fondée. Aussi se rendit-il à la remarque

que je lui fis, que cette expression ne se devoit pas prendre au pied de la lettre, et par sous-entente d'un temps aussi borné qu'est celui d'un jour à Tauire; mais aussi pour une équivalence de cette autre expression : // n^auroii jamais fait, qui, bien loin de signifier un temps court, emporte une espèce ù'éternité. Demain, en un mot, emporte souvent un long avenir. On dit, par exemple, le lendemctin des prisonniers, pour dire un Jour qui est bien longtemps à venir , parce que les prisonniers croient sortir de Jour en jour. >»

Dans la Correspondance de Bayle, cette lettre se termine par une phrase (|ue Rou a supprimée, et que nous ajouterons ici, bien qu'elle concerne on détail de pure politesse :

« Au reste, je ne sanrois ne point me fâcber de ce que vous affrancbissec « vos lettres : je vous supplie de n'en user pas ainsi à l'égard de votre, etc. ^^

« J'ai lu le Trailé des soixante et dix semaines^ par M. Rou, et Je so « balte de savoir quelle est la force m^eure qui a fait supprimer ses <( velles Tablettes ^istori^t^^, que je n'ai jamais vues.» (Lettre de Gisbe Cuper à Leclerc, datée de Deventer, 46 novembre 4708, dans les Lettres critique, de littérature, d'histoire, etc., par feu Gisberl-Cuper. Amst dam, 4743.)

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