‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 17 sur 35 · LEÇON HUITIÈME · texte numérisé non relu

LEÇON HUITIÈME

C'est pourquoi le jour qui est le XVII® des kalendes de novembre (16 octobre), la vénérable dédicace du temple ayant été accomplie, l'homme du Seigneur, Aubert, après avoir sagement tout disposé avec ordre, établit aussi des clercs pour réciter le saint office et chanter les louanges de Dieu. Il voulut qu'ils y fussent au nombre de douze afin de persévérer continuellement, avec des règles légitimes, dans le service du très heureux Michel Archange, bien que le même nombre de clercs n'ait pas été conservé par les successeurs du Bienheureux. En même temps il donna, à ceux qui servaient en ce lieu, des villages de son évêché, à savoir : le village d'Itier, déjà cité, et Genêts (2).

(1) Aujourd'hui la commune de BeauYoir.

(2) Plusieurs manuscrits disent que les yillas de Genêts et Itier ou Huynes faisaient partie de son patrimoine. La tradition en dit autant, et cite saint Aubert comme le seigneur de Genêts.

De l'eau obtenue par la révélation angélique.

Le même pontife, voyant tout accompli dans un ordre convenable, pensa qu'il fallait demander au Saint Archange cela seul qui pouvait paraître difficile, c'est-à-dire une source d'eau sans laquelle la vie des mortels ne peut exister. Il implore donc avec le troupeau qui lui est confié le secours du Seigneur Jésus-Christ et celui du Saint Archange, afin que celui qui autrefois avait donné de l'eau de la pierre à son peuple altéré, daignât lui-même écarter la pénurie d'eau pour ses serviteurs.

Bientôt une révélation angélique lui montre un lieu où, en creusant une fosse au pied d'une roche escarpée, on trouve bientôt, d'une manière merveilleuse, une grande abondance d'eau qui peut suffire pour l'usage des habitants. Il a été prouvé de plusieurs manières que cette eau de source était salutaire à boire. En effet, elle porte un prompt secours aux fiévreux, toutes les fois qu'ils ont eu le désir d'en prendre (1).

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