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CHAPITRE III

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Le Yal-de-Mortain, et en particulier le plateau de Chaulieup donne naissance à nos grandes rivières, le Couesnon excepté. C'est du pied de ces monts que jaillissent la Vire et la Sienne, qui arrosent le Cotentin ; le Noireau, afSuent de l'Orne, la Sée, l'Egrenne, la Selune et le Colmont.

Pour plus de clarté, nous allons décrire nos rivières par bassins et selon les mers dans lesquelles s'épanchent leurs eaux.

RIVliRBS QUI SB JETTENT DANS l'oGÉAN ATLANTIQUE

Bassin de la Loire.

Au bassin de la Loire appartiennent :

4® L'Egrenne, Egrennaj qui jaillit entre le Mont-Chaulieu et la Butte-de-Brimballe. Après avoir divisé TAvranchin du Bessin ou une partie de la Manche du Calvados, elle s'unit à la Mayenne, Meduanaf et avec elle à la Loire, Liger.

Elle a poar afSuent la Sonce, qui prend sa source près de l'église de Ger, et traverse la forêt de la Lande-Pourrie.

2^ Le Colmont, Cobnia, qui vient de Saiqte-Anne-de-Buais. Il reçoit les ruisseaux de Saint-Aubert, de Longuève et du grand Etang-Moret^ dans la commune du Teilleul, divise avec eux le midi du département, et comme TEgrenne se perd dans la Mayenne.

RIVliRES QUI SE JETTENT DANS LA MER DE LA MANCHE.

1® Bassin de la Sée.

La Sée, Segia ^*^ vel Saea^ a deux sources à peu près égales. La première, qui est la véritable Sée, prend naissance en Saint- Martin-de-Chaulieu, auprès du Hont-de-la-Toudière (31 mètres d'altitude) : « a Calvo-Loco procedit ^^\ » On l'appelle la Sée- Rousse, parce que ses eaux sont ferrugineuses €is esê (alvetés) qwm appellant Sou la Rousse ^^\ » La seconde branche jaillit au village des Hautes-Loges^ en Sourdeval, près des frontières du Fresne-Poret , et passe au pied de la Butte-des-Hauts-Yents (280 mètres) oii elle fait déjà tourner les moulins de l'ancien monastère de Moutons. On l'appelle la Sée-Blanche, tellement ses ondes sont limpides et pures : a Pellticidum v/num quem Saeamcandidamvocant^*Kii^Ces deux petites rivières se réunissent au sud de Sourdeval et passent ensemble sous le premier pon t qui porte leur nom, le Pont-de-Sée : « Demumqw cœunt in pontem Saeanum apudSurdam'Vallenk.primtuin Moretoniensem^^K »

(1) Biêtorn dô la fondation du BÊontSâkU-Miehei, écrite au viii* siècle. (Voir les pièces jostificatives).

(a). Robert Cénalis» De re èfaiiica, liber II. Perioch. quart., p. 154.

(3) Robert Géoalis, Hierarchia Nmutriœ, tomus primus, p. 19. Manuscrit delà Bibliothèque nationalcj n'' 5S01.

(i) Hdrarekia, p. 19.

Après avoir parcouru la poétique vallée de Brouains» un des plus beaux sites du pays, et alimenté un grand nombre d'usines, H Sée traverse les bourgs de Cbérencey-le-Roussel, de Cuves et de Brécey. Près des restes du beau cbftteau des de Yassy, elle entre dans une fertile vallée qui porte son nom « Fallis Saeae. » A Tirepied, elle côtoie un ancien domaine royal, le Castrum du Yal-de-Sée qui fut donné à Duguesclin, après la mort Ae Finfortuné Jean de Tesson. Sous Avrancheselle fait des méandres nombreux dans de fraîches prairies qu'elle semble ne quitter qu'à regret, et, après avoir franchi le Pont-Gilbert, elle se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel, « Mox in pelago demer-

La Sée longe de près le pied des collines, qui divisent son bassin de celui de la Sélune^ aussi elle compte beaucoup de ruisseaux, mais peu d'affluents considérables sur la rive gauche. On ne peut guère citer que la Boienne^^^ qui, venant de l'extrémité orientale de Saint-Barthélémy, s* écoule entre les monts Morin et Eron et se perd dans la Sée, à Chérencey-le-Roussel. La rive droite est plus riche. Le soulèvement septentrional étant plus éloigné, de charmantes rivières descendent des monts, serpentent dans le Yal-de-Sée qui offre une pente douce, et viennent apporter à la Sée le tribut de leurs eaux. De ce nombre nous citerons : <• La Surde, Surda, que M. Bitouzé appelle DieursoL Elle descend du village des Landes, près des sources de la Sée ferrugineuse, reçoit le ruisseau de Clesson, et limite, à Touest, toute la grande commune de Sourdeval qui a pris le nom de cette rivière, Surda-Falliè.

â^ Le Glanon, flumolus qui Glanum appelkUur^^\ vient de Gathemo. Il limite Montjoie et Saint-Pois au nord et à l'ouest, et après avoir passé son vieux pont au pied du Mont-Robert, il se jette dans la Sée, tout près de l'église des Gresnays.

(1) HiêrareMa Neuttriœ, p. 19*

(2) Gassini écrit Boienne, Bitouzé, Boanne, voir lettrs cartes. (8) BkrarcMa Nwstria, p. 19.

Le fiâëte de ces parages, Jacques de Chimp-Repus, chante ainsi sa rivière, son pont et son fertile vallon :

Gérés apporta bled en Tété s'y redore

Les cheveux annelez» avec un beau décore»

Prodiguant les etpis et desquels» se dit-on»

EU' bastit de sa oudn le grand pont de Glanon,

Pour passer les SyWains et les Nymphes habiles

Quand Qs vont se plonger aux fontaines gentilles»

Afin de mieux volter au son du chalumeau»

Du cistre» du cléron» do luth et do pipeau.

Leurs fredons découpes» gaignant au bal des fées

Que les simples bergers nomment le Val-de*Sées (1 ) . /

S"* Le Bien ^*^ sourcille au pied de Féglise de la Chapelle- Cécelio, limite un grand nombre de paroisses et forme un delta en se jettant dans la Sée à Yernix.

i^ Le Limon ^*\ Rivulm qui dicUur Limon, dit la plus vieille charte de l'Eglise d'Avranches, en 1020, traverse Tétang du Parc, en Sainte-Pience, où se dressait jadis le château-fort des évêques, forme une cascade à Saut-Bernon, près des Châteaux- Turbotins, et arrose les territoires de Sainte-Eugienneetde Tirepied. Son embouchure dans la Sée se nomme encore le Bas- Limon. C'est cette même rivière que Cassini appelle le Saut- Bernon.

5<* La Broise, Brosia ^^\ commence près de la Butte-de-la- Porte, en Sainte Pience, passe à Subligny, à Lolif, et se perd dans la Sée, au Pont-Corbet, commune de SaintnJean-de-la- Haize.

6^ Le Souliet, Soulietus vulgo Soukt^^\ qui commençant avec les limites de Montviron, divise Vains et Bacill; et s'épan-

(1) OEiforsf poHiquM de Jacques de Champ-Repus, p. I08.

(2) Cartes de Bitouzé et Pigault.

(3) Aeta sanctœ EecUtiœ Abrinetmllit, p. 451.

(4) Docteur Cousin» manuscrit de la Bibliothèque d'Avranches.

(5) Hitrarehki Néustrim de Robert Cénalis, manuscrit de la Bibliothèque nationale, p. 19.

che dans la Sée au pont de Harcey. « PonUm vero quan subterlabiiw Marceiam vulgus appelkU^^K »

2^ Bassin de la Sélune.

La Sélune, Seluna ou Senuna <*^ est le plus grand et le plus' remarquable des fleuves de rAvranchin : fluvius insignioft comme l'appelle Robert Cénalis. Malheureusement ce savant évéque nous décrit assez mal les origines de cette rivière quand il la fait sortir de la Lande-Pourrie et passer ensuite entre Saint-Cyr et le Teilleul. La Sélune arrose bien ces lieux, mais par des canaux différents. L'origine de cette confusion est due à rignorance de la topographie, à Tabsence de bonnes cartes géographiques et à Foriginalité même du fleuve qui ne prend son nom que lorsqu'il a reçu plusieurs ruisseaux importants. Le principal est la Friette, et par conséquent la véritable source de la Sélune : « Fluviolus qtiem Friettam vocant^^K » Elle prend sa source au-delà de Montreuil (170 mètres d'altitude), et sur les limites mêmes de la Manche et de l'Orne^ dans Saint-Cyr-du- Bailleul. Remontant au nord, vers le Mont-Tilon (152 mètres d'altitude), en Saint-Georges, elle limite Barenton au midi, traverse Tétang du Bailleul, près de l'ancien castrum du même nom. Sur sa droite elle reçoit la rivière de Barenton qui prend sa source à Saint-Georges-de-Rouelley, près du Champ-Dolent et qui est grossie du ruisseau de Bousentier; la rivière de la Prise-Pilon, comme la nomme Bitouzé, qui vient de Rancoudray, dans la forêt de la Lande-Pourrie^ passe à la Fontaine-Bouillante, à laDollerie, ob naquit Guillaume Postel, et divise Barenton de Saint-Jean-du-Corail. Sur sa gauche, la Friette reçoit le ruisseau de la Francière ou du Mont-Benott qui limite à l'ouest

(i) Hierarchia NeuitrioBf p. 19.

(9)Ibidwt.

(3) Ibidem, p. 19 et verso. Voir aussi U carte oadaatrale de Bitouzé et la carte de TEtat-Major .

Saint-Cyr-du-BailleuI , puis le ruisseau de Horignon grossi de plusieurs afSuents, et qui, comme le premier, prend naissance au centre de la commune du Teilleul. La Friette, devenue déjà une rivière intéressante, grAce à ces différents ruisseaux, entre alors dans la commune de Husson où elle perd son nom pour prendre celui de la Sélune : Illicqm Frietœ mmen dépérit absorbeturque a Seluna ^^K

En sortant de Barenton, la Sélune limite un grand nombre de paroisses et arrose un pays fertile. Arrivée à Saint-Hilaire, elle entre dans un lit profondément encaissé de phyllades maclifëres et de granit. Ses rives forment des coteaux élevés, pittoresques, sauvages, recelant parfois des grottes curieuses. Paisible ou mugissante au milieu des rochers et des barrages qui entravent son cours, elle passe au pied du Vauroux, du château baronnial des Biards, des vallons granitiques de la Paumerais et de Dorière. Elle serpente entre les buttes du Jaloux et de la Vaudrais pour enlacer ensuite les ruines de l'abbaye de Montmo^el où elle forme des flots. Calme et majestueuse, elle arrive à Ducey, traverse les anciens domaines de Montgommery, des du Homme et des Lamoricière de Yicq dont les châteaux se dressent encore sur ses berges, passe sous les onze arches du Pont-Aubault, attribué i Anne de Bretagne, et vient recevoir la Sée au Gué-de-VEpine : ad Vadum Spinartim^^^ pour aller, avec elle, entre le Mont-^aint* Michel et Tombelaine, se jeter dans la mer de la Manche. Ses principaux affluents sont, sur la rive droite : I^LaCance, Cancia^^\ qui commence à Ger, passe à Saint- Clément, à TAbbaye-Blanche, roule entre les rochers de la Fresnaye et l'ancien château, aujourd'hui la Sous-Préfecture de Mortain. Près de cette ville, elle forme, ainsi que son affluent le Canson, Canciola, dit aussi la Rivière-Dorée, de pittoresques cascades, et tombe dans la Sélune, en limitant Notre*Dame-de- Touchet.

{\)HiêrarcMa Néustriœ, p. ao (2) '/Wdem.

V (a) Charte de la fondation de FAbbaye-Blaiiche.

3^ La Guerche <"> qui jaillit au sud de Belle-Fontaine et finit à l'extrémité sud-ouest de Romagny, au Pont-Normand.

â^ L'Argence ^'^ qui prend sa source & l'extrémité méridionale de Juvigny, coule à Chevreville et àert de limite occidentale à Milly.

4^ Là Serouenne ^'^ qui vient de Reffuveille, passe sous le pont de Pied-d'Argent, reçoit les eaux de la fontaine Saint-Berthevhi, à Parigny, et, à peu de distance de Téglise de ce lieu, ^ perd dans laSélune.

5» L'Oîr, OElus^^K le plus bel affluent de la rive droite, vient de Reffuveille^ passe au Pont-Tesson, limite un grand nombre de paroisses et vient s'unir à la Sélune au Yal-d'Oir oii elle divise Saint-Quentin de Ducey.

Sur la rive gauche, la Sélune reçoit :

<• Le Melène^*^ qui vient de Saint-Anne-de-Buais et se jette dans la Sélune après avoir traversé Notre-Bame-dc-Touchet.

2^ Le Bahon ^•^ qui, sourcillant sur les limites de Buais, passe à Saint-Symphorien et à Lapenty.

3^ L'Airon ou le Dairon, Herotms, Dero ou Arduu$, se^on Mabillon ^^^ est la plus belle rivière de TAvranchin, après les deux fleuves dont nous avons décrit le cours. EÏleprend sa source dans la Mayenne, commune de la Dorée, au village dit le Breil (231 mètres d'altitude). Descendant vers Saint-Berthevin et Montaudin qu'elle limite au nord, elle se grossit de plusieurs ruisseaux et passe à Pont-Main, si connu aujourd'hui parTappaHtion de Notre-Dame-d'Espérance et son pèlerinage. Elle reçoit, sur sa rive gauche, un de ses beaux affluents, la Glaine '*^ qui natt

(1) Carte cadastrale de Bitouzé,

(2) /ôMem.

{%) imm.

(4) HUrarchia Neustriœ, p. ao, et Gassini.

(5) Carte cadastrale de Bitouzé.

(6) Ibidem.

(7) Mabillio, 4nnal Ord. Saneti JVtneciice., tome Y» p. 75. (8)Gartedel'Etat-Major.

Ui Fooeberie (224 mètreB d'altitude), ati midi de la commune dé Saiot-Hélîer et divise le Maitie de la Bretagne. Elle éûttt ebsaité dans rAvrafDcfeia an sud des Loges-Karchis, où elle reçoit encofe sur sa rive gauche, le ruisseau Français, ritm FranciseuSy « vulgo russel Français »<*\ qui sépare en partie la Normandie de la Bretagne. Sur sa rite droite, rAiron recueille les eaux de la Cambe, Catnbaj si souvent rappelée dans les chartes et lescartulai^eÀ de Tàbbàye de Savigny dont elle arrose les ruines. Elle vient de la commune de Buais et de ses étangs. L'Airon reçoit eiicore la petite rivière d*Alence^'\ qui prend naissance au nord Ae Sainte-Anne-de-Buais. Déjà considérable, TArdéeou FAiron se éteuse un lit profond à Test des Loges-Harchis, et du sein de ses berges boisées et rocailleuses on l'entend murmureraupied du donjon de la Chaise et de sa jolie chapelle Sainte-Catherine. Arrivé à Saiut-Hilaire, il met en mouvement plusieurs usines et se jette dans la Sélnne, au Pont-Saint-Tves. Quand, penché sur le parapet de ce pont, on considère ces deux rivières mariant silencieusement leurs ondes, on se demande laquelle des deux est la mère ou la Elle? Glaber et Martène s'y sont trompés, puisqu'ils donnent à la Sélune le nom de FArdée qui est celui de son principal afSuent.

4® Le Loir, Liger^^\ ou Lairus, Gallice, le Loir, dit Cénalis<*\ vient de Louvigné-du-Désert et divise l'arrondissement d'Avranches de celui de Mortain .

5** Le Beuvron, Bevro^*\ Bref>ona^^^, Beurona^''^ prend sa source au pied du Mont-Rocher (177 mètres d'altitude) commune de Parigné (Ille-et-Vilaine), coule au-dessous de Saint-James, où il formait jadis, à l'aide de barrages, les trois étangs de Guillaume

(1) Robert Gënalis, GaUiea Hiitoria. Appendix, page 182

(2) BiUmzé.

(3) Carte de Stapleton.

(4) Robert Cénalia, Hierarehia NeustrkB.

(5) Gbarte de l'Eglise d'Avrancbes.

(6) Stapleton, Tabula NarmanUB.

(7) Gartulaire du Mont-Saint-Michel.

le Ck)Dquérant, passe près des ruines de la Hyaule» ancien château des Subligny et de celui des du Homme, à Chassilly, qui tous deux rappellent les fondateurs de l'abbaye de Hontmorel, et se jette dans la Sélune près des ruines du monastère.

d^ Bassin du Couesnon.

Le Couesnon, Cosmony Coetnus, Ccmm ^^\ prend sa source sur les frontières du Maine ou mieux de la Mayenne, passe au sud de Fougères, puis à la Chapelle- Sain t-Aubert, à Antrain et à Pontorson où il forme un petit port de commerce. Ce fleuve qui longeait jadis les digues du pays de Dol a été enchaîné, en 1859^ dans un canal qui le conduit à Touest du Mont-Saint-Michel, où il va rejoindre la Sélune et la Sée. Il a ainsi laissé, sur la rive gauche, des terrains considérables qui appartiennent au département de la Manche et qui, plus tard, seront les fonds les meilleurs du pays, quand on les aura sérieusement conquis sur la mer.

Le Couesnon a peu d'afSuents sur sa rive gauche parce qu'il côtoie de trop près une suite de collines. On ne peut guère citer que la Moigressée ^^^ qui traverse Tétang de Combourtillé.

La rive droite, plus riche, reçoit :

i^ Le Nançon qui jaillit sur les limites de Louvigné-du-Désert, et passe à Fougères dont il traverse la forêt ^^K

g'^L'Oisance '*\ le plus bel affluent, vient de l'extrémité nord de la commune du Châtelier et s'unit au Couesnon, au-dessous d' Antrain.

3" Le Tronson ^*> qui sourcille au pied deMontdenier (149 mètres d'altitude) en Carnet, et sert de limite à une partie du département.

(i) Vie de sc^t Judoc ou saint Josse, vni* siècle. —Guillaume de Jumiëge. — WacOf Benoît de Saint-More, G. Le Breton.

(a) Carte de Bretagne, par Charles.

(3) Carte de TEUt-Major.

{D Ibidem.

i^ La Dierge, Diergia ^^\ qui natt prèsdu Mont-de-Bootteville (1 76 mètres d'altitode), commune de Hontour (Ille-et-Vilaine) et se perd dans le Couesnon, au gué Perrier, en Sacey. Cassini appelle cette rivière d'un nom de Fétang qu'elle traverse, la Yaleine.

5^ L'Oison ^^) qui vient de Villiers et forme la limite méridionale d'Aucey.

4® Bassin de la Sietme.

La Sienne ^^^ prend sa source au sud de la forêt de Saint-Sever, et limite une partie des arrondissements de Mortain et d'Avranches. Elle passe à Yilledieu, à Gavray, au Pont-de-la- Roque où elle reçoit la Soûle ^^^ qui vient de Montabot (276 mètres d'altitude) et arrose un des faubourgs de la cité coutançaise. La Sienne et la Soûle réunies se jettent dans la mer, au port de Regnéviîle.

Le principal affluent de la Sienne, le seul que revendique en partie l'Avranchio, est la rivière de l'Airou '^^ qui, prenant sa source en Chérencey-le-Héron, passe par RoufiSgoy, Bourguenolles, le bourg delà Lande, Beauchampset se joint à la Sienne, en face du château de Ver.

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