DOYENNE DE LA GHRËTIENTE
Àioramhês qui avait son abbaye de Moutons, s&fi couvent de capucins, son séminaire, son bdpitâl et sa léproserie, comptait encore 1^ dans Tenceinte de la cité, la chapelle Saint-André, appartenant autrefois à Tofficialité et aujourd'hui à la prison; â^ dans la paroisse Saintr*Saturnin, la chapelle Saint-8ymphorien, dans la rue du même nom, d'une date très ancienne, mais actuellement détruite ; dans l'ancien manoir des Pinchon, près du chœur de l'église, la chapelle des Saints-Innocents, qui remontait au xiii* siècle; on n'en voyait plus que les ruines au commencement du xvn*' siècle ; 3® dans la paroise de Notre-Dame-des-* Champs, NQtre-Dame-de-rimmaculée-Conception dans le collège, fondée par les Eudistes en 4702; la chapelle Saint-Guillaume et Saint-Gabriel, fondée en 1680, dans la vallée Josseou ès- Hesjouan» par G. Caillot, chanoine et archidiacre de Mortain. Cette vallée est appelée actuellement la Biqueterie, mais la chapelle, dont l'évéque avait la collation, n'existe plus. Nous pourrions encore citer les chapelles 4^ Saint-Jean, dans le cloître i^liMtde cimetière ou- de campo sanlo à la basilique d'Avran-
ebes;âoSsimt-0niesd6r£véché; 3^ la chapelle du château de la ville, mais ces oratoi^ei seront rappelés dans la description de la Cathédrale et du castrum.
Saint^Jeannie'k-Haize possède, siu Châtellier, une chapelle fondée, en 1636, sous l'invocation de Notre-Danle-dè-feondes- Nouvelles ou Notre-Dame-des-Vertus : Nostra Domina 'oirtutum in locoiu Châtellier. Le titulaire avait deux cent cinquante livres de reveDù et était obligé de tenir les petites écoles. Le présentateur était M. Ernault de Renauville, écuyer. Cette chapelle a été restaurée par M. Harel, chanoine titulaire de Coùtances, qui, en 1875) Ta choisie pour en faire le lieu de sa sépulture.
SairU^Martin-deS'Champs possédait aussi trois chapelles : I^La chapelle de la Chaussonnière, fondée daùs le manoir du mémie nom, par Yigor Vivien, en 14731. Elle était dédiée à saint Vigor et à saint Vaast. On y allait en pèlerinage et son revenu était de soixante-dix livres. Devenue la propriété du marquis du Quesnoy, elle fut négligée et, en 1752, elle était déjà en ruine. La place est occupée par un bâtimeifrt rural, e( les fermiers du manoir ont conservé les statues des patrons spirituels que Ton ta encore invoquer. 2^ La chapelle du château du Quesnoy, fondée au xvii® siècle, a disparu, comme la précédente, pendant la grande Révolution. Elle avait le revenu delà chapelle de la Chaussonnière. 3^ La Chapelle des OrgeHes, àuf centre de la commune de Saint-Martin, était fort ancienne, car on la trouve citée dans les domaines fieffés de la vicomte d'Avranches en 1327 ^*^ et daifi» M titre de U70. Atl tempe dêf M. Gombert, premier supérieur du grand séminaire d'Avranches, on y faisait le catéchisme et des instructions pour la paroisse'. Elle est présentement remplacée par la nouvelle église de Saint-Martin.
Saint' Quentin àmii trois chapelles : 1* Sainte-Catherine-du- Logis au manoir de Saibt-Quetrtin. Elle est andenne et citée
H) Copié de Vetitëi ié Fassiéttë â6 tei^e faite en la hailliè de Gotentià [MT lea eommiatolies Au roi et par ceiix de haut et paissant homiàe, M. PH^ lippe> comte d'Evreux, à M. Godefroy Le Blanc, bailli de Cote&tiDi J0 4* jour de juin lasT, manaBcrit de la Bibliothèqae de Goutances, n* S5.
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(ians toas les registres de Tévéché. Son revena était de etot vingt livres. Il ne reste plus que les murailles.
2"* La chapelle Sainte- Anne -de- la -Peschardière avait au titulaire et un revenu de quarante livres. On n'en voit que des débris informes.
3® Saint-Jean-de-rille-Manière avait un revenu de soixante livres. Elle fut fondée le 20 septembre 1528 par François Gueroulty seigneur du lieu, qui présentait le titulaire et la faisait desservir. Cette chapelle a été conservée et dignement restaurée par son propriétaire.
SairU-Senier-soW'Avranches possédait la chapelle du château d'Apilly, de fondation très ancienne, mais d'une construction moderne comme le château.
Le Fal-SairU-Pht. Dans cette paroisse se trouvait, sur le bord de la grève, l'antique chapelle de Saint-Georges-de-Bouillé, dont le collateur était Tévéque. En 1838 elle était encore debout, avec son autel de pierre, ses deux statues de saint Georges et de saint Hubert, entourée de son presbytère, de son puits, de ses terres et de sa grange décimale. Son revenu était de quatre-vingtdix livres, et elle a eu un titulaire jusqu'en 1 789. Elle fut détruite en 1840, et son portail roman, à triple archivolte, cédé à la Société d'Archéologie d'Avranches, par M. J. Langlois du Ragotin, a été reconstruit dans le jardin des plantes d'Avrancbes.
DOYENNÉ DE LA GROIX-BN-AVRANGHIN.
' Àrdewn. Avec sa léproserie de Saint-Gilles, Ardevon possédait encore, sur le bord de la mer, l'antique chapelle de Sainte-Marie- Madeleine. Elle appartenait aux moines du Mont-Saint- Michel qui s'y rendaient, tous les ans, processionnellement. Elle est citée pendant les guerres de religion. Abandonnée dès 1752, elle n'a pas même laissé de vestiges à la place qu'elle occupait, au village de la Rive.
Àrgouges. La chapelle de la Guerinais, sous T invocation de Notre-Dame : Sub invocaiione B. M. dicto in loco de la Gwrinais intra limites parochiœ d'Argougts, avait TEvéque pour collateur. (Registre de 1756). Elle existe encore.
Aucey possédait: 1® Motre-Dame-des-Fièvreux , d'une date ancienne, mais sans titre. Elle est encore bien conservée et souvent visitée par les malades. 2^ La chapelle du château de la Grenue, non moins ancienne, mais sans revenu comme la précédente.
Carmt. Sainte-Barbe-du-Manoir-de-Carnet, fondée par les seigneurs de Guiton, au xii® siècle, est toujours visitée et vénérée. On y voit un autel en pierre et des mascarons curieux.
Courtils avait aussi, sur les bords de la grève, au village de la Barre, une antique chapelle de Saint-Etienne, desservie par les religieux de Tabbaye de Rislé, près de Fougères. La chapelle a disparu, mais, en face, de Tautre côté de la route, on voit encore l'habitation des religieux, devenue une maison particulière. La chapelle était déjà en ruine en 1752.
La Croix^n'Afyranchin. La chapelle de la Boussardière, sous letitre deNotre-Dame-de-Pitié. Il en est fait mention dans le registre de 1752. Aujourd'hui elle est complètement ruinée.
Huynes possédait la chapelle Saiot-Nicolas-de-Montitier, très ancienne, mais détruite depuis longtemps. Un acte de 1332 porte que le curé de la paroisse était tenu d'y célébrer une messe chaque semaine. « Curatvs d^ Huynes débet ceUbrare unam missam qitalibet hebdomada in capella de Moniitiery per liUeram die veneris post octavam B. M. F., awno 1332. (Acte épiscopal, cité par Ch. Giïérin.)
Motujoie. La chapelle de Saint-Denis, une des plus anciennes du diocèse, était sans charge d'âmes, sine animarum cura, dit un registre du secrétariat, en 1736; le curé était son patron. Elle a été conservée et la paroisse s'y rend, à certaines époques de l'année, en procession.
Le Mont-Sai/nt-Michel renfermait : 1"* La chapelle Saint-Aubert, bâtie au xvi^ siècle sur une presqu'île au nord-ouest du Mont,
Elle est bien conservée. 2** La chapelle Saïnte-Cathèrifte, érijée, comme la première, par les religieux du Aont-Saint-Michel. Le plan de Noël de Fer l'indique» à quelques pas, vers Touest, du puils de la ville, où nous avons vu sa statuette et des pierres sculptées provenant de \\édicule. 3^ La chapelle Saint-Etienne remontant au vi*' siècle. Située au haut de la ville, au-dessus de la maison des Gobelins, où Ton montre encore la place, elle eut son chapelain jusqu'au xvi^ siècle, époque où on Tabandonna. Elle est mentionnée dans la chronique de Tabbé Robert du Mont, qui la donna au prêtre Robert ; Tabbé Martin la céda en 1187 au clerc Pierre, neveu du prieur du Mont-Sainl- MicheH'^
Sacey avait : i ® La chapelle Saint-Georges et Sainte-Croix, dans le manoir de Sacey : càpella Sancii-Georgii et Sanctm-Crucis in manerio de Sacey (registre du secrétariat d*Avranches, en 1685). D*un revenu de soixante livres, elle appartenait, en 1782, à M* le comte de Langeron, qui était le présentateur. Celte chapelle fut construite en 1476 par Gilles de Couvran, descendu de Malmàins par sa mère, fille de Gilbert de Malmains. Elle, est très èurieuse et bien conservée. 2^ La chapelle de Saint-Tbomàs^ ancienne, mai^ abandonnée dès 1752, et sans titre. 3*^ La chapellç Saint-Gilles : capella Sùhcti'yEgedii de Tadéien château-fort de CHéruel. Ce sanctuaire, remontant ati îï^ siècle, existait encore au siècle dernier. Il est présentement détruit.
Saint' Aubin-de-Terregatte. La (Chapelle du logis de Dôgeru existe tdajours entre les douves et le colombier du manoir, mais elle était sans titre.
5aim-/a^8 possédait: 1^'La chapelle Saint-Martin-du-Bellé, remontant au nf siècle. Elle fut pendant pliïs de six siècles réglisè paroissiale de Saint-James avec Saint-Benoit, beaucoup plu^ anciennfe et regardée cotnn^e Téglise-mère de la ville.
(1) Chronique de Robert de Torigoit acte 59, t. II, p. S87« édiiioi^de if. Léopold Delisle.
Détruite au cooineiceHieBl du xix* siècle^ son be«u portail latéral du xni* siècle a été placé h rentrée du cimetière moderoe de Saiot-James^'^
2^ La chapelle du château de la Paluelle remontant au XVI* siècle. Elle hérita des revenus de la chapelle de<la Pommeraie, en Saint-Martio^de^Landelle.
Saim^laurmHU'TerregtaiefOB&éàBii : 4^ La chapelle Saint- Nicolas-du-Jaloux, sans titre et ruinée. S** La chapelle domestique du )châtéau de Dorière» également sans titre, mais en bonne conservatioD. 3^ La chapelle de Notre-Dame-du-Maooirde-la- Lande, en grande partie détruite, i"* La chapelle du manoir de BouflSgny, qui était sans revenu.
Saint-Smier-de-Beutyron. La chapelle de Chassilly, appartenant à H. du Homme, était, comme la précédente, sans revenu et sans titre ; mais son propriétaire Ta restaurée avec goût ainsi que le château, un des plus intéressants du pays.
Servon. 4"" La chapelle Saint-Grégoire est située au milieu d'un champ, sur le bord de la route d'Avranches à Pontorson, en face du manoir du Bois-Chiquot. Elle porte sur son linteau la date de 1630. Restaurée par M. Blondel, ancien maire d'Avranches, elle est restée en bon état. Elle a une légende et des pèlerins qui la visitent.
V Saint-Jean, du manoir de Servon, n'existe plus. M. Fou* cault ne lui donnait, en 4697, que vingt livres de revenu.
(1^ L'église paroissiale de Saint-James, Saint-Martin-dbBeUé, c Parœhiê S ancti- Martini de Sancto-Jacobo-de-Bevron >, a reçu, comme on le pense, son appeUation de BeUé (de Bello) en souvenir de la eonquêté d'Angleterre. Fondée en même temps que Tabbaye de la BataUle à Hasting {Abbay cff BaUle or dé BeUo), GuiUaUme le Conquérant et fiugues, comte de Chester et d'Avranches, propriétaire du château de Saint^James, tinrent à perpétuer le souvenir de cette victoire sur la terre normande, comme Us l'avaient fait iur le s61 conquis. Le comte Hugues venait lui-même d'assister, avec Guillaume le Conférant, à la fondation de Saint-Martin de Belto, comme le témoigne ce texte du MonastUon Anglicanum : c Hugo cestrincis comes, » testis in cartha Willelmi régis de fundatione abbatiœ Sancti-Martini-de- » BèUo, cn^« altare eotAmm est in ioco ubi Haraldi pro patrilSB caritate » occisi cadaver ezanime inventom est. »