CHAPITRE VHI
Chapelles particuliârbs
Nous arrivons aux monuments fondés par les grands et les petits, par les seigneurs et les simples bourgeois, nous voulons parler des chapelles, l'élément, hélas I le plus périssable dans nos contrées. Les populations pieuses ont conservé celles qui étaient l'objet d'une grande vénération ; les châteaux qui possédaient les plus anciennes ont continué de les entretenir, mais un grand nombre de ces édicuks, tombés dans des mains pauvres ou ignorantes, sont devenues une charge pour leurs possesseurs qui les ont méconnues, abandonnées et enfin détruites. Néanmoins les paroisses étaient fières de compter, dans leurs limites plusieurs de ces ecclésioles. Placées, en effet, dans la cour du manoir, au sein d'un village, à l'entrée d'une forêt, sur le bord de la mer, d'un fleuve ou d'une route fréquentée, au sommet d'une montagne ou d'une falaise, au fond d'une vallée ou même au milieu d'un champ, on aimait à les rencontrer sur sa route. Sous les noms les plus variés et les plus doux elles rappelaient partout l'idée et la présence de Dieu, l'amour filial des peuples pour la Sainte Vierge, la confiance dans les saints vénérés et presque toujours de pieux souvenirs et d'utiles largesses.
Plusieurs. avaient leur chapelain ; dans toutes, à certains jours
de la semaine, on célébrait les saints mystères. Les fidèles s'y réunissaient pour y demander des grâces/pour supporter avec résignation les fatigues d*une vie laborieuse.
Nous allons, en suivant les paroisses par doyennés, indiquer les chapelles qui existent encore ou qui ont laissé un souvenir dans les chartes, les titre» diocésains ou les registres du secrétariat.
CHAPELLKS DE L'ARCHIDIACONE D'AVRANCHES