AU
Saint'Çyr^U'BailleuL l"" La chapelle du Jary, soiis Tinvoca-^ lion deNotr^Daine-de-Bon-Secoui^et du prophète Daniel, avait, d'après le tableau de 1752, un revenu de quatre cent cinquante livres. Elevée sur le bord de la route du Teilleul à Barenton, elle sert aujourd'hui de salie pour le catécbisaie. 2"" La chapelle des cours de Montécot avait un revenu de cent cinquante livres. « M. le marquis de Hoatécot nomme à ce bénéfice. » Le monument, jadis bien entretenu, était muni de beaux ornements (registre de 4752). 3"" La chapelle domestique de M. de Saint-Patrice était en bon état, mais n'avait, d'après le même registre, ni titulaire ni revenu ; cette chapelle, indiquée sur le cadastre, était au nord de celle dite des Cours. 4"* La chapelle de la Hame- Unière avait un revenu de cinquante livres ; on y disait la messe tous les dimanches et jours de fêtes de l'année. Le propriétaire était H. de Saint-Patrice. Jean Grandin, seigneur du Bailleul, la fonda, en 4 549, (registre cité par Guérin). 5"" La chapelle domestique de Saint-Michel-de-Boudé est indiquée par Cassini près du vieux château j^\k Bailleul. Actuellement les ruines ont ^complètement disparu .
SairU-Jean-du-Corail près Bion. — 1"* La chapelle du château de Saint-Jean avait un revenu de quatre-vingts livres; elle était, au siècle dernier, en fort bon état. Elle n'avait pas de chapelain, mais les prêtres de la paroisse venaient acquitter les fondations. S" La chapelle de la Prise-Pilon, indiquée dans la carte de Cassini, n'est rappelée dans aucun registre du diocèse.
SaifU-Georges-^e-Roudley. —La chapelle de Saint- Laurentdes-Aunais est très ancienne puisqu'on la retrouve, en 1412, dans le Livre-Blanc : 4c Capella Saneti-Laurentii in parochia Sancti-Georgii^ patroniM laicus, » Ce patron, et en même temps le fondateur de la chapelle, était M. Le Pesnais, seigneur de Rouelley, qui est cité dans le Livre-Blanc de Coutances, en 1 340^ comme ayant des possessions dans ce diocèse. Le fief ou la seigneurie des Le Pesnais s'étendait sur les territoires des diocèses du Mans et d'Avranches, c'est-à-dire sur les deux paroisses de Rouelley et de Saint-Georges qui, pour cette raison, fut appelé
de Rouelley. Au xvii* siècle on possédait te Hste de tous tes chapelains depuis 1 475. Aujourd'hui une dizaine de noms sont encore connus. Un des plus remarquables fut, en 1543, un chanoine de Mortain, Jean de la Mouche, le dernier descendant connu d'une illustre famille qui donna des évoques aux sièf^es épiscopaux d'Avraoches et de Dol. Le revenu de la chapelle était de quatre à cinq cents livres, mais ce qui lui a donné une certaine célébrité, c'est le procès que les 'chapelains et les seigneurs de Rouelley eurent à soutenir, à trois reprises différentes, pen* dant plus de deux cents ans. Quatre traits de dtmes, situés dans la paroisse de Lengronne, faisaient le principal revenu de la chapelle. En 1585, un jeune acolyte, Bertrand Htte, fils du seigneurde Lengronne et de Hesnil-Aubert, fut nommé chapelain de Saint-Laurent. Lengronne était une prébende d*un chanoine de Coutances. Le chanoine, H. de Grimouville, ayant succédé à M. d'Argougesdans la même prébende, sans en connaître la valeur, le seigneur Hue profita de son ignorance pour atugmenter de plus de moitié les revenus de sonftls^ chapelain de Saint- Laurent. La fraude ayant été découverte, le procès comment et il fut soutenu tour à tour par les chapelains et les seigneurs qui se succédèrent à Roueljey : les Pesnais, les Ferré, les Goupd. Deux de ces seigneurs, Coupel, François, en 1640, Jacques, en 1764, prirent la tonsure et se firent nommer cbapelafins par l'Evéque d*Avranches, pour mieux défendre rintérét de leur chapelle. Pendant ces longs débats, on fit arrêt sur les reventfs, la chapelle fut négligée et finit par crouler. Quand, en '4786, le fils d'un procureur de Domfront, un simple tonsuré de dixhuit ans, J.-B. Leroyer, fut nommé chapelain, il ne put prendre possession personnelle et réelle qu'en touchant des ruines. Le procès-verbal du notaire apostolique d'Avranches, Louis James Duhamel, nous affirme en effet, « que la chapelle n'était plus » qu'une masure, sans charpente, sans couverture, les deux » tiers des murs totalement croules, les vases sacrés et les ome- » ments perdus, les statues enlevées, de sorte qu'on peut &te » qu'il y a une perte de six à sept miUe livres pour le bénéfiiee. »
Le j^iuiOfClerc ne perdit poyit courage, après s'être aérestsé au graod bailli de Mortain, il rocouRut au présidial de €otttances, e4 termina heureusement ce long et inexiricable procès. Les sommes retenues depuis pltts>de vingA ans lui furent remboursées, il fit acquitter les messes, trois par semaine, qu'on ne pouvait dire fae dans la ebapellû, et la chapelle elAe^mémeM reconstruite coff^me on la voit eocore sur son petit tertre^ près des ri^ ves de kSouceet suu* les aneiennes limites du Maine qui sont devenues ceUea du diocèse de Séez ou du département de r^rne ^'K
Sam^Syfnffhorien. La chapelle du château étaat en très bon état et possédait un beau calice, de riches ornements et du linge fort protpre (registre de 4753). Cette chapelle était Foratoire particulier des MU. de Géraldin père et fils, derniers grands baillis d'épée et de robe courte du bailliage de Mortain,
Samgny. Lachapelle de Saint-Esprit- de-Bealifonr était jadis un prieuré simple. Prioratm sim^lex Sa»cU-'Spiritu$'de'Beaufour (registre de; 1768). Son revenu fut^ en 1778, réuni à la mense couYentuelle derabbayed«^.Savigny. Cette chapelle était assurément la plus monumentale du diocèse; bien qu'elle n'eniste plus, on peut s'en donner un aperçu, en visitant le château des Louvelièresy commune du Teilleul, qui a conservé sa belle porte surmontée de quatre niches et d'une fleur centrale du meilleur effet.
Le Teilleul. 1^ SaintrAubert-de*Longuèves^ avait un revenu de soixante-douze livres et pour patron le seigneur de Longuèves. Sans être monumentale, celte^chapelle est propre et bien entretenue; Sou petit clocher, ses ouvertures ogivales ou cintrées, . prouvent que le n(lon^^ae^^t actuel ne renaonte guère au-delà du commencement du xvu®. ou la fin du xvi^^iècle. En 1 784, elle
{%) Le dermoE patron de SainWLaarent-desÂuneaax fat messire Jacques Owpel, seigneur et patroo de RoueUey, de la chapelle Saint-Laureot-des- ÀuueaMX, de Saint-Front et autvçs lieux. Dans un autre titre U est dit: Mesaire laoquM Goupel, seigneur et patvon ée Rouelley, de Saînt^Front, dé Saint-Laurent, et delà Haute-Chapelle, chapelain de la ëhapelieSaint-Lâurentdes-Àuneaux. •
avait pour chapelain M* Jean Rivière, prêtre de Heussey et vicaire de Sainl-Georges-de-Rouelley.
Il fut présenté à Mgr de Belbeuf, évéqae d'Avranches, par madame Malherbe, veuve de M. Avenel ^^K
2*» La chapelle Sainte-Marguerite et Saint-Louis, dans le bourg du Teilleul, appartenant à M. le duc d'Orléans, était en bon état, en 1752. Vendue à la fin du xviii* siècle, Tacquéreur Ta démolie. C'était cependant une des plus anciennes chapelles de la paroisse, comme le prouve cet extrait du répertoire de Savigny : « Renaut, comte de Boulogne et Mortain (1204 à 1312) » consent Tédification d'une église baptismale au château du ^ Teilleul où devaient être seulement ensepulturés les corps des » morts du château, et afin que ladite édification ne préjudiciât » à Savigny, patron de Saint-Patrice (Eglise paroissiale du Teil- » leul), voulons que lesdits religieux fussent aussi patrons de la- » dite église nouvellement édifiée ''^ » 3** La chapelle de Notre- » Dame-de-Pitié, dans le cimetière de la paroisse Saint-Patrice avait un revenu de quarante livres. En 1762, M. des Barres, de Mortain, en était patron. Ce petit monument a été détruit, en 1 851 . 4® La chapelle de N.-D.-des-Prés, que Cassini indique dans sa carte à l'état de ruine, était à une petite distance de la route qui va du bourg à Saint-Patrice, sur la droite. Il ne reste plus une seule pierrepourmarquerla place qu elle occupait. 6° La chapelle du logis d'Oissey était en bon état en 1 752, mais sans titulaire et
( 1 ) « Nobis prœsentato per DomiDam Mariam Olivam BSalherhe, viduam M Domini Johannis-BaptistaB-Germain Avenel Domioi de NaotraU, Longaè- » ves, etc., suorum liberorum tutriceiu, necnon per Fredericum-Augustum » Avenel filium annis minorem et haBredem praBdicti Domini Avenel, juxta • titteras ab ipsis signalas, contulimus et (lonavimus... per présentes : quo- » circa notorio regio apostolico diœcesis nostrœ mandamus ut te prœdictum » magistrum Joannem Rivière presbyterum, vel procuratorem pro te, in cor- » poralem»realem et actualem preedict» capellœ sancti Auberti de Longuèves » omniumque ejusjurium, fructuuni, possessioaum ponat et induoat,8erva- » tis servandis, salvoque semper uostro et quolibet aliène jure . Datum Abrio- » ciSy die menais aprilis 12% anno 1780... » (Registre du ieerétariai d'AwraiV' » ckes pour Vannée 1784.)
(2) Gh, Guérin, Aeta Sanctœ Eceletiœ Abrmcemis
sans revenu ; elle sert aujourd'hui de remise au fermier ^^K 6<* La chapelle de la Durandière, ^u sud du logis d'Ois$ey était, au siècle dernier, très bien tenue, mais sans revenu et sans titulaire; elle a été conservée. Ces deux chapelles sont séparées de réglise Saint-Patrice par la paroisse de Sainte-Marie-du-6ois, enclavée en entier dans la commune du Teilleul. 7® Au sud de l'église Saint- Patrice, et au nord de Notre-Dame-des-Prés, le cadastre indique une autre chapelle dite de Saint-Sauveur. Il n'en reste plus aucune trace. 8^ Le même cadastre, dont nous avons une copie, indique encore une chapelle de Saint-Senier que nous avons inutilement cherchée sur place. Nous devons dire aussi que ces deux dernières chapelles ne nous sont révélées que parle cadastre. Aucun registre diocésain n'en fait mention, ce qui prouve qu'elles possédaient de bien faibles revenus, si tant est qu'elles fussent dotées.
Vitkchien. — 1* La chapelle de Notre-Dame-de-Bonnes-Nouvelles, appelée vulgairement la chapelle de la Bissardière, était une chapelle vénérée; on y venait en pèlerinage, et, outre son revenu de quatre-vingts livres, elle recevait beaucoup d'offrandes et de messes de dévotion. (Lettre du doyen du Teilleul en 1752.) 2^ La chapelle du château de Yillechien avait aussi quatre-vingts livres de rente. Cette chapelle et la précédente étaient, au xviu* siècle, en bon état de conservation.