DOYENNJÉ DE SAINT-HILAIRE
Les Biards. T La chapelle Saiot^Nicolas-des-Biards était située dans la cour du easirum. Elle remoDtait sans doute à Nicolas Avenel, au xu* siècle, et le Livre^Blanc la mentionne en ces termes : « CapeUa Sa'ÊicU-NicolaiHie-Biardis. » Cet édicuk que Ton voyait encore en bon état au siècle dernier, a complètement disparu. On en montre la place, avec un bénitier. ^ La chapelle Saint-Jean-Baptiste-du-Perray était située sur la terre de H. de Guiton. Elle avait soixante-dix livres de revenu et on y disait deux messes par semaine. 3^ La petite chapelle domestique du logis de TAubinière, aujourd'hui abandonnée.
Le Buat. La chapelle de Notre-Dame-de-Hiséricorde, dans le village de Pain-d'Aveine, était dotée de soixante livres ; on y disait deux ou trois messes par semaine. Le seigneur du Buat présentait au bénéfice. Elle existe encore, très vénérée, sur le bord de la route qui conduit à Saint-Hilaire et à Mortain. Sur la porte latérale est une longue inscription lapidaire qu'on a affreuse-* ment mutilée.
Chalmdrey. La chapelle Saint-Marc-de-Pierres*Aubes est ancienne. On la trouve dans le Livre-Blanc sous cette appellation : « Capella Sanai-Marci-de-Petris-Albis. » Le revenu était de quatre-vingts livres et le marquis des fiiards en était le patron. En 1752, elle est citée comme étant en bon état et on y disait souvent la messe. On la voit encore sur le bord de la route de Saint-Hilaire, près des limites de la commune de Ducey. 2^ La chapelle de Montehouet, ou Hontchoet, était dédiée à saint Georges : « Capella \in manerio vulga Momchotut sub inweatione sancti Georgii. » (Registre de 1780). Dans le tableau de 1772, on lui donne cinquante livres de revenu. 3*Chalendrey possédait encore, danslecimetière, une chapelle qui n'existeplus.
Isigny. La chapelle du cimetière, fondée par le seigneur d'Isigny pour marquer la place de Tancienne église. Cette chapelle a été détruite.
Les Loges-Marchis. 1"" La chapelle de Notre-Dame et de SaintQ
Câtherine«de*la«Chais6 : Capella in manerio de la Cham siib invocatione Beatm Marim (Registre de 1 680) Saneta Catharina in coêtello de la Chaize intra limUei det Logei-JUarchis. (Registre de 4 708). Elle yalait soixante-^ix-bait livres de rente, en 1 752 , et M. le marquis de la Chenelaye était le présentateur. Cette chapelle est une des plus jolies d^rAvranchin. Voâtée eo pierres, appuyée d'élégants contreforts, ornée d'un beau portail et de fenêtres trilobées, elle a un arc triomphal qui divise le sanctuaire de la petite nef. Les statues sont également intéressantes. Quand un curé était nommé à la paroisse, il venait au donjon ou château, et, suivi des habitants, il partait de la chapelle pour aller prendre possession de son église. S® La chapelle Saint-Mar- ,tin, détruite depuis longtemps, n'a conservé que son nom dans les cartes de Cassini, de rÊtat-major et du cadastre.
Mesnilard. Dans le château de cette paroisse existait jadis une ancienne chapelle dont on indique encore l'emplacement.
Samt-Briee'de'-Landelle. <^La chapelle du PIcssis avait été érigée dans la terre seigneuriale de M. Leverrier de Brémorin. Elle était en bon état, en 1752, et on y disait la messe les dimanches et les jours de fête. Cette chapelle est très ancienne par sa fondation. Elle remonte sans doute à Payen de Saint-Brice, qui avait épousé Gervaise, fille de Radulphe de Virey, et qui, tous les trois, dorment dans le cloître de Savigny, 2* La chapelle de Beauchesne, que Ton signale en mauvais état, en 1752, était an«cienne. 3* La chapelle de Véroley, dite aussi, dans un registre de 1522, chapelle des bois de Sélune, était jadis laxée,ce qui prouve qu'elle était dotée richement. Elle existe toujours, objet de respect et de vénération.
Saint-Hilaire. 1 ® La chapelle Saint-Biaise qui primitivementfut connue sous le nom de Sainte-Marie-de-la*Bechane : « Beata Mfaria de Beehana » remontait au xi* siècle, comme le prouve la charte de la fondation du prieuré et du eastrufn de Saint-Hilaire '*^
(1) La charte de la fondation du prieuré de Saint-Hilaire, copiée par l'archivifite du monastère de Saint-BenoU-sur^Loire, aété coasenrée par Ch«<}uérm dans les ^cta SanetœEcclesûB AbrmçensU,^. 265.
Son reveaii était de trois eaits livres et les seigneurs de Saint- Hilaire le doonèreot aux religieux de Montmerel qui devinrent les patrons de la chapelle. Elle avait son cimetière et tous les mercredis ou disait une messe à dix heures « pour la commodité du public. » Cette chapelle a été détruite au commencement du XIX* siècle. 2^ La chapelle Saint-Tves avait trente livres de revenu. Le présentateur était le seigneur de Saint-Hilaire. Ce modeste édicuU, en a^sez bon état, existe encore au confluent de la Sélune et de TAiron. S*" La chapelle du Jardin, dans le manoir du même nom, au sud du bourg, appartenait, en 4752, à H. le Président de réleetion d'Avranches ; sou revenu était de cin* quante livres. Elle est en bonne conservation ainsi que le petit château entouré de douves profondes.
SaiifU-Martin-de-LaMtlk. 4"^ La chapelle de la Madeleine est très ancienne et doit remonter au xiii* siècle. Le Livre-Blanc Tindique : Capella Beatm Marim-Magdalenœ'^k'Biardis, bien qu'elle n*ait jamais été dans lesBiards, mais au pied et en face du château ou oasirum. Elle avait cent vingt livres de revend et on y disait deux messes par semaine. Le collateur était N. de Montaigu, seigneur d'I$igny. A cette chapelle se rattachent de très curieuses légendes. Nous l'avons vue debout en 4845; au* jourd'hui il ne reste plus que les fondations. 2^ La chapelle castrale de la Pommeraie appartenait à M. le marquis de Canisy, seigneur de Landelle, qui en porta le revenu à la chapelle de la Paluelle, à Saint-James. Cette chapelle du xvi* siècle était une des plus monumentales du diocèse; nous l'avons dessinée le 34 juillet i 850. Son portail avec ses contreforts fleuris, sa porte avec accolade doucinâe que termine une fleur épanouie, comme cell^ de la crypte du chœur dans la basilique du Hont-Saint- Hicbel, nous a rappelé la façade du prieuré de Saint-Nicola^f de-Pontorsoo. 3*" La chapelle Sainte-Anne-de-Roumilly appartenait h H. de Yauborel, de la paroisse de Bien. Elle était jadis célèbre par le grand concours des pèlerins qui venaient invoquer sa patjronne. (Reg. de4769.) k? La chapelle Saint-Symphorien, indi-! qiufepar Cassini,iufi sud deU Poffimeraie, est aujourd'hui détruite.
Firty. 1* La chapelle Sainte-Catberhie-de-Virey était très ancienne! Elte devait sans doute son origine à Radalpfae de Virey, le fondateur de l'abbaye ou prieuré du Plessis, en Virey. An xin* siècle ses seigneursy jouissaient d'une faveur exceptionnelle, témoin cet extrait du répertoire de Savigny, cité par Charles Guérin : « Carta Guillelmiepiseopi Abrincensis an. 4949. Comme le curé de Virey, du consentement de Savigny, accorda avec le chapelain de Sainte-Catherine-de-Virey, que le jour de Pasques le seigneur de Virey, femme et famille, soient acommiés en la chapelle, pourveu qu'ils soient ouys de confession par ledit curé ou autre de par lui, et la dame de Virey et non autre y sera purifiée. »
Le Livre-Blanc cite cette chapelle. Dans l'assiette de 4 522, elle est taxée; mais, dans l'impôt de 4644, on l'indique comme n'ayant plus de valeur.
2* La chapelle du logis de Virey, fondée, dit le registre de 4752, en l'honneur de saint Jean l'Evangéliste, avait un revenu de cinquante livres. Elle était en bonne réparation ; H. de Virey présentait le chapelain qui disait la messe le ditnanche et les jours de fête. Cassini la place dans le manoir de la Pichardière, au nord de l'église de Virey.
DOYENNÉ DU TEULEUL.
Barenton. 4« La chapelle de la Prise-Biset, « mlgo la Brisette, sub inoocatiùne sanctorum Barthohmei et Genovefm, » dit le registre de 1759, avait été fondée par le sieur Biset, en 4699, comme le dit l'inscription de la porte d'entrée : « M' René Beçbt: p**» MA FAIT BATIR LA. 4699. » Ccttc chapclle était dotée de quatre cents livres et son chapelain avait un beau presbytère avec jardin. Aussi, après le curé de Barenton, c'est « discrète personne M* Alin, chapelain de la Prise-Biset, > qui apparaît dans la liste des députés du clergé, en 4789. Le presbytère et la petite église sont encore en bonne conservation* Sur la poutre de la tribune^
au^essoiÊ du. clocbef / oq lit : « i hs 4757. » Au bas de la oef M remarque cette autre ioscriptioQ : € Portrait de M" René » Bizel p^ fondateur de eette chapelle, qui, kgé de soixante* » deuic ans, iQourut le 30 mai 1715 et fut inhumé proche la » croix du cioaetière de Mont-Ëglise, priez Dieu pour lui. Après » lui a esté chapelain M'' Roberf Bizet, p^ son frère aisné qui
» est mort le jouir de 17.. »Le portrait n'existe plus. 2^ La
chapelle de la Hutière, fondée et ndn desservie, n'est plus indiquée que par un if qui marque remplacement. 3^ La chapelle de Bousentier, près du logis du même nom, appartenait, en 1752, à M. deRoulous. Elle avait été fonclée par différents particuliers.- Un bel if appuie et ombrage le portail occidental qui menace de tomber. L'intérieur est rempli de paille. Ce petit monument délicieusement situé, et jadis très vénéré, demande une prompte restauration. 4^ La chapelle du château seigneurial de Passais est en meilleur état, mais elle n'était pas dotée. Sa forme originale^ sauf le clocher et les restes d'autel, la ferait plutôt prendre pour utie serre que pour un édicule sacré. 5^La chapelle de Notre- Dame- de^-la-Siou rie est le sanctuaire le plus monumental de la paroisse, et le seul bien convenablement tenu. C'était dans le passé, comme aujourd'hui encore, un pèlerinage fort fréquenté. 6^ La chapelle de Mont-Eglise fut fondée au commencement du xvn* siècle, comme annexe de l'église de Barenton, par Robert Combray, seigneur du Thon, Jacques Combray la Rivière, fils^ Robert, et Nicolas de Moultreulx, curé de Barenton, en 1604.^ En 1660, « Hessire Jacques Brazard, prêtre, natif du village du Honlin«-de-Ia-Lande, en la paroisse de Barenton, et habitué en l'église Saint^Eustache, à Paris, fonda une chapellenie dans cette église. Il donna, pour cet effet, une rente de quarante-cinq livres, au denier quatorze et offrit, en outre, deux pièces de terre, nommées les Aumônes. Cette donation fut approuvée par Claude de Gruel. chevalier, seigneur, patron et présentateur à la cure, et. par Mgr Froulay de Tessé, évoque d'Avranches. Ce bénéfice ou mieux cette chapelle était sous Tinvocation de saint Joseph : Sub invocatione sancii Joseph adaUare capellm vulgo Mont-Eglise, n^
Cette église forme une croix laline et im portail oooidenul est surmoDté d'une flèche en bois, On y ^oit un grand nombre de pierres tombales, et en particulier ceHe de Cornbray, de Postel et de Siméon^Jacques-Henri Bonnesœur-Bourgi* nière, avocat, dépoté en 1789 et ancien président du Tribunal de Mortain, décédé, à Fâge de quatre-vingt*dix ans, en 1844 ^*>.
T" La chapelle Saint-Louis du château de la Folielaie ; détruite depuis longtemps, on n'en montre plus qne la place.
Buais, 1^ La chapelle Sainte-Anne était bien entretenue, mais non fondée. On y allait en pèlerinage. Elle est remplacée par la nouTcUe et remarquable église de Huais. T Un petit oratoire, placé sur la route de Boais à Savigny, n'existe plis.
Hiustey. La chapelle du logis de Nantrey n'était pas fondée; on y disait la messe le dimanche et les jours de fête, pour la commodité de M. de Longuèves. Cette chapelle a été conservée^
Busson. 1^ La chapelle des Cours de Husson, était, en 1752, desservie par M. Gérard, prêtre du Touchet, et le propriétaire était M. d'Estanger; le doyen .du Teilleul, en 4758, la cite comme étant en mauvais état. 2^ La chapelle de la Gaudonnière était sans revenu et sans titulaire; elle n'était pas en meilleur état que la précédente, et cependant elle avait été nouvellement construite, en 1673. (Registre de 1673.)
Lapenty. 1^ La chapelle des Cours de Lapenty est ainsi rappelée dans le Livre- Blanc : « Capella Beatm Marim et Catharinm de Apentido ^, et dans le registre de 1 71 7 : « Capella S<mctm-Ca^ tkarinm in manerio dommiali de LapetUy. » Cette eocl&ioie qui avait cinq cents livres de revenu et pour patron et propriétaire M. le marquis de Géraldin, grand bailli d'épée de Horlatn, a été conservée.
â^ Un ancien ermitage situé au midi de Téglise a été détruit et il n'en reste plus aucunes traces. 3^ La chapelle delà Cocherie, citée dans Tétat de 1 77SI, avait des revenus qui furent confondus avec les fondations de Téglise.
(1) Registre de 1660, renfermant les trois actes de la fondation, en latin et en français.