‹ MémoiresChapitre 65 sur 80 · DIX-SEPTIÈME MESURE · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME MESURE

On enferma dans les hôpitaux beaucoup de malheureux qui erraient par la ville, après avoir échappé à la contagion , mais dont les cicatrices n'étaient cependant pas encore fermées. Pour réussir à les prendre, M. le chevalier de Soissons, l'un des plus courageux officiers de M. de Langeron , s'avisa de les envelopper, lorsqu'ils seraient réunis à la porte de leur bienfaisant prélat , M. de Belzunce , dont , chaque jour, ils allaient recevoir des subsistances (*). A. Toulon , où ces individus étaient aussi en grand

(*) La conduite du gouvernement, dans cette circonstance , fut celle d'un bon père qui voit ses enfans les plus chers en danger de mort. Non seulement il fit donnera 3Iarseille, d'abord 100,000 livres, à titre de secours; mais bientôt, à la demande de M. de Langeron, S. A. R. le duc d'Orléans, régent du royaume, envoya de plus 25,ooo piastres et 1,600 marcs d'argent, pour subvenir aux besoins les plus pressans de cette ville. D'un autre côté, le pape vint aussi à son secours, en faisant passer à la disposition de M. de Belzunce trois mille cinq cents charges de blé, que S. S. fit acheter

DU GÉNÉRAL HUGO. 28 l

nombre, ou fut obligé de menacer de la peine de mort quiconque courrait les rues dans cet état plus que douteux,

Page 1