‹ Mémoires-journaux, 1574-1611Chapitre 125 sur 142 · POISSON SINGULIER · texte numérisé non relu

POISSON SINGULIER

Gravure sur boia, en largeur. H. o'^iS-j, L. o"i5o. — Le hareng enflammé, portant Je chaque c6té sur le dos certains caractères inintelligibles qui semblaient ître de feu, est reprisent* en double figure, offrant l'un et l'autre cdtf du dos avec les signes qui y étaient tracés. Au-detsus, dans le ciel, un vol d'oiseaux de mer qui ont l'air de se combattre.

L'Estoile a écrit au-dessous cette légende :

( Ce harenc, de couleur rouge comme un brasier, jectaat comme des flammes de son corps, avec des caractères et certaines lettres marquées sur l'un et l'autre cosié du dos, fust pris à la pesclie du barenc, en mer, le 8 octobre de l'an 1587, et présenté au Roy de Danemark, ainsi que m'a escrit du pays Pierre Paisen, Danois, dont j'ai tes lettres datées du 1" febvrier 1 586. •

(£ £a £Uyare îie la 6(9lt trouo^c tn la terre î>f fres rrorrfnïi «Hgneur V2tcl)tots<\at dr QaUfborxT^, au pags br» ^lUmaigitcs, conlrcCaict après le oif, au Krai».

Gravure sur bois, coloriée, en tête d'un placard in-4°. Texte imprimé en caractères goiliiques, au-dessous de la ligure. H. de l'estampe o"i 10, L. 0™ii5. — Au-dessous se lit la légende qui suit :

En t'ait tt 9îi>|ttc €eisnciir mil cinq cent trente tt nng, au palfd bc Ircë recertnb Stigntui' atcl;ti'tâque be €afl}touTg, X c[tc Vviufe une tcrvi&te @c[le, te coiilleui grife, ai)jnt face Ë'un ^oDiine a longue barbe el qitatte !pi(H avec longues grifeâ. Si fui Tirinfe par US ucneurS bu beffu-Jtit Seigntiii et aic^ei'Cdque, ainfi comme ile cbaffcient npuS quelque benaifon pour leur beffujtit tScigncuT, en une fore^ eftaitt ))itS be une montaigne nontniet

4o8 - PIERRE DE L'ESTOILE 1569

$and))ers, laquelle Sefie fut pat le^bitd teneur^ menée a la coût be leuvtit ©eigneur arc^et>e^que. St quant cefte Sefte a \)tvi la face bed gend^ fefl f{ fort e9))out9antee, qu'elle ne c^ercl)oit ford a fe cadrer beffoubj Icd lict), banct), coincj, recoiuc)/ en Heu; fecretd, et ne fe tculloit ))oint uionftrer : car elle efiott fort bon* teufe b'efire beue bu ptixpU. St be)>uid fa px\\\\t tCa iamatd t^oulu manger ne boire, te quelque ttaube que Ton lut; alyt fceu bailler ne monfher. farquo); apxt9 aulcun ttmp^ elle mourut.

(Et fi labicte Sefie fe fuft feu nourrit et a)))>ri\)oifer, elle feuft allée beffud fed piebd be berriere comme ung If^omme, ainft qu'elle faifoit quant elle fut ))remierement teue et pxm\t be^ beffu^bi^ teneur^.

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