INTRODUCTION. XXXIII
issez légère introduction; parce qu'avec l'application et i lumière de leur esprit, ils s'étoient guidés de degré en egré, pour atteindre plus haut, et par de premières déjouvertes se frayer la route à de nouvelles, aies constater, les rectifier, et à parvenir ainsi au sommet de la science ar eux cultivée , après en avoir appris d'autrui les preîières règles et les premières notions. C'est que les arts t les sciences ont un enchaînement de règles , des probrtions, des gradations qui se suivent nécessairement, r, qui ne sont, par conséquent, pas impossibles à trouer successivement par un esprit lumineux, solide et ap- *qué, qui en a reçu d'autrui les premiers éléments et mme la clef, quoique ce soit une chose extrêmement re, et que pour presque la totalité il faille être conduit échelon en échelon par les diverses connoissances et les vers progrès de la main d'un habile maître, qui sait prortionner ses leçons à l'avancement qu'il remarque dans ux qu'il instruit.
iVlais l'histoire est d'un genre entièrement différent de iites les autres connoissances. Bien que tous les événents généraux et particuliers qui la composent soient ise l'un de l'autre, et que tout y soit lié ensemble par enchaînement si singulier que la rupture d'un chaînon oit manquer, ou pour le moins changer, l'événement le suit, il est pourtant vrai qu'à la différence des arts, tout des sciences, où un degré, une découverte, conduit n autre certain, à l'exclusion de tout autre, nul événent général ou particulier historique n'annonce nécesement ce qu'il causera, et fort souvent fera très-raisonblement présumer au contraire. Par conséquent point principes ni de clef, point d'éléments, de règles ni d'induction qui, une fois bien comprises par un esprit, pour lineux, solide et appliqué qu'il soit, puisse le conduire soi-même aux événements divers de l'histoire; d'où lite la nécessité d'un maître continuellement à son côté, conduise de fait en fait par i:n récit lié dont là lecture Saint-Simon i. c