AFFAIRES DE POLOGNE
toit chargé de rien, fit tout ce qu'il put pour tourner en combat, où il n'avoit rien à perdre et pouvoit gagner de Thonneur, parce que rien ne rouloit. sur lui, et il fut enragé d'en être empêché par laBretesche, qui étoitde jour, et par Bartillac, lieutenant général de l'aile, qui avoient les plus expresses défenses du maréchal de laisser rien engager. L'armée campa sous Strasbourg, sans entrer dans la ville, puis traversa l'Alsace par lignes et par brigades, le plus légèrement qu'il se put, et s'alla remettre en front de bandière à Musbach, qui étoit le camp du prince Louis de Baden l'année précédente, lorsque notre armée étoit dans le Spirebach. Je l'y laisserai reposer, pour parler de l'affaire de Pologne et de M. le prince de Conti, dont nous apprîmes l'élection à Niederbùhl. Gomme nous y étions tout proche des ennemis, le maréchal de Choiseul eut la politesse d'envoyer un trompette au prince Louis de Baden, pour l'en avertir, et qu'il ne fût pas surpris de la réjouissance que l'armée en devoit faire le soir.