‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 119 sur 334 · Dans le manuscrit, dotacje, et quil, pour qxiils · texte numérisé non relu

Dans le manuscrit, dotacje, et quil, pour qxiils

3. Cette phrase veut-elle dire qu'on avait fait tout ce qui était possible pour savoir au juste le nombre des ennemis? On l'évaluait de vingt à trente mille hommes. Voyez la Gazette d'Amsterdam, p. 315,321, 324, et Extraordinaires lxxvii à lxxx.

battu un gros parti des ennemis, où' Girardin"^ avoit été légèrement blessé au ventre. G'étoit un très-bon officier, brigadier de cavalerie et fils de Vaillac^ chevalier de l'Ordre en 1661, qui étoit à Monsieur, et gens de fort bonne maison. Il avoit servi de lieutenant général en Irlande et y avoit commandé l'armée après la mort de Saint-lîhue^, qui y fut tué ; mais il avoit déplu à

•1. C'est-à-dire action, affaire où, dans laquelle.

2. Claude-François Girardin de Vauvré, dit le comte ou le marquis de Léry-Girardin, après avoir débuté dans les dragons, avait eu un régiment de cavalerie en 1675, était brigadier et inspecteur général de cavalerie depuis 1688, et devint maréchal de camp en 1696. 11 mourut dans les premiers jours de décembre 1699, âgé de cinquante-cinq ans, ayant la réputation du plus fameux buveur qui fût alors, « et bon officier avec cela. » (Journal de Dancjeau, tome YII, p. 207.) On trouve dans le volume 1266 du Dépôt de la guerre, pièce 116 his, une lettre par laquelle il rend compte de l'expédition du 18 septembre : sa cavalerie avait fait, dit-il, vingt-cinq lieues en vingt-quatre heures, sans autre subsistance que de l'avoine. Le récit que la Gazette (p. 463-466, 474- 476) fait de ces événements, et où Girardin est nommé Léry-Girardin, présente avec celui de Saint-Simon une analogie qu'il est bon de signaler.

3. On ne sait par suite de quelle erreur Saint-Simon, dans cette tin de phrase seulement, et non dans la phrase qui suivra, confond le brigadier Girardin avec un autre officier de cavalerie, le comte de Vaillac, dont il parlera assez longuement en 1707 (tome V, p. 293), ainsi que de son père, grand ami du duc Claude et de la duchesse de Saint- Simon. Le père, dont il écrit ici le nom, et qui s'appelait Jean-Paul Ricard de Gourdon-Genouillac , comte de Vaillac , lieutenant général en 16S5, chevalier des ordres en 1661, premier écuver et capitaine des gardes françaises du duc d'Orléans, puis chevalier d'honneur de la duchesse, était mort le 18 janvier 1681, à soixante ans. Son fils avait la même réputation d'ivrognerie que Girardin ; est-ce là ce qui a produit une confusion dans l'esprit de notre auteur? ou bien estelle due à la ressemblance qu'offi-ent à l'œil, rapidement écrits, les deux noms Gourdon et Girardin ?

4. Charles Chalmot de Saint-Rhue (on écrit à tort : Saint-Ruth), dont Saint-Simon parlera plus longuement ailleurs, avait été d'abord page du maréchal de la Meilleraye, puis capitaine de cavalerie (1670), raestre de camp (1672), brigadier (1677), lieutenant des gardes du corps (1677), maréchal de camp (1683), gouverneur de Soramières (1684), commandant en Dauphiné (1685) et en Guyenne (1686), lieutenant gé-

M. de Louvois, qui l'avoit donné au Roi pour un ivrogne (il en étoit bien quelque chose), et il en étoit demeuré là. Le lendemain , après une longue marche , on prit un camp fort étendu', d'oi^i le marquis d'Alègre ^, maréchal de camp de jour, prit en arrivant les gardes et les dragons de Bretoncelles^, pour aller voir ce qui étoit dans la plaine au delà. 11 poussa jusqu'au bois, où il força un grand retranchement, d'où il chassa le général Soyer^ On se reposa le lendemain. Le jour suivant, les deux maréchaux se mirent en campagne : M. de Lorge, pour aller chasser Les ennemis les ennemis de Wissembourg", qu'il en trouva délogés; ''^'^ j^^^" ^^^^ M. de Joyeuse, pour aller dans les bois, où" il trouva un grand retranchement, qu'il n'avoit pas assez de troupes

néral (1688), et avait été tué à la bataille d'Aghrim, le 22 juillet 1691, commandant l'armée franco-irlandaise. M, de Girardin y avait alors le grade de maréchal de camp.

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