‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 143 sur 334 · Voyez ci-dessus, p. 17o, la fin de la campagne de · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 17o, la fin de la campagne de

o. Voyez V Histoire de Louvois, par M. Camille Roussel, tome I, p. 206 et suivantes, et la suite des Mémoires, tome XII, p. 62-65. 6. Voyez tome I, p. 131, note o.

(ioj)artement de directeur séparé en deux, pour les deux inspecteurs : desquels tous, la moitié étoit fixée à linfanfcerie, et l'autre moitié à la cavalerie. Outre un pouvoir étendu en' toute espèce de détail de troupes, les directeurs les pouvoient voir en campagne, mettre aux arrêts, interdire même les brigadiers de cavalerie ou d'infanterie; et les inspecteurs, qui furent tous pris d'entre les brigadiers, eurent un logement au quartier général, et dispense de leur service de brigadier pendant la campagne'. Telle fut la fondation de ces emplois, qui blessa extrêlueraent les officiers généraux de la cavalerie et des dragons. Le comte d'Auvergne, nourri de couleuvres sur sa cliarge depuis longtemps, avala encore celle-ci en silence*. Rosen*, étranger et soldat de fortune jusqu'à avoir tiré au billet pour maraude^, quoique de bonne noblesse de Poméranie*', devenu lieutenant général et mestre de camp général de la cavalerie, étoit un matois rusé, qui n'avoit garde de se blesser, et qui loua au contraire cet établissement. Villars, lieutenant général et commissaire général de la cavalerie, ébloui de sa fortune et de celle de son père% se fît moquer des deux autres, à qui il proposa de s'opposer à une nouveauté si préjudiciable à leurs charges, et encore plus du Roi, à qui il osa en parler.

i. £« remplace, par surcharge, à,

2. Journal de Damjeau, tome V, p. 113, 29 et 30 novembre-i694.

3. « On dit proverbialement et figurément d'un homme qui a eu beaucoup de déplaisirs, de chagrins, sans oser s'en plaindre, qu'tV a bien avalé, qu'on lui a bien fait avaler des couleuvres. » (Dictionnaire de- l'Académie, 1694.)

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