‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 146 sur 334 · Est a été écrit en interligne · texte numérisé non relu

Est a été écrit en interligne

3. Geneviève-Scholastique d'Anglure de Rourlémont, mariée eu 1681, morte le 13 mai 1717.

4. Nicolas d'Anglure, comte de Bourlémont, marquis de Busancy, etc., né le 5 février 1620, et entré au service dès 1636, était lieutenant général depuis 1635 et avait eu le gouvernement de Stenay en 1637. Il ne mourut que le 24 mai 1706. Sur lui, sa fille et leur origine, voyez la suite des Mémoires, tome IV, p. 443, et tome XIII, p. 368-370.

5. Voyez le Journal de Dangeau, tome II, p. 308, et tome VII, p. 359. Chamarande était le seul homme qui, en dehors des valets intérieurs et des courtisans admis à entrer dans la chambre du Roi « par les derrières, » assistât à la conversation que le Roi tenait tous les soirs avec la famille royale, avant le coucher. Voyez tome XII, p. 182.

6. Jean, comte de Montgommery (il signait : Mongommerij), capitaine de chevau-légers en 1667, mestre de camp en 167o, brigadier en 1690, visiteur de la cavalerie en 1693, maréchal de camp en 1696. Il mourut le 11 mars 1731, âgé de quatre-vingt-cinq ans.

7. Saint-Simon avait voulu d'abord écrire directeurs; in surcharge dir. S. Ci-dessus, p. 131, note 1.

naissance'; mais sa pauvreté profonde l'avoit réduit aux plus étranges extrémités en ses premières années, d'autant plus cruelles à supporter qu'il sentoit le poids de son nom et étoit pétri d'honneur et de vertu. Parvenu à grand'peine à une compagnie de cavalerie, il se distingua tellement en un petit combat contre le général Massiette^, qui étoit dehors avec un fort gros parti, que Massiette, qui l'avoit pris, le renvoya sur sa parole, comblé d'éloge. Le Roi, qui commandoit son armée, le loua extrêmement, lui donna une épée et un des plus beaux chevaux de ceux qu'il montoit, et lui fit l'honneur de le faire manger avec lui, qu'aucun capitaine de cavalerie n'avoit eu avant lui^. Un mois après, il vaqua un régiment de cavalerie, qu'il eut avec grande distinction, et servit depuis avec application, et soutint la réputation qu'il avoit acquise. Il auroit été plus aimé, si la capacité lui avoit permis d'être moins inquiet, et si l'humeur n'avoit pas été un nuage qu'on ne se soucie pas toujours de percer pour trouver la vertu qu'il cache. Les maréchaux de Duras et de Lorge, ses parents*, le protégeoient fort, et encore plus M. de la Feuillade, tant qu'il vécut, attaché au char de Mme de Quintin ^, chez qui Montgommery lo-

1. Les Montgommery de Lorge, venus d'Angleterre en France, sous François !<=••, se rattachaient à une très-ancienne souche normande, et leur nom était bien connu depuis Gabriel de Montgommery, qui eut le malheur de tuer Henri II, et qui joua ensuite un rôle considérable dans les guerres de religion, parmi les chefs du parti protestant.

2. Ce général est appelé le colonel Masiette dans la relation de la Gazette (167o, p. S^l-o'ii); il commandait la place de Lewe, en Flandre, et obtint, peu après le fait d'armes dont il est question, un passeport français pour aller se faire traiter à Bruxelles.

3. Comparez la relation de cette affaire (I" juillet 167o) dans la Gazette, p. S-21-S2'2. Comme le Roi l'avait promis, le comte de Montgommery eut un régiment tout aussitôt, le 29 juillet.

4. La petite-tîlle de Gabriel de Montgommery avait épousé, en IGO'i, le marquis de Duras, grand-père des deux maréchaux, qui était protestant comme elle.

o. Suzanne de Montgommery, femme d'Henri Goyon de la Moussaye.

geoit à Paris, tous deux enfants des deux frères. !1 s'étoit de nouveau signalé à la bataille de Staffarde% où d eut une main estropiée. îl ne laissa pas d'avoir la double douleur de voir du Bourg, son cadet, maréchal de camp et directeur, et lui, d'être brigadier et inspecteur sous lui. On cria fort et de la préférence et de cette espèce d'affectation, et Montgommery, bien qu'outré, n'ona refuser, et se conduisit avec beaucoup de sagesse.

Bezons*, qui n'étoit que brigadier de cavalerie, et Artagnan^, major du régiment des gardes françoises, europi les deux directions de Flandres (je parlerai d'eux ailleurs*); Coigny^, beau-frère de MM. de Matignon'*, et io

comte de Quintin, mort sans enfants, en août 1084. Saint-Simon p.irlera longuement d'elle à l'occasion de son second mariage, avec M. de Mortaigne, en 1698, et de sa mort, 18 janvier 1712. Elle avait à cette dernière époque soixante-quatre ans.

1. Victoire remportée par Gatinat, sur le duc de Savoie et le prince Eugène, le 18 août 1690, près de l'abbaye de Staflfarde, située sur te Pô, à six kilomètres N. de Saluées, La Gazette parle de la blessure de M. de Montgommery, dans son Extraordinaire du 3 septembre, p. 464.

2. .Jacques Bazin, chevalier, puis comte de Bezons, capitaine de cavalerie en 1671, colonel en 1675, brigadier en 1688, était maréchal de camp en 1693, quoique Saint-Simon le dise seulement brigadier en 1694. 11 eut le gouvernement de Gra vélines en 1700, devint lieutenant général en 1702, grand-croix de l'ordre de Saint-Louis en 1704, gouverneur de Cambray en 1708, chevalier de la Toison d'or et maréchal de France en 1709. A la mort de Louis XIV, il fut membre du conseil de régence, reçut l'Ordre en 1724, et mourut le 22 mai 1733, à quatre-vingt-huit .ins.

3. Celui qui devint maréchal de France en 1709. Voyez tome 1, p. 237, note 6.

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