‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 147 sur 334 · Principalement aux tomes VU, p. 110, et XII, p · texte numérisé non relu

Principalement aux tomes VU, p. 110, et XII, p

o. Robort-Jean-Antoine de Franquetot, comte de Coigny, mestrc de camp du régiment Royal-Étranger en 1673, gouverneur et grand bailli de Caen en 1680, inspecteur de cavalerie en janvier 1686, brigadier au mois d'avril de la même année, maréchal de camp et aide de camp de Monseigneur en 1690, lieutenant général en 1693, fut nommé directeur général de la cavalerie et des dragons le 21 décembre 1694. Il mourut commandant on chef de l'armcc de la Moselle, le 10 octobre 1704.

6. Le comte de Coigny avait épousé, en 1688, Marie-Françoise di- Matignon, fille de François de Matignon, qui était mort en 1673, et sœur

vieux Genlis', directeurs en Catalogne*, avec Nanclas' et le marquis du Cambout ' sous eux; et en Italie, Larrey' et Saint-Silvestre ", et Villepion^ Chartoigne^ et le comte de Ghamilly'' sous eux.

des trois comtes de Matignon, de Torigny et de Gacé. Elle mourut le 11 octobre 1719, à l'âge de soixante et onze ans.

1. René Brûlart, marquis de Genlis, fils et petit-fils de secrétaires d'État, avait été successivement cadet aux gardes, mousquetaire, capitaine aux gardes, colonel et brigadier de cavalerie, maréchal de camp en 1670, et enfin lieutenant général en 1677. Il possédait depuis 1669

a charge de capitaine-lieutenant des gendarmes d'Anjou, et, depuis le mois de mai 1681, le gouvernement du fort Barraux et le commandement des frontières de Dauphiné. Il mourut le 19 décembre 1696, âgé d'environ quatre-vingts ans. Ce Genlis ne servait pas en Espagne, et c est son neveu, avec lequel précisément notre auteur recommandera plus loin (p. 219-220) de ne pas le confondre, qui fut nommé directeur d'infanterie en Catalogne. Voyez Dangeau, tome V, p. 113.

2. Il y a deux fois Catalogne; le premier, changé, par surcharge, en Italie, a été biffé.

3. Isaac Laînc de Nanclas, brigadier en 1690, gouverneur de Palamos en 1694, maréchal de camp en 1696, gouverneur de Mont-Louis en 1701, lieutenant général en octobre 1704, mort le mois suivant.

4. Jacques, marquis du Cambout et comte de Careil, gouverneur de Rhuis et Succinio, colonel des dragons de Bretagne depuis 1688, brigadier depuis 1693. Il fut tué au combat de Carpi, le 9 juillet 1701.

5. Louis Lenet, marquis de Larrey, brigadier en 1684, maréchal de camp en 1688, lieutenant général en 1693, mort le 9 mars 1698, à cinquante-cinq ans. Il était fils de Pierre Lenet, qui a laissé de curieux mémoires sur la Fronde.

6. Louis du Faur de Satillieu, marquis de Saint-Silvestre, pourvu d'une compagnie de cavalerie en 1667, avait fait les fonctions d'inspecteur général de la cavalerie et des dragons en 1679, était devenu brigadier en 1681, maréchal de camp en 1690, gouverneur de Briançon et lieutenant général en 1693. Il mourut en janvier 1716, âgé de quatre-vingt-six ans.

7. Claude-Léon Cornuel de Villcpion, mestre de camp en 1678, brigadier en 1690, maréchal de camp en 1696; mort en 1728, à quatrevingt-dix ans. Il était fils de Mme Cornuel, dont il a été parlé page 129.

8. Philippe-François de Chartoigne, entré au service en 1663, capitaine de grenadiers en 167.^), lieutenant-colonel en 1690, brigadier en 1693, maréchal de camp en 1702, lieutenant général en octobre 1704; tué au siège de Verrue, le 26 décembre suivant.

9. François Bouton, comte de Chamilly, neveu de celui qui devint

Avant de quitter la guerre de cette année, il la faut finir par un étrange incident. M. de Noailles et M. de Barbezieux étoient fort mal ensemble : tous deux bien avec le Roi, tous deux hauts, tous deux gâtés. M. de Noailles avoit soutenu et obtenu quantité de choses dans son gouvernement de Roussillon, qui l'y' rendoient fort maître et fort indépendant du secrétaire d'État de la guerre. Mme de Maintenon, ennemie de M. de Louvois, l'y avoit aidé, et le fils, encore moins autorisé que le père, n'avoit pu y rien changer; il n'aimoit point M, de Luxembourg, très-lié à M. de Noailles; et de tout cela naissoit un groupe^ de chaque côté, qui se regardoit fort de travers. Les succès de M. de Noailles, cette année, en Catalogne, avoient outré Barbezieux. Il en craignoit de nouveaux, comme des avant-coureurs de sa perte, par le crédit augmenté de ses ennemis. Tout ce qui avoit été exécuté en Catalogne aplanissoit les voies du siège de Barcelone, et cette conquête mettoit le sceau à celle de toute cette principauté, et mettoit le Roi en état d'attaquer avec succès, à la fin de l'hiver, le cœur de l'Espagne. Il avoit toujours eu ce but, et M. de Noailles, qui savoit par le Roi même l'affection qu'il avoit à ce projet, et qui en vit enfin les moyens si avancés, n'en souhaitoit pas moins l'exécution, et avec d'autant plus d'ardeur qu'elle assuroit solidement la vice-royauté qu'il avoit obtenue, augmenteroit son éclat et sa faveur, et le rendoit nécessairement le général de l'armée qui attaqueroit l'année suivante l'Espagne par les endroits les plus sensibles et les plus aisés à pénétrer et à la forcer à demander la paix, dont il auroit toute la gloire. 11 pressa donc le Roi de donner ses ordres à temps

noiTii)le trahison qui

conserve

Barcelone à

l'Espagne pour

perdre

M. (le Nouilles

maréchal de France en 1703, était né en 1663; il commandait le régiment de Bourgogne et avait été fait brigadier en 1693. II devint maréchal de camp en 1697, remplit les fonctions d'ambassadeur extraordinaire en Danemark de 1698 à 170:2, fut fait lieutenant général en 1704, et mourut le 23 janvier 1722.

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