Devant René Potier, ont été biffés les mots : Son père
5. Louis Potier de Gesvres, secrétaire d'État, très-fidèle serviteur de Charles IX et d'Henri III, ménagea la réconciliation de ce dernier avec Henri de Navarre, ne se rendit pas moins utile sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII, et mourut le 25 mars 1630. En 1606, il avait fait passer la survivance de sa charge à son troisième fils, Antoine Potier, seigneur de Sceaux, qui, l'ayant exercée à partir de 1614, se distingua soit dans ses fonctions de secrétaire d'État, soit dans des missions diplomatiques, et mourut au siège de Montauban, le 13 septembre 1621. Le père reprit alors la charge, mais s'en démit au bout d'une année, au profit de son neveu Nicolas Potier d'Ocquerre. Voyez les lettres de Louis XIII à M. de Gesvres, publiées par M. de Boislisle, dans V Annuaire-Bulletin de la Société de l'Histoire de France, année 1873,
énormément riche : il avoit été secrétaire du Roi, puis secrétaire du Conseil, et avoit travaillé dans les bureaux du secrétaire d'État Yilleroy^ Il ne fut secrétaire d'État qu'en février lo89. Son père^ étoit conseiller au Parlement, et son grand-père^ prévôt des marchands*, dont le père^ étoit général des monnoies, au delà duquel on ne voit rien*'. Il ne faut donc pas croire que les mésalliances soient si nouvelles en France; mais, à la vérité, elles n'étoient pas communes alors.
Le second duc de Piney' mourut si jeune qu'on ne sait
p. 216 et 232. Ce fut en faveur du père que la terre de Tresraes fut érigée en comté par Henri IV (1608).
4. Nicolas de Neuf\-ille, seigneur de Villeroy, secrétaire d'État sous Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII, mort le 12 novembre 1617, à l'âge de soixante-quatorze ans. On a de lui des Mémoires d'État qui vont de 1367 à 1604.
2. Jacques Potier, seigneur de Blancmesni! , reçu conseiller en lo24, et mort en 133o. Jean Bodin et le chancelier de l'Hospital parlent de lui avec éloge.
3. Nicolas Potier, deuxième du nom, seigneur de Groslayet de Blancmesnil, fut, de 1499 à loOl, prévôt des marchands de Paris, et eut, comme son père, une charge de général des monnaies.
4. Le prévôt des marchands, premier magistrat municipal de la capitale, était élu au scrutin par le conseil de ville et nommé par le Roi, pour deux ans ; généralement on renouvelait son mandat une ou deux fois de suite. C'était presque toujours un conseiller d'État ou un magistrat. Nicolas Potier fut contraint, par arrêt du Parlement, d'accepter la prévôté, comme en étant plus digne qu'aucun autre candidat.
5. Nicolas Potier, premier du nom, l'un des quatre notables nommés généraux des monnaies en 1473. Ces généraux, au nombre de six ou huit, avaient la juridiction en matière monétaire sur toute la France ; ils formèrent plus tard la cour des Monnaies. Avant Nicolas, les Potier n'étaient que des bourgeois de Paris, faisant le commerce de pelleterie. Voyez le « trait cruel » du duc de Gesvres raconté dans le tome II, p. 273-273.
6. Cet article des Potier est fait d'après les mêmes recueils généalogiques que celui de la maison de Luxembourg.
7. Henri de Luxembourg, duc de Piney, né le 41 octobre 1393, mort le 23 mai 1616. En juin 1397, n'ayant pas par conséquent quatre ans, il fut marié à Madeleine de Montmorency, dame de Thoré.
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quel il eût été. Le mariage de sa fille* et presque^ unique héritière fut l'effet et l'effort de la faveur alors toute-puissante du connétable de Luy nés. Le pèreétoitmorten 1616, et la mère en 1615 ; l'autre fille n'a point eu de postérité, et la singularité de l'issue de son mariage avec le due de Ventadour les a suffisamment fait connoître l'un et l'autre^. Venons présentement à notre duchesse héritière de Piney. Elle perdit son mari au bout de dix ans de mariage : elle avoit été mariée à douze ans, et n'en avoit que vingt-deux lorsqu'elle devint veuve, puisqu'elle en avoit soixante-douze lorsqu'elle mourut, en 1680. Il paroît qu'elle ne fit pas grand cas de son premier mari ni des deux enfants* qu'elle en eut. Toute la faveur avoit disparu avec le connétable de Luynes. Louis XIII, né à Fontainebleau, 27 septembre 1601, tenu en esclavage par la Reine sa mère et ses favoris, jusqu'à savoir à peine lire et écrire"',
1. Marguerite-Charlotte de Luxembourg, duchesse de Piney, épousa, en juillet 1620, Marie-Léon d'Albert, seigneur de Brantes, frère du connétable de Luynes, qui fit relever en sa faveur le titre de duc de Luxembourg. Il mourut le 23 octobre 1630, et le père de notre auteur lui succéda dans le gouvernement de Blaye (tome I, p. 148-149),